mardi 23 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1908450 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LABORIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 décembre 2019, M. B A, représenté par Me Laborie, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 janvier 2019 par laquelle la direction départementale des finances publiques de l'Isère a rejeté sa demande de rectification de son revenu fiscal de référence de l'année 2018 en le fixant à 13 922 euros et de corriger son revenu fiscal de référence de l'année 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article
L761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le recours est présenté à titre conservatoire, dans l'attente d'une décision sur des
demandes de dégrèvements de taxe foncière et de taxe d'habitation dépendant du revenu fiscal de référence ;
- l'avis d'imposition mentionne un montant de pensions erroné de 34 927 euros et l'abattement de 1188 euros n'a également pas été pris en compte ;
- son revenu fiscal de référence est ainsi de 13 922 euros et non de 14 143 comme mentionné sur son avis d'imposition ;
- cette erreur a une incidence décisive sur la soumission aux taxes d'habitation et
foncières dès lors que, compte tenu de son taux d'invalidité et de son âge, il pourrait prétendre à ce titre à l'exonération des taxes locales immobilières.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 12 juin 2020 et 16 novembre 2020, la direction départementale des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par courrier du 1er juillet 2022, les parties ont été informées, conformément à l'article R. 611-7 du code justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pfauwadel, président ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. A réception d'un avis initial de non-imposition sur ses revenus 2018, M. A a réclamé à l'administration le bénéfice de l'option pour l'imposition au barème de ses revenus de capitaux mobiliers et de ses gains de cessions de valeurs mobilières en lieu et place du taux forfaitaire de 12,8 %. Cette réclamation a fait l'objet d'une décision d'admission totale et un avis de non-imposition rectificatif a été émis le 31 juillet 2019. Par une nouvelle réclamation préalable du 16 septembre 2019, M. A a contesté les montants des pensions et des revenus de capitaux mobiliers portés sur sa déclaration de revenus 2018. Sa demande a été rejetée par une décision datée de façon erronée du 17 janvier 2019 dont M. A demande l'annulation dans la présente instance. Ces conclusions doivent être regardées comme dirigées contre la décision identique datée du 17 octobre 2019, produite en défense, qui précise qu'elle annule et remplace la précédente.
2. Aux termes de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales : " Les réclamations relatives aux impôts, contributions, droits, taxes, redevances, soultes et pénalités de toute nature, établis ou recouvrés par les agents de l'administration, relèvent de la juridiction contentieuse lorsqu'elles tendent à obtenir soit la réparation d'erreurs commises dans l'assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d'un droit résultant d'une disposition législative ou réglementaire. ".
3. Il résulte des écritures du requérant qu'il demande l'annulation de la décision par laquelle l'administration fiscale a rejeté sa demande de rectification de son revenu fiscal de référence de 2018 afin d'obtenir un dégrèvement des cotisations de taxes d'habitation et de taxe foncière mises à sa charge. Toutefois, s'il s'estime fondé à se prévaloir d'un revenu fiscal de référence inférieur à celui figurant sur son avis d'imposition pour contester ces cotisations de taxes immobilières, il appartient à M. A d'invoquer ce moyen à l'appui de recours contentieux formés au titre des dispositions précitées, ce qu'il a au demeurant fait. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation de la décision du 17 octobre 2019 et de rectification de son revenu fiscal de référence de l'année 2018 doivent être rejetées.
4. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, première conseillère,
Mme Coutarel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 août 2022.
Le président rapporteur,
T. Pfauwadel
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. Bailleul
La greffière,
C. Billon
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1908450
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026