LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-1903027

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-1903027

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-1903027
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJuge unique 4
Avocat requérantLOIRÉ - HENOCHSBERG

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des mémoires enregistrés le 6 mai 2019, le 27 mars 2020, le 8 janvier 2021 et le 11 mars 2021 sous le n° 1903027, la société OPCI French Wholesale Properties, représentée par Me Henochsberg, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères mise à sa charge au titre de l'année 2017 à raison d'un immeuble situé à Sassenage, ainsi que des frais de gestion correspondants et la restitution des sommes en cause ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L 761 1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la délibération ayant fixé pour 2017 le taux de la taxe méconnaît les dispositions de l'article 1520 du code général des impôts dès lors que le taux fixé est manifestement disproportionné ;

- la subvention du budget général versée au budget annexe déchet ne doit pas être exclue du montant des recettes réelles de fonctionnement dès lors qu'elle n'est pas une recette exceptionnelle ;

- le taux retenu pour 2016 ne peut être substitué à celui prévu pour 2017, dès lors que l'administration ne démontre pas que le taux de 2016 n'est pas lui-même illégal.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 juin 2019, le 28 avril 2020, le 22 janvier 2021 et le 9 avril 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'exception d'illégalité invoquée n'est pas fondée ;

- à titre subsidiaire, il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2016 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts.

Par un mémoire enregistré le 23 décembre 2020, la métropole Grenoble Alpes Métropole, représenté par Me Supplisson, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le moyen invoqué n'est pas fondé et demande subsidiairement la substitution du taux fixé au titre de l'année précédente.

II. Par une requête et des mémoires enregistrés le 6 mai 2019, le 27 mars 2020, le 8 janvier 2021 et le 11 mars 2021 sous le n° 1903028, la société OPCI French Wholesale Properties, représentée par Me Henochsberg, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères mise à sa charge au titre de l'année 2018 à raison d'un immeuble situé à Sassenage, ainsi que des frais de gestion correspondants et la restitution des sommes en cause ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la délibération ayant fixé pour 2018 le taux de la taxe méconnaît les dispositions de l'article 1520 du code général des impôts dès lors que le taux fixé est manifestement disproportionné ;

- la subvention du budget général versée au budget annexe déchet ne doit pas être exclue du montant des recettes réelles de fonctionnement dès lors qu'elle n'est pas une recette exceptionnelle ;

- le taux retenu pour 2017 ne peut être substitué à celui prévu pour 2018, dès lors que l'administration ne démontre pas que le taux de 2017 n'est pas lui-même illégal.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 juin 2019, le 28 avril 2020, le 22 janvier 2021 et le 9 avril 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'exception d'illégalité invoquée n'est pas fondée ;

- à titre subsidiaire, il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2017 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts.

Par un mémoire enregistré le 23 décembre 2020, la métropole Grenoble Alpes Métropole, représenté par Me Supplisson, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le moyen invoqué n'est pas fondé et demande subsidiairement la substitution du taux fixé au titre de l'année précédente.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 29 juin 2022 :

- le rapport de M. Pfauwadel, vice-président,

- les conclusions de M. Journé, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes numéros 1903027 et 1903028 présentées par la société OPCI French Wholesale Properties tendent à obtenir la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie pour le même établissement situé à Sassenage (Isère) au titre des années 2017 et 2018. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

2. La société OPCI French Wholesale Properties invoque, par la voie de l'exception, l'illégalité des délibérations du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole des 17 mars 2017 et 2 février 2018 qui ont fixé le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour chacune de ces années.

3. Aux termes du I de l'article 1520 du code général des impôts dans sa rédaction issue du V de l'article 57 de la loi du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015, applicable à compter du 1er janvier 2016 : " Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal () ". Les déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales s'entendent des déchets non ménagers que ces collectivités peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières. Aux termes de l'article L. 2333-78 du même code, dans sa rédaction issue de la loi du 19 décembre 2015 précitée : " Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes peuvent instituer une redevance spéciale afin de financer la collecte et le traitement des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14. / Ils sont tenus de l'instituer lorsqu'ils n'ont institué ni la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du présent code ni la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1520 du code général des impôts. / Ils ne peuvent l'instituer s'ils ont institué la redevance prévue à l'article L. 2333-76 () / Elle est calculée en fonction de l'importance du service rendu, notamment de la quantité des déchets gérés. Elle peut toutefois être fixée de manière forfaitaire pour la gestion de petites quantités de déchets ". Aux termes du 2 bis du III de l'article 1521 du code général des impôts, issu de la loi du 29 décembre 2015 : " Les conseils municipaux peuvent exonérer de la taxe les locaux dont disposent les personnes assujetties à la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales () ". Aux termes de l'article L. 2331-2 du code général des collectivités territoriales applicable aux métropoles en vertu de l'article L. 5217-10 de ce code : " Les recettes non fiscales de la section de fonctionnement comprennent : / () 12° Toutes les autres recettes annuelles et permanentes ".

4. D'une part, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas le caractère d'un prélèvement opéré sur les contribuables en vue de pourvoir à l'ensemble des dépenses budgétaires, mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses exposées par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales cité au point 3 et non couvertes par des recettes non fiscales affectées à ces opérations. Il s'ensuit que le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers, déduction faite, le cas échéant, du montant des recettes non fiscales de la section de fonctionnement, telles qu'elles sont définies par les articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du même code, relatives à ces opérations. Les subventions d'équilibres versées depuis le budget général de la collectivité compétente vers le budget annexe retraçant les dépenses et recettes du service de traitement des déchets pour éviter que la section de fonctionnement de ce budget annexe ne soit en déficit ne sont pas au nombre, eu égard à leur nature et alors même qu'elles seraient versées au cours de plusieurs années consécutives, de ces recettes non fiscales.

5. D'autre part, il résulte, des dispositions rappelées au point 3 que le législateur a entendu permettre aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale compétents, à compter du 1er janvier 2016, de couvrir les dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets non ménagers mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales au moyen, concurremment, du produit de la redevance spéciale de l'article L. 2333-78 du même code et, en tant que de besoin, du produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Dans ces conditions, l'institution de la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales n'implique pas nécessairement que son produit finance la totalité des dépenses de collecte et de traitement des déchets non ménagers, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pouvant également pourvoir au financement de ces dépenses pour leur part non couverte par cette redevance ou d'autres recettes non fiscales. Par suite, il y a lieu d'inclure le produit attendu de la redevance spéciale dans les recettes non fiscales devant être déduites du montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers pour apprécier le caractère non manifestement disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères fixé pour les années en litige.

6. Enfin, les dépenses susceptibles d'être prises en compte sont constituées de la somme de toutes les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales et des dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées, telle qu'elle peut être estimée à la date du vote de la délibération fixant le taux de la taxe.

Sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères 2017 :

7. Il résulte du budget annexe primitif de gestion des déchets de l'année 2017 que le montant total des dépenses réelles de fonctionnement du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et non ménagers a été évalué à 55 426 672 euros et le montant des dotations aux amortissements des immobilisations à 3 000 000 euros, soit un total de 58 426 672 euros. Il résulte également de ce budget annexe primitif que les recettes non fiscales s'élèvent à un total de 13 826 872 euros comprenant 4 212 825 euros de produits de services, domaine et ventes diverses, dont 1 700 000 euros de produit de la redevance spéciale, 3 402 047 euros de dotations et participations à l'exclusion de la subvention du budget général, 6 150 000 euros d'autres produits de gestion courante. La reprise sur amortissement des immobilisations se monte à 50 000 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi à 44 599 800 euros.

8. Selon ce même budget annexe primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 49 335 000 euros. Ainsi, l'excédent du produit de la taxe par rapport aux dépenses du service non couvertes par des recettes non fiscales a représenté une somme de 4 735 200 euros, soit 10,61 % du montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne sont ainsi pas manifestement disproportionnés. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la délibération du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole du 17 mars 2017. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle

Sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères 2018 :

9. Il résulte du budget annexe primitif de gestion des déchets de Grenoble-Alpes Métropole pour l'année 2018 que le montant total des dépenses réelles de fonctionnement du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et non ménagers a été évalué à 53 244 351 euros et le montant des dotations aux amortissements des immobilisations à 3 000 000 euros, soit un total de 56 244 351 euros. Il résulte également de ce budget annexe primitif que les recettes non fiscales s'élèvent à un total de 12 211 230 euros comprenant 4 926 030 euros de produits de services, domaine et ventes diverses, dont 2 250 000 euros de produit de la redevance spéciale, 4 030 200 euros de dotations et participations à l'exclusion de la subvention du budget général, 3 255 000 euros d'autres produits de gestion courante. La reprise sur amortissement des immobilisations se monte à 50 000 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi à 43 983121 euros.

10. Selon ce même budget annexe primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 49 720 000 euros. Ainsi, l'excédent du produit de la taxe par rapport aux dépenses du service non couvertes par des recettes non fiscales a représenté une somme de 5 736 879 euros, soit 13,04 % du montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne sont ainsi pas manifestement disproportionnés. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la délibération du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole du 2 février 2018. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, les sommes demandées par la société OPCI French Wholesale Properties, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société OPCI French Wholesale Properties la somme demandée par Grenoble-Alpes Métropole au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de la société OPCI French Wholesale Properties sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions de Grenoble-Alpes Métropole présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative son rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société OPCI French Wholesale Properties, au directeur départemental de finances publiques de l'Isère et à Grenoble-Alpes Métropole.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

T. PfauwadelLa greffière,

C. Billon

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2-1903028

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions