mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100027 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | RANDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 5 janvier 2021 et le 3 octobre 2022, M. A C, représenté par Me Randi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 4 novembre 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Savoie ne lui a accordé qu'une remise partielle de 297,16 euros pour un indu de prime d'activité d'un montant initial de 1 188,64 euros ;
2°) de prononcer la décharge de la dette en cause ;
3°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Savoie de rembourser les sommes indument prélevées ;
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Savoie de revoir le calcul des prestations sociales de la famille sans délai et sous astreinte ;
5°) de condamner la caisse d'allocations familiales de la Savoie à une somme de 1 200 euros en application de l'article 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient
- l'indu n'est pas fondé ;
- l'indu litigieux a fait l'objet d'un calcul erroné ;
- qu'il est dans une situation financière difficile.
Par des mémoires en défense, enregistré le 4 novembre 2021 et le 5 octobre 2022, la caisse d'allocations familiales de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été fixée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande au tribunal d'annuler la décision en date du 4 novembre 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Savoie ne lui a accordé qu'une remise partielle de 297,16 euros sur un indu de prime d'activité d'un montant initial de 1 188,64 euros.
2. M. C ne peut utilement contester, à l'occasion d'un litige portant sur une demande de remise gracieuse, le bien-fondé de l'indu ou son quantum.
3. Aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. () La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration. ".
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que l'indu en litige trouve son origine dans la minoration de ses revenus par M. C lors de ses déclarations trimestrielles de ressources. Par ailleurs, M. C ne soutient ni même n'allègue qu'il serait dans une situation de précarité compromettant ses capacités de remboursement de la somme de 891,47 euros et justifiant de lui accorder la remise gracieuse totale de l'indu demeurant à sa charge après la décision d'admission partielle du 4 novembre 2020, en demandant éventuellement un échelonnement des versements. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions tendant à une remise totale de l'indu de prime d'activité.
5. La caisse d'allocations familiales de la Savoie n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées à ce titre par M. C.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Savoie.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
Le président,
J-P. BLa greffière,
L. BOURECHAK
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026