LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2005526

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2005526

mardi 29 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2005526
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantGUICHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 septembre 2020 et 26 mai 2021, M. A, représenté par Me Guichard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 mai 2020 par laquelle la directrice de l'établissement public de Santé mentale (EPSM) de la vallée de l'Arve a refusé de le titulariser et pour ce motif l'a radié des cadres ;

2°) d'enjoindre à l'EPSM de l'intégrer en qualité de cadre de la fonction publique hospitalière avec effet au 28 mai 2020, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, dans un délai de 10 jours à compter de la notification du présent jugement ;

3°) d'enjoindre à l'EPSM de recalculer son traitement et de reconstituer sa carrière en conséquence ;

4°) d'enjoindre à l'EPSM de lui remettre des bulletins de paie rectifiés pour la période considérée ;

5°) de condamner l'EPSM à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de la discrimination syndicale et à tout le moins de la différence de traitement dont il a fait l'objet ;

6°) d'assortir les sommes allouées à M. A des intérêts moratoires à compter du 28 mai 2020 et de la capitalisation de ceux-ci ;

7°) de mettre à la charge de l'EPSM une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'entretien qui a fondé son refus de titularisation n'a pas été conduit par son supérieur hiérarchique direct en méconnaissance de l'article 3 du décret n° 2010-1153 du 29 septembre 2010 ;

- les dispositions de l'article 65 du décret du 18 juillet 2003 ont été méconnues ;

- les dispositions de l'article 48 du décret du 18 juillet 2003 ont été méconnues ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision attaquée a été prise dans un contexte de discrimination syndicale et à tout le moins d'un constat de différence de traitement qui lui a causé un préjudice moral qui doit être indemnisé à hauteur de 15 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2020, l'EPSM conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A une somme de 2 775,74 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'EPSM conteste les moyens invoqués.

Par lettre du 19 avril 2021, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative l'instruction est susceptible d'être close le 31 mai 2021, par l'émission d'une ordonnance de clôture ou d'un avis d'audience, sans information préalable.

La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 9 juillet 2021.

Vu :

- la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le décret n° 2003-655 du 18 juillet 2003 relatif aux commissions administratives paritaires locales et départementales de la fonction publique hospitalière ;

- le décret n° 2010-1153 du 29 septembre 2010 portant application de l'article 65-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, psychomotricien, a d'abord été recruté par l'EPSM de la Vallée de l'Arve en qualité de contractuel du 28 aout 2017 au 1er septembre 2018 par trois contrats successifs. A la suite de sa réussite au concours il a été nommé psychomotricien stagiaire à compter du 1er septembre 2018. Du fait d'absences pour maladie, son stage, d'une durée d'un an, a été prolongé jusqu'au 6 novembre 2019. Par une décision du 4 décembre 2019, la directrice de l'EPSM a décidé de prolonger le stage de l'intéressé pour une durée de six mois. Par décision du 27 mai 2020, la directrice de l'EPSM a refusé de titulariser M. A et l'a radié des cadres. Par la présente requête M. A demande l'annulation de cette décision et à être indemnisé du préjudice subi du fait de la discrimination syndicale, à tout le mois la différence de traitement, dont il a fait l'objet.

Sur les conclusions à fins d'annulation :

2. Un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire, se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir.

3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des trois fiches de renouvellement de contrat rédigées les 7 novembre 2017, 25 janvier et 12 avril 2018 et des entretiens professionnels qui se sont déroulés les 14 septembre 2018 et 27 août 2019, que la manière de servir de l'intéressé n'a fait l'objet d'aucune critique avant le mois de novembre 2019 et la décision de l'EPSM de prolonger son stage.

4. En deuxième lieu, il est reproché à M. A un défaut d'organisation et de communication avec les équipes de trois des six unités de soins pour lesquelles il intervient dans la prise en charge de patients. Toutefois, il apparaît que trois unités tiennent leur réunion de transmission le mardi à 14h à 15h et deux unités tiennent leur réunion le mercredi à la même heure, ce qui impose à M. A d'organiser un roulement dans sa participation aux réunions. En outre, les difficultés ou la rareté des communications ne sont pas nécessairement imputables au requérant. En effet, il est établi que certaines réunions ont été annulées sans qu'il soit prévenu, qu'il n'a pas été invité à la réunion de synthèse d'un patient qu'il suivait ou encore que ses mails de demandes de rendez-vous ont pu rester sans réponse ou obtenir des réponses tardives. Par suite, le constat d'une communication perfectible, au demeurant partagée par les parties, ne permet pas de conclure à un manque d'autonomie ou d'adaptation de l'intéressé, compte tenu des contraintes organisationnelles du service sur lesquelles il n'avait aucune prise.

5. En troisième lieu, l'EPSM reproche à M. A de ne pas recentrer son activité sur son cœur de métier, la psychomotricité. A ce titre, il lui est d'abord reproché sa participation au " jardin thérapeutique ". Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce que sa hiérarchie se serait opposée à sa participation à cet atelier. Il lui est ensuite reproché d'exercer un cumul emploi d'enseignement. Toutefois, il demeurait loisible au directeur de l'EPSM de refuser l'autorisation de ce cumul, ce qu'il n'a pas fait. Compte tenu du pouvoir hiérarchique et d'organisation du service dont dispose le directeur de l'EPSM et qui lui permet de s'opposer à l'accomplissement de " tâches annexes " s'il estimait que celles-ci mettaient en péril le suivi des patients en matière de psychomotricité, l'EPSM ne saurait déduire de ces circonstances un défaut de motivation et d'implication de l'intéressé dans ses tâches.

6. En quatrième lieu, il est reproché à M. A de générer trop d'heures supplémentaires. Toutefois, si l'intéressé a effectué 10h30 supplémentaires entre janvier et avril 2020, ce volume horaire, qui reste limité, ne permet pas de conclure à son inaptitude à exercer ses fonctions.

7. En cinquième lieu, s'il est reproché à M. A de ne pas respecter les règles de pose de ses heures syndicales, ce grief n'est pas établi.

8. En sixième lieu, l'EPSM reproche au requérant un dépassement du temps de pause méridien. Toutefois, pour ce faire, l'établissement se fonde sur un planning dont il est constant qu'il est régulièrement soumis à modifications. Enfin, sans exclure l'existence de possibilités d'optimisation de l'emploi du temps du requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier que la gestion de son temps par l'intéressé fasse apparaître des anomalies telles qu'elles caractériseraient une insuffisance dans l'exercice de ses fonctions.

9. En septième lieu, il est reproché à M. A de faire preuve d'insubordination. A ce titre, il lui est d'abord, reproché d'avoir diffusé à tous les agents de l'établissement une invitation pour une conférence " La résistance des soignants " le mardi 21 janvier de 18 h à 20 h à l'initiative de l'association " Le Vent Se Lève 74 ". Contrairement à ce qu'affirme l'établissement, la potentialité de " lourdes conséquences sur l'organisation des soins " de cette initiative personnelle n'est pas établie en raison d'une part, de l'horaire de cette conférence, et d'autre part, du fait que l'autorité hiérarchique n'est nullement tenue de libérer des agents qui souhaiteraient assister à cette conférence sur leurs horaires de travail. Ensuite, ni la teneur ni le ton des échanges qui sont intervenus en fin d'année 2019 et en cours d'année 2020 entre la directrice et l'intéressé ne méconnaissent le principe d'obéissance hiérarchique ou le respect dû par les agents à leurs supérieurs.

10. Il résulte de tout ce qui précède, et en l'absence de tout grief formulé au titre de la prise en charge des patients par l'intéressé, que l'EPSM de la vallée de l'Arve a commis une erreur manifeste d'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, la décision contestée du 27 mai 2020 doit être annulée.

Sur les conclusions à fins d'injonction :

11. Le présent jugement implique, eu égard au motif d'annulation retenu, que l'EPSM de la vallée de l'Arve prononce sa titularisation dans le corps des psychomotriciens et reconstitue sa carrière et ses droits sociaux à la date de son éviction le 28 mai 2020 dans un délai de deux mois mois à compter de la notification de la présente décision.

12. En l'absence de service fait, M. A n'est pas fondé à solliciter le versement des traitements dont il a été privé au cours de sa période illégale d'éviction du service et la régularisation de ses fiches de paie. Si l'illégalité de la décision contestée du 27 mai 2020 ouvre droit à indemnisation, la réparation intégrale du préjudice financier subi par l'intéressé soulève un litige distinct de la simple exécution du présent jugement qui annule le refus de titularisation illégal.

13. Enfin, les parties ne font valoir aucune circonstance qui s'opposerait à la réintégration effective de l'intéressée dans les effectifs de l'EPSM. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à l'EPSM d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

14. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir ces injonctions d'une astreinte.

Sur les conclusions indemnitaires tenant au contexte de discrimination syndicale :

15. Aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race ".

16. De manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

17. M. A fait valoir que ses relations avec sa hiérarchie se sont détériorées suite à une action syndicale du collectif CGT EPSM, dont il est membre, intervenue au cours de l'été 2019 dont les suites ont été conflictuelles.

18. Toutefois, si les tensions décrites par l'intéressé sont corroborées par les termes de courriers des 8 novembre et 11 décembre 2019 émanant de la direction de l'établissement, M. A ne produit pas à l'appui de ses dires un faisceau d'indices suffisamment probant pour permettre de regarder comme plausible l'existence d'une discrimination syndicale.

19. Enfin si M. A invoque une différence de traitement, ce moyen n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier la portée.

20. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions indemnitaires de l'intéressé doivent être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

21. Dans les circonstances de l'espèce, l'EPSM de la Vallée de l'Arve versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions de l'EPSM, partie perdante, seront rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 27 mai 2020 portant radiation des cadres pour refus de titularisation est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au directeur de l'EPSM de la Vallée de l'Arve de titulariser M. A dans le corps des psychomotriciens et de reconstituer sa carrière et ses droits sociaux à compter de la date de son éviction le 28 mai 2020 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Il est enjoint au directeur de l'EPSM de la Vallée de l'Arve de réintégrer M. A dans les effectifs de l'EPSM dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'EPSM versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Etablissement public de santé mentale de la vallée de l'Arve.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Frapolli, première conseillère,

Mme Fourcade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.

La rapporteure,

F. C

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions