jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2003768 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BOUSQUET-DEJEAN-LE DISEZ-PRESTAIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 juillet 2020 et des mémoires, enregistrés les 19 mai 2022, 25 août 2022, 14 septembre 2022 et 9 janvier 2023 (le dernier mémoire n'ayant pas été communiqué), les sociétés A2c (Alpes constructions contemporaines) et MR 87, représentées par la SELARL Bousquet Dejean Le Disez Prestail, agissant par Me Prestail, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 mai 2020, signée le 12 mai 2020, de la commune de la Tronche rejetant leur réclamation préalable indemnitaire ;
2°) de condamner la commune de la Tronche à leur verser la somme totale de 163 063, 27 euros, en réparation des illégalités et agissements fautifs de la commune dans le suivi de leurs projets de construction sur les parcelles cadastrées section AC n° 465 et AC n° 464 ;
3°) de mettre à la charge de commune de la Tronche la somme totale de 5 600 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision de rejet de leur demande indemnitaire préalable, en date du 4 mai 2020, n'est pas signée de manière manuscrite par son auteur ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- en premier lieu, la commune de la Tronche leur a opposé des arrêtés portant refus de permis d'aménager et d'autorisation de construire, entre 2013 et 2020, qui sont entachés d'illégalité ; ces refus sont constitutifs d'une politique de refus systématique de la part de l'administration à toutes leurs demandes d'autorisation d'urbanisme ; elles subissent un lourd préjudice résultant de l'impossibilité de construire sur les parcelles cadastrées section AC n° 464 et 465, achetées en 2012 ; elles sont à ce titre fondées à solliciter l'indemnisation de leur préjudice résultant, d'une part, du paiement de pénalités en l'absence de revente dans les quatre ans de leur achat, d'autre part, du paiement des taxes foncières de 2014 à 2021 et, enfin, de l'immobilisation du prix d'acquisition des terrains, ce qui les a conduit à avoir été, faute de revente rapide de ceux-ci, à court de trésorerie et à avoir dû recourir à des emprunts ; la totalité de leur préjudice s'élève ainsi, pour ces trois chefs de préjudice, à la somme de 154 06, 55 euros ;
- en deuxième lieu, la commune leur a illégalement imposé le démontage de leurs panneaux d'affichage publicitaire, installés afin d'informer le public de leurs projets de construction et de commercialisation, par un arrêté de mise en demeure du 13 mai 2019 ; elles ont subi un préjudice tenant aux frais d'achat des panneaux (6 000 euros) et de dépose de ces panneaux (6 817, 68 euros) ;
- en troisième lieu, la commune a mis huit mois à instruire la demande de dérogation de tonnage, et a décidé une limitation du tonnage des véhicules pour mener à bien les travaux de viabilisation nécessaires engendrant un préjudice lié, d'une part, au retard dans l'instruction de la demande (15 803, 84 euros) et, d'autre part, à un surcoût par rapport aux travaux de viabilisation initialement prévus que leur a facturé la société Monin-Picard en charge de ces travaux (8 383, 20 euros), d'un montant total de 24 187, 04 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 août 2022 et 28 octobre 2022, la commune de la Tronche, représentée par la SCP CDMF - avocats affaires publiques, agissant par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des sociétés requérantes la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de la Tronche fait valoir que :
- la demande indemnitaire présentée par les sociétés requérantes tenant à l'existence de refus systématiques de délivrance d'autorisation d'urbanisme, est dépourvue de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé ; à titre subsidiaire, l'octroi des autorisations d'urbanisme est justifié par des changements de circonstance de droit et de fait ; le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices n'est pas démontré ; le comportement imprudent des sociétés requérantes est de nature à exonérer la responsabilité de l'administration si cette dernière devait être engagée ; l'impossibilité de vendre les parcelles litigieuses n'est pas un préjudice certain ;
- l'illégalité de l'arrêté du 13 mai 2019 n'est pas démontrée ; le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices n'est pas démontré ;
- l'illégalité de l'arrêté du 8 janvier 2020 n'est pas démontrée ; il n'y a pas eu de délai anormal d'instruction de la demande ; le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices n'est pas démontré ; les préjudices ne sont pas justifiés par des pièces probantes.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée le 5 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Paillet-Augey,
- les conclusions de M. Lefebvre, rapporteur public,
- et les observations de Me Prestail, représentant les sociétés requérantes et de Me Poncin, représentant la commune de La Tronche.
Considérant ce qui suit :
1. La société A2C et la société MR 87, qui exercent une activité de marchand de biens, ont acquis le 30 janvier 2012, respectivement, la parcelle cadastrée à la section AC n° 465 et la parcelle voisine cadastrée à la section AC n° 464. Par un courrier daté du 31 mars 2020, réceptionné le 9 avril 2020, elles ont formé une demande indemnitaire préalable tendant à obtenir la réparation de l'ensemble des préjudices qu'elles estiment avoir subi du fait des illégalités et agissements fautifs imputables à la commune, résultant de l'attitude qu'elles qualifient de systématiquement hostile dont auraient fait preuve les autorités communales à leur égard, en réponse à leurs demandes d'autorisations d'urbanisme concernant ces deux parcelles. Par un courrier, daté du 4 mai 2020 et signé le 12 mai suivant, le maire de commune de la Tronche a rejeté cette demande. Elles demandent la condamnation de la commune de la Tronche à leur verser la somme totale de 163 063, 27 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La décision signée le 12 mai 2020, par laquelle le maire de commune de la Tronche a rejeté la demande indemnitaire préalable présentée par la société A2C et la société MR 87, a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de la demande d'indemnisation des sociétés requérantes dont les conclusions susvisées relèvent du seul plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit des intéressées à percevoir la somme qu'elles réclament, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige.
3. Il s'ensuit que les moyens, tirés de ce que la décision du 4 mai 2020 ayant liée le contentieux n'est pas signée de manière manuscrite par son auteur et qu'elle est entachée d'une insuffisance de motivation, ne peuvent qu'être écartés.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité de la commune :
4. En principe, toute illégalité commise par l'administration constitue une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain. Ainsi, la délivrance d'une autorisation d'urbanisme illégale constitue une faute susceptible d'engager, envers son bénéficiaire, la responsabilité de la personne publique au nom de laquelle il a été accordé. Cette responsabilité est susceptible d'être atténuée par la faute commise par le bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme, notamment lorsqu'il a présenté une demande tendant à la délivrance d'un permis de construire illégal.
S'agissant du comportement de la commune de la Tronche dans l'instruction de leurs demandes d'autorisation d'urbanisme :
5. Il résulte de l'instruction que les projets de construction des sociétés sur les parcelles litigieuses ont donné lieu à huit refus d'autorisation d'urbanisme successifs (permis de construire ou permis d'aménager), pour des projets qui n'avaient pas tous le même objet (construction d'une maison individuelle, d'un ensemble immobilier de six logements ou d'un lotissement de trois maisons individuelles), par arrêtés des 20 décembre 2013, 23 septembre 2015, 18 octobre 2016, 1er mars 2017, 18 mai 2017, 4 septembre 2017, 5 mars 2018 et 2 août 2018. Il résulte également de l'instruction qu'à la date de leur demande indemnitaire préalable, le 9 avril 2020, aucun projet de construction n'a été mené à bien, seuls le terrassement et la viabilisation des parcelles litigieuses, demeurées constructibles (classement en zone UD 4) depuis l'entrée en vigueur du PLUi de Grenoble Alpes Métropole en janvier 2020, ayant pu être réalisés.
6. Certains de ces refus ont été annulés par des jugements du tribunal, ou retirés par la commune de la Tronche, faisant revivre les refus initiaux ou octroyant l'autorisation d'urbanisme sollicitée, en raison de changements de circonstances de droit. Toutefois, contrairement à ce qui est soutenu, l'enchainement de ces décisions de refus et de retrait n'est pas de nature à révéler une attitude systématiquement hostile des autorités communales. Les sociétés requérantes ne sont ainsi pas fondées à se prévaloir d'un détournement de pouvoir caractérisant une faute de nature à engager la responsabilité de la commune de La Tronche.
S'agissant du démontage des panneaux d'affichage publicitaire :
7. A la suite d'un procès-verbal dressé le 13 mai 2019 et par un arrêté du même jour, la commune de La Tronche a mis en demeure la société A2C et la société MR 87, sous astreinte de 210,22 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de quinze jours après sa notification, de supprimer des panneaux, achetés le 30 avril 2019 pour un montant de 6 000 euros, destinés à informer le public de leurs projets de construction et de commercialisation sur les parcelles litigieuses. Les prescriptions de cet arrêté, devenu définitif faute d'avoir été contesté, ont été exécutées par les sociétés qui ont déposé les panneaux le 4 juin 2019.
8. En premier lieu, au sens de l'article L. 581-3 du code de l'environnement : " Au sens du présent chapitre : / 1° Constitue une publicité, à l'exclusion des enseignes et des préenseignes, toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilées à des publicités ; ".
9. En l'espèce, contrairement à ce que soutiennent les sociétés requérantes, les panneaux, dont l'enlèvement leur a été ordonné, ne constituent pas des enseignes temporaires au sens de l'article L. 581-3 précité du code de l'environnement, mais une publicité.
10. En second lieu, le règlement local de publicité (article 5.1), alors applicable à la zone (ZPR n°3) dans laquelle était situé ledit dispositif publicitaire, rivé au sol, interdisait " toute publicité au sol ". Dans ces conditions, la commune de La Tronche n'a commis aucune illégalité fautive en ordonnant, par l'arrêté contesté de mise en demeure du 13 mai 2019, la dépose de ces panneaux.
S'agissant de la limitation du tonnage des véhicules pouvant circuler sur le chemin de Maubec :
11. Par un arrêté du 8 janvier 2020 la commune de La Tronche a partiellement rejeté la demande déposée par la société Monin-Picard, sollicitée par les sociétés requérantes pour effectuer pour leur compte des travaux sur leurs parcelles, de dérogation de tonnage des véhicules en limitant le tonnage aux véhicules d'un poids total autorisé en charge (PTAC) à 7,5 tonnes, au lieu des quatorze tonnes demandées.
12. En premier lieu, en se bornant à soutenir qu'un délai de huit mois s'est écoulé entre le dépôt de la demande de dérogation de tonnage, effectuée le 30 avril 2019, et la réponse de la commune de la Tronche du 8 janvier 2020, alors que la métropole Grenoble Alpes avait donné un avis favorable dès le 2 juillet 2019 validant une dérogation allant jusqu'à 19 tonnes, et que ce délai a engendré d'importants retards d'avancée dans les travaux à réaliser, les sociétés requérantes ne justifient pas des conséquences de ce retard. Ce faisant, elles n'établissent pas la réalité de leur préjudice lié à ce délai anormal d'instruction de leur demande.
13. En second lieu, par jugement n° 2001361 du 26 juillet 2022 devenu définitif, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté litigieux du 8 janvier 2020 au motif que la commune de la Tronche ne justifiait pas d'exigences de sécurité publique propres à limiter à seulement 7,5 tonnes la dérogation octroyée. La commune de la Tronche a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité dont les sociétés requérantes sont fondées à demander la réparation du préjudice direct et certain en découlant.
14. En l'espèce, les sociétés requérantes justifient de l'existence d'un surcoût, constitué par l'utilisation d'engins de chantier limités à 7,5 tonnes alors qu'elles auraient dû se voir accorder une dérogation permettant la circulation sur le chemin de Maubec de véhicules d'un PTAC allant jusqu'à 14 tonnes, pour réaliser les travaux qui étaient autorisés par les arrêtés du 6 août 2018 et qui n'ont été annulés que le 8 octobre 2020, par la production d'une attestation du cabinet d'expert-comptable Sintégra datée du 6 septembre 2022, qui chiffre ce préjudice à une somme de 6 986 euros HT. Les sociétés requérantes sont dès lors fondées à demander la réparation par la commune de La Tronche de cette dépense.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés requérantes sont seulement fondées à demander la condamnation de la commune de La Tronche à leur payer, la somme de 6 986 euros HT.
Sur les frais de procès :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société A2C et de la société MR 87 et de mettre à la charge de la commune de la Tronche une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
18. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge des sociétés requérantes, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes, la somme que réclame au même titre la commune de La Tronche.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de La Tronche est condamnée à verser à la société A2C et à la société MR 87 une somme de 6 986 euros hors taxe en réparation de leur préjudice.
Article 2 :La commune de La Tronche versera à la société A2C et à la société MR 87 une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de La Tronche sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à la société A2C, à la société MR 87, et à la commune de La Tronche.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Beytout, première conseillère,
Mme Paillet-Augey, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
C. Paillet-Augey
Le président,
P. ThierryLa greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 20037682
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026