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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2007051

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2007051

mardi 26 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2007051
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantASTERIO - CABINET D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 novembre 2020 et le 28 mars 2022, Mme B, représentée par la SELARL Barok Avocats, demande au tribunal

1°) d'annuler la décision du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) lui refusant l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) ;

2°) de condamner le CHUGA à lui verser la somme de 2499,21 euros au titre de la NBI à laquelle elle aurait pu prétendre depuis le 1er juin 2017 ;

3°) d'enjoindre au CHUGA d'inclure dans le calcul de sa rémunération le bénéfice de la NBI à hauteur de 13 points majorés à compter du 1er octobre 2020 ;

4°) de condamner le CHUGA à lui verser une indemnité de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'en tous les dépens.

Elle soutient que :

- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de l'article 1er du 3 février 1992 qui méconnaît le principe d'égalité de traitement des fonctionnaires en réservant le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) aux seuls infirmiers en soins généraux et en réservant le bénéfice de cette NBI aux seules infirmiers disposant d'un certain grade ;

- le Centre Hospitalier Universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) a commis une erreur de droit en lui réservant un traitement différent en raison de son diplôme et de son grade ;

- le CHUGA a commis une erreur de droit en lui niant le bénéfice de la NBI qui lui est due en vertu de l'article 27 de la loi du 18 janvier 1991 ;

- le CHUGA lui doit la somme de 2499,21 euros au titre de la NBI à laquelle elle peut prétendre depuis le 1er juin 2017.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 février 2022 et le 16 décembre 2022, le CHUGA, représenté par Me Bracq, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de l'intéressée à lui verser une somme de 600 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 8 décembre 2023, Mme B déclare se désister de l'action.

Par un mémoire enregistré le 11 décembre 2023, le CHUGA déclare ne pas s'opposer à ce désistement et renoncer à l'intégralité de ses demandes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 ;

- le décret n°88-1077 du 30 novembre 1988 ;

- le décret n°92-112 du 3 février 1992 ;

- le décret n°2010-1139 du 29 septembre 2010

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Vial-Pailler, rapporteur,

-les conclusions de M. Argentin, rapporteur public.

- les observations de Me Teston, représentant le Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA).

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, infirmière de bloc opératoire diplômée d'Etat (IBODE) au sein du CHUGA demande au tribunal, d'une part, d'annuler la décision du 23 septembre 2020 par laquelle le directeur des ressources humaines a refusé de lui accorder le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire et, d'autre part, de condamner l'établissement à lui verser la somme de 2 499,21 euros à laquelle elle peut prétendre depuis le 1er juin 2017.

Sur le désistement :

2. Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2023, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Par un mémoire, enregistré le 11 décembre 2023, le CHUGA déclare ne pas s'opposer à ce désistement et renoncer à l'intégralité de ses demandes. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 : Il est donné acte du désistement du Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B et au centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes.

Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Frapolli, première conseillère,

Mme Fourcade, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2023.

Le président- rapporteur,

C. VIAL-PAILLER

L'assesseure la plus ancienne dans l'ordre du tableau,

I. FRAPOLLI

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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