jeudi 18 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1807244 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GABARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire, enregistrés les 15 novembre 2018, 15 novembre 2020, 30 avril 2021, et 14 septembre 2021, M. A et autres, représentés par Me Gabard, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de permis de construire n° PC/074.173.13.000.03 M06 du 15 mai 2018, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux dirigé contre ledit permis ;
2°) de condamner la commune de Megève et la SCCV Megève Eight, solidairement, à verser aux requérants la somme de 6.000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. A et autres soutiennent que :
- La décision rejetant leur recours gracieux n'est pas motivée ;
- Le dossier de demande de permis de construire est insuffisant et incomplet ;
- La présentation du permis est erronée et mensongère ;
- Le permis modificatif révèle les insuffisances flagrantes des permis antérieurs et ne les régularise pas ;
- Le permis dans tous ses éléments est entaché de fraude.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 août 2019 et le 26 juillet 2021, la commune de Megève, représentée par Me Antoine conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A et autres une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Megève fait valoir que :
- la requête est irrecevable à défaut d'intérêt à agir démontré ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er avril 2019, 28 décembre 2020 et 30 août 2021, la SCCV Megève Eight, représentée par Me Lacroix conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A et autres une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SCCV Megève Eight fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute d'intérêt à agir ;
- l'ensemble des moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lamorlette, représentant M. A et autres, de Me Chaussat, représentant la commune de Megève et de Me Ollier, représentant la SCCV Megève Eight.
Une note en délibéré, présentée par la SCCV Megève Eight a été enregistrée le 28 juillet 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 11 avril 2013, le maire de la commune de Megève, a accordé à M. C un permis de construire un chalet d'une surface de 137,89 m² sur la parcelle AS 97 d'une superficie de 920 m² lieu-dit " Glaise Ouest " classée en zone UC du plan d'occupation des sols de la commune. Ce permis a été transféré à la SCCV Megève Eight par arrêté du 27 juin 2013. Les requérants qui avaient introduit un recours contre cet arrêté se sont ensuite désistés de leur action. Par la présente requête, ils demandent l'annulation du permis de construire modificatif n°6 en date du 15 mai 2018.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. M. A et autres sont propriétaires d'une maison d'habitation sur des parcelles proches du projet en litige. Le permis de construire n°6 en litige a pour objet l'agrandissement du sous-sol et l'augmentation de la surface de plancher par la création d'une mezzanine et changement des destinations des locaux au sous-sol, le changement de quelques ouvertures en façade, la création d'un balcon et la modification des remblais
3. Toutefois, les modifications ainsi prévues par le permis de construire modificatif en litige, compte tenu de leur nature, de la configuration des lieux et du permis de construire et des précédents permis de construire modificatifs autorisés, n'auront qu'un impact visuel très limité depuis la propriété des requérants. Si ces derniers soutiennent que l'augmentation de la surface de plancher initiale résultant du permis de construire contesté augmentera la fréquentation de l'impasse de la Combe ainsi que le passage de véhicules, ce fait n'est pas établi, alors que les modifications apportées au projet si elles comportent l'augmentation de la surface initiale de plancher, sont limitées à la création d'un logement et ne peuvent avoir un quelconque effet significatif sur la circulation dans la voie d'accès ni sur les modalités de la desserte de la propriété des requérants. La modification des façades et des balcons, outre son caractère mineur, n'affecte pas la façade visible par les requérants. Enfin, la modification des remblais, n'emporte aucune aggravation par rapport au permis initial, devenu définitif. Par suite, M. A et autres ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir contre le permis de construire en litige. La fin de non-recevoir soulevée en défense doit, dès lors, être accueillie et la requête de M. A et autres rejetée.
En ce qui concerne les frais irrépétibles :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Megève et de la SCCV Megève Eight, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A et autres, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A et autres les sommes demandées par la commune de Megève et la SCCV Megève Eight, au même titre.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Megève et de la SCCV Megève Eight tendant au versement d'une somme au titre de l'art L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Megève et à la SCCV Megève Eight.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Triolet, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 août 2022.
La présidente-rapporteure,
D. B
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
A. Triolet
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026