mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2003279 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | HERPIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juin 2020 et un mémoire enregistré le 16 mai 2022, M. A B, se présentant désormais seul, demande au Tribunal :
1°) de le décharger des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et pénalités auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- dans la mesure où il en justifie l'origine, l'imposition de diverses sommes comme revenus d'origine indéterminée est injustifiée ;
- les sommes qu'il a perçues de la société Cassis no blue correspondent au remboursement de sommes qu'il a prêtées à cette société. Leur imposition dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers est donc injustifiée.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 11 janvier 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Le mémoire enregistré le 6 février 2023 présenté par M. B n'a pas été communiqué.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 10 août 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Coutarel, rapporteur public,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue d'un examen de situation fiscale personnelle, M. B a été assujetti, au titre de l'année 2014, à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et pénalités dont, dans la présente instance, il demande l'annulation pour excès de pouvoir.
2. Il résulte des investigations conduites par l'administration fiscale que la somme de 12 840 euros qu'elle a imposée dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers correspond à des sommes versées à l'intéressé par la SAS Cassis no blue Cap d'Agde, société dont il était l'unique associé. Si M. B soutient qu'il s'agirait de remboursements, par cette personne morale, de prêts qu'il lui aurait consentis, il n'apporte aucun justificatif au soutien de telles allégations. Par suite, l'imposition correspondante est justifiée.
3. En ce qui concerne les sommes imposées en tant que revenus d'origine indéterminée selon la procédure de taxation d'office, M. B se prévaut en premier lieu d'un échange de messages téléphoniques écrits censés prouver un prêt de 8 000 euros que lui aurait consenti son interlocuteur. Toutefois, s'il résulte de cette correspondance que le requérant est effectivement débiteur, envers ce tiers, d'une somme d'argent, rien ne permet de rattacher cette dette à la somme de 8 000 euros encaissée par M. B le 9 mai 2014. Quant au prétendu remboursement partiel de ce prêt que le requérant prétend avoir effectué le 18 juillet 2014 et qui est censé en prouver l'existence, le virement dont il se prévaut émane de la SAS dont il assurait la gérance. S'agissant, en deuxième lieu, des remises d'espèces de 250, 1200, 950, 550 et 500 euros créditées sur les comptes de M. B les 8 janvier, 16 juin, 2 juillet 2014, 1er septembre 2014 et 16 septembre 2014, l'intéressé soutient, là encore, qu'il s'agirait de prêts consentis par deux connaissances. Toutefois, la réalité de tels emprunts, en l'absence d'écrits contemporains de la date à laquelle ils auraient été contractés, n'est pas établie par les seules attestations, établies pour les besoins de la cause trois ans plus tard, par les soi-disant créanciers du requérant. S'agissant enfin du virement de 5 000 euros reçu par le requérant le 28 mars 2014, le seul procès-verbal d'expulsion produit par M. B ne prouve nullement ses affirmations aux termes desquelles la somme en cause correspondrait à la vente de meubles à laquelle il aurait procédé à la suite à cet évènement. Ainsi, faute d'éléments prouvant l'origine des différentes sommes en cause, leur imposition comme revenus d'origine indéterminée est justifiée.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge, présentées par M. B doivent être rejetées.
5. Il en va de même, eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, des conclusions qu'il présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 9 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, premier conseiller,
Mme Permingeat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
Le rapporteur,
F. PERMINGEAT
Le président,
T. PFAUWADEL
La greffière,
C. BILLON
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2003279
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026