vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2102319 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP FROMONT BRIENS |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête et un mémoire enregistrés le 8 avril 2021 et le 28 juillet 2022, sous le n° 2102319, l'association pour adultes et jeunes handicapés (A), représentée par Me Bouchene, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°158766 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 23 485,51 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conventions de mise à disposition ont été régulièrement dénoncées sur le fondement du décret du 13 octobre 1988 ;
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de liquidation ;
- le défendeur ne justifie pas avoir versé les sommes en litige à l'agent ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988 ;
- les modalités de versement de la prime de service et du reliquat des heures supplémentaires à l'agent mis à disposition ne lui sont pas opposables et ne sont pas justifiées.
Par un mémoire en défense produit le 2 juin 2022, les hôpitaux du Léman doivent être regardés comme concluant au rejet de la requête.
Ils font valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du moyen de légalité externe soulevé postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux.
II- Par une requête enregistrée le 31 mai 2021, sous le n° 2103504, A, représentée par Me Bouchene, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°23519 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 16 498,75 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les mises à disposition de deux agents publics ont régulièrement pris fin en septembre et octobre 2020 ; les hôpitaux du Léman ne peuvent ainsi mettre à sa charge les rémunérations versées aux intéressées pour le 1er trimestre 2021 ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988.
Une mise en demeure de produire a été adressée le 17 février 2022 au défendeur, qui n'a pas répondu.
L'instruction a été close le 16 mars 2023.
III- Par une requête enregistrée le 18 novembre 2021, sous le n° 2107816, A, représentée par Me Bouchene, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°98137 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 15 469,91 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la mise à disposition de l'agent public a régulièrement pris fin en octobre 2020 ; les hôpitaux du Léman ne peuvent ainsi mettre à sa charge les rémunérations versées aux intéressées pour le 3ème trimestre 2021 ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2023, les hôpitaux du Léman doivent être regardés comme concluant au rejet de la requête.
Ils font valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
IV- Par une requête enregistrée le 14 février 2022, sous le n° 2200877, A, représentée par Me Bouchene, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°146764 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 16 134,81 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de liquidation ;
- la mise à disposition de l'agent public a régulièrement pris fin en octobre 2020 ; les hôpitaux du Léman ne peuvent ainsi mettre à sa charge les rémunérations versées aux intéressées pour le 4ème trimestre 2021 ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988.
Une mise en demeure de produire a été adressée le 8 mars 2023 au défendeur, qui n'a pas répondu.
L'instruction a été close le 27 septembre 2023.
V- Par une requête enregistrée le 7 juin 2022, sous le n° 2203461, A, représentée par Me Bouchene, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°17116 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 16 129,07 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de liquidation ;
- la mise à disposition de l'agent public a régulièrement pris fin en octobre 2020 ; les hôpitaux du Léman ne peuvent ainsi mettre à sa charge les rémunérations versées aux intéressées pour le 4ème trimestre 2021 ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988.
Une mise en demeure de produire a été adressée le 7 avril 2023 au défendeur, qui n'a pas répondu.
L'instruction a été close le 11 septembre 2023.
VI- Par une requête enregistrée le 28 juillet 2022, sous le n°2204808, A, représentée par Me Bouchene, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes n°59491 émis par les hôpitaux du Léman ;
2°) de décharger A de la somme de 8 416,12 euros ;
3°) d'enjoindre aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C ;
4°) de mettre à la charge des hôpitaux du Léman la somme de 6 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de liquidation ;
- la mise à disposition de l'agent public a régulièrement pris fin en octobre 2020 ; les hôpitaux du Léman ne peuvent ainsi mettre à sa charge les rémunérations versées aux intéressées pour le 4ème trimestre 2021 ;
- il revient au défendeur de s'acquitter des sommes dues en raison du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988.
Une mise en demeure de produire a été adressée le 11 avril 2023 au défendeur, qui n'a pas répondu.
L'instruction a été close le 27 septembre 2023.
Dans chacune des instances, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'injonction présentées à titre principal.
Par courrier du 27 juin 2024, A a présenté ses observations sur les moyens d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n° 82-1003 du 23 novembre 1982 ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 ;
- le décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pollet,
- les conclusions de M. B,
- et les observations de Me Baudouin, représentant A.
Une note en délibéré a été enregistrée le 3 juillet 2024 pour A.
Considérant ce qui suit :
1. Deux agents titulaires de la fonction publique hospitalière au sein des hôpitaux du Léman, Mme C et Mme D, ont été mises à disposition du CAMPS 74, absorbé depuis par A, par deux conventions conclues respectivement le 11 septembre 2014 et le 1er novembre 2005. Leur résiliation est intervenue à compter du 15 septembre 2020 pour Mme C, et à compter du 30 septembre 2020 pour Mme D. Les hôpitaux du Léman ont émis des titres exécutoires relatifs à ces mises à disposition (n° 158766, n° 23519, n° 98137, n° 146764, n° 17116 et n° 59491). Par la présente requête, l'association pour adultes et jeunes handicapés (A) demande l'annulation de l'ensemble de ces titres et la décharge de l'obligation de payer.
Sur la jonction :
2. Les requêtes mentionnées supra n°2102319, n°2103504, n°2107816, n°2200877, n° 2203461 et n° 2204808 concernent la situation d'une même association et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'un seul jugement.
Sur la recevabilité :
3. Il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint aux hôpitaux du Léman de cesser d'émettre pour l'avenir des avis de sommes à payer relatifs aux conventions de mise à disposition de Mme D et de Mme C, présentées à titre principal.
Sur les conclusions en décharge :
En ce qui concerne la mise à disposition de Mme D :
4. Il résulte de l'instruction que les hôpitaux du Léman ont facturé à l'association d'une part, le passage à temps plein de Mme D entre juillet 2019 et septembre 2020, et d'autre part, les traitements versés entre octobre 2020 et le 2e trimestre 2022.
5. Aux termes de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988 dans sa version applicable au litige : " () L'établissement d'origine supporte les charges qui peuvent résulter de l'application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ainsi que du deuxième alinéa du 2° de l'article 41 et de l'article 80 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée.() ". Aux termes de l'article 4 du décret du 23 novembre 1982 dans sa version applicable au litige : " () Sous réserve des dispositions du dernier alinéa du présent article, les fonctionnaires qui bénéficient d'un congé de maladie prévu au 2°, 3°, 4° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 mentionnée ci-dessus pendant une période où ils ont été autorisés à assurer un service à temps partiel perçoivent une fraction du traitement auquel ils auraient eu droit dans cette situation s'ils travaillaient à temps plein, déterminée dans les conditions fixées à l'article 47 de la même loi. A l'issue de la période de travail à temps partiel, ces fonctionnaires, s'ils demeurent en congé de maladie, recouvrent les droits des fonctionnaires exerçant leurs fonctions à temps plein. () ".
6. Il est constant que Mme D était placée en congé de maladie à la suite d'une blessure survenue, en 2018, au sein de l'association, au sens du deuxième alinéa du 2° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986.
7. Par une décision du 15 juin 2018, Mme D était autorisée à exercer ses fonctions de psychomotricienne à temps partiel, pour une période d'un an. A l'issue de cette période, Mme D demeurant en congé de maladie, a été placée par les hôpitaux du Léman à temps plein. S'il appartenait aux hôpitaux du Léman de placer Mme D à temps plein à compter de juillet 2019, la modification de sa quotité de travail est la conséquence de son placement en congé de maladie à raison de la blessure survenue au sein de l'association en 2018. Par suite, il revenait, en application de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988, aux hôpitaux du Léman, établissement d'origine de Mme D, d'en assumer la charge. Ainsi, l'association, établissement d'accueil, est fondée à demander la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes au placement à temps plein de Mme D.
8. Aux termes de l'article 6 du décret du 13 octobre 1988 : " I.- La mise à disposition peut prendre fin avant le terme prévu par décision de l'autorité dont relève le fonctionnaire, sur demande de l'établissement d'origine, de l'organisme d'accueil ou du fonctionnaire lui-même, sous réserve, le cas échéant, du respect des règles de préavis fixées dans la convention de mise à disposition. () II.- Lorsque la mise à disposition cesse, le fonctionnaire reprend les fonctions qu'il exerçait précédemment. En cas d'impossibilité, il est affecté à l'un des emplois que son grade lui donne vocation à occuper ".
9. Par ailleurs, il est constant que la convention de mise à disposition a pris fin le 30 septembre 2020 sur demande de l'association. Ainsi, l'association, établissement d'accueil ne saurait être redevable auprès des hôpitaux du Léman des traitements versés à Mme D à compter de cette date. Si les hôpitaux du Léman se prévalent du caractère fautif de la fin de la mise à disposition, il ne résulte pas de l'instruction que celle-ci soit intervenue en raison de l'état de santé de Mme D. En outre, si Mme D demeure en congé de maladie en raison de la blessure survenue au sein de l'association, il résulte des termes de l'article 8 du décret du 13 octobre 1988 mentionnés supra qu'il revient aux hôpitaux du Léman de supporter les charges d'un placement en congé de maladie imputable au service. Par suite, c'est à bon droit que l'association demande la décharge de l'obligation de payer les traitements versés à Mme D à compter d'octobre 2020.
10. Ainsi, il résulte de tout ce qui précède que l'association pour adultes et jeunes handicapés doit être déchargée de l'obligation de payer les sommes relatives à la mise à disposition de Mme D.
En ce qui concerne la mise à disposition de Mme C :
S'agissant de l'instance n°2102319 :
11. D'une part, postérieurement à l'expiration de la mise à disposition, il est constant que les hôpitaux du Léman ont émis un titre exécutoire tendant à mettre à la charge de l'association le versement de l'acompte de la prime de service due au titre de l'année 2020. L'association se borne à soutenir que les modalités de versement de la prime de service ne lui sont pas opposables dès lors que la mise à disposition a pris fin au 15 septembre 2020. Toutefois, ces seuls éléments sont dépourvus de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
12. D'autre part, il est constant que les hôpitaux du Léman ont mis à la charge de l'association le versement d'une indemnité compensatrice de jours de congés annuels non pris par Mme C au cours de sa mise à disposition auprès de l'association jusqu'au 15 septembre 2020. A compter de cette date, Mme C a été placée en disponibilité pour convenances personnelles.
13. Aux termes de l'article 4 du décret du 4 janvier 2002 : " () Un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice. Les congés annuels d'un agent quittant définitivement son établissement doivent intervenir avant la date prévue pour la cessation de fonctions. ".
14. Il est constant que Mme C n'a pas épuisé ses droits à congés annuels au cours de la période du 1er janvier 2020 au 15 septembre 2020, période au cours de laquelle Mme C était mise à disposition de l'association. Or, les congés annuels non pris ne sauraient donner lieu au versement d'une indemnité compensatrice conformément à l'article 4 du décret du 4 janvier 2002 précité. Ainsi, les hôpitaux du Léman, en indemnisant Mme C des congés annuels non pris, ont méconnu l'article 4 du décret du 4 janvier 2002. Cette libéralité ne saurait être mise à la charge de l'association pour adultes et jeunes handicapés. Par suite, l'association est fondée à solliciter la décharge de la somme correspondant à l'indemnisation des congés annuels non pris.
S'agissant de l'instance n° 2103504 :
15. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".
16. La requête de l'association pour adultes et jeunes handicapés a été communiquée aux hôpitaux du Léman qui ont été mis en demeure de produire un mémoire en défense. Cette mise en demeure étant restée sans effet, les hôpitaux du Léman doivent être réputés avoir admis l'exactitude matérielle des faits allégués par l'association dont l'inexactitude ne ressort d'aucune des pièces du dossier.
17. Il résulte des termes de la facture transmise par les hôpitaux du Léman à l'association pour adultes et jeunes handicapés que les hôpitaux du Léman ont mis à la charge de l'association le versement d'une prime de service due à Mme C pour la période du 1er janvier au 31 mars 2021. Toutefois, il est constant que la mise à disposition de Mme C a pris fin le 15 septembre 2020. Par suite, les hôpitaux du Léman ne pouvaient mettre à la charge de l'association le versement d'une prime correspondant à une période postérieure. Ainsi, c'est à bon droit que l'association sollicite la décharge de cette somme.
18. Il résulte de tout ce qui précède que l'association pour adultes et jeunes handicapés est seulement fondée à demander la décharge de l'obligation de payer les sommes relatives à la mise à disposition de Mme D sous les instances n° 2103504, n°2107816, n°2200877, n°2203461, n° 2204808 et n°2102319. Elle est par ailleurs fondée à demander la décharge de l'obligation de payer les sommes relatives à, sous l'instance n°2102319 à l'indemnité compensatrice de congés annuels non pris par Mme C et sous l'instance n° 2103504 à la prime de service versée à Mme C au titre du 1er trimestre 2021.
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des hôpitaux du Léman une somme de 2 500 euros à verser à l'association pour adultes et jeunes handicapés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'association pour adultes et jeunes handicapés est déchargée de l'obligation de payer les sommes relatives à la mise à disposition de Mme D sous les instances n° 2103504, n°2107816, n°2200877, n°2203461, n° 2204808 et n°2102319. Elle est déchargée de l'obligation de payer les sommes correspondant sous l'instance n°2102319 à l'indemnité compensatrice de congés annuels non pris par Mme C et sous l'instance n° 2103504 à la prime de service versée à Mme C au titre du 1er trimestre 2021.
Article 2 : Les hôpitaux du Léman verseront à l'association pour adultes et jeunes handicapés une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association pour adultes et jeunes handicapés, la direction départementale des finances publiques de la Haute-Savoie et aux hôpitaux du Léman.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
Mme Fourcade, première conseillère,
Mme Pollet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.
La rapporteure,
MA. POLLET
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-2103504-2107816-2200877-2203461-2204808
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026