jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2007913 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | PLAHUTA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2020, Mme B A, représentée par Me Plahuta, demande au tribunal :
1°) de la décharger des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux mis à sa charge au titre des années 2013, 2014 et 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que
- les travaux réalisés par la SCI Solyfroid sur l'immeuble lui appartenant situé à Saint-Cloud (92) ont consisté en des travaux de réparation et d'amélioration ;
- ils sont, dès lors déductibles de ses revenus fonciers imposables par application du a) du 1°) de l'article 31 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2021, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le moyen invoqué par Mme A n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Journé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est l'associée unique de la SCI Solyfroid, propriétaire d'un immeuble situé dans la commune de Saint-Cloud (92). Ce bien, qui comprenait initialement, au rez-de-chaussée, un local commercial et, entre les premier et quatrième étages, huit chambres, a fait l'objet de travaux de réhabilitation de 2011 à 2014 au terme desquels les quatre étages ont été transformés en trois appartements dont un duplex. Estimant avoir réalisé de simples travaux de réparation et d'amélioration, la SCI Solyfroid en a déduit le montant de ses revenus fonciers imposables. Mais, suite à une vérification de comptabilité ayant porté sur la période comprise entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2015, ces déductions ont été remises en cause par l'administration fiscale et Mme A a, en conséquence, été assujettie à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenus et prélèvements sociaux au titre des années 2013, 2014 et 2015 dont, dans la présente instance, elle demande la décharge.
2. Aux termes de l'article 31 du code général des impôts, dans sa version applicable : " I. Les charges de la propriété déductibles pour la détermination du revenu net comprennent : 1° Pour les propriétés urbaines : a) Les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire () / b) Les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement () ".
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, compte tenu de leur vétusté, les pièces situées dans les étages de l'immeuble appartenant la SCI Solyfroid étaient, avant leur réhabilitation, inoccupées et que, s'agissant plus spécifiquement du quatrième étage, il se composait de pièces mansardées n'ayant été rendues habitables qu'au prix de travaux de rehaussement de la toiture. Ainsi, aux termes de la déclaration modèle H1 déposée par les anciens propriétaires de ce bien le 10 octobre 1970, la surface habitable de ce bien a alors été évaluée à 61 m². Cette déclaration n'ayant pas été modifiée jusqu'en 2012 et les travaux de réhabilitation de l'immeuble ayant porté sa surface habitable à 149,70 m², ils doivent être regardés comme des travaux d'agrandissement non déductibles des charges de propriété au sens des dispositions citées au point précédent, leur divisibilité n'étant ni alléguée ni, a fortiori, établie. Il s'ensuit que Mme A n'est pas fondée à contester la remise en cause, par l'administration fiscale, des déductions opérées par la SCI Solyfroid non plus que les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux auxquels elle a, en conséquence, été assujettie. Les conclusions à fin de décharge qu'elle présente doivent donc être rejetées.
4. Il en va de même, eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, des conclusions qu'elle présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Bailleul, premier conseiller,
Mme Permingeat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
L. Rouyer
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
N°2007913
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026