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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2103559

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2103559

jeudi 2 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2103559
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique 8
Avocat requérantCUVELARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mai 2021, Mme C B, représentée par Me Cuvelard, demande au tribunal d'annuler la décision du 6 avril 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Drôme ne lui a accordé qu'une remise partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement d'un montant de 2 161 euros et de la décharger de cette somme.

Elle soutient que son ancien propriétaire a fait de fausses déclarations.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er décembre 2022, la caisse d'allocations familiales de la Drôme conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

M. A a présenté son rapport au cours de l'audience, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Drôme ne lui a accordé qu'une remise gracieuse partielle de sa dette d'aide personnalisée au logement d'un montant initial de 2 161 euros et de lui accorder la remise totale de cette somme.

2. Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable au recouvrement d'indus d'aide personnelle au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ".

3. Il appartient au tribunal, saisi d'une demande dirigée contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait existant à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. Pour l'examen de ces deux conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration.

4. La requérante ne peut utilement remettre en cause, à l'appui d'une demande de remise gracieuse, le bien-fondé de l'indu. Il résulte de l'instruction que, pour tenir compte de sa bonne foi et de sa situation financière, la caisselui a accordé une remise de 75 % de sa dette, soit 1 357,24 euros, laissant à sa charge une somme de 452,41 euros. Mme B ne soutient pas qu'elle serait dans une situation de précarité compromettant ses capacités de remboursement du solde de la dette demeurant à sa charge et justifiant de lui accorder la remise gracieuse totale de l'indu alors qu'elle ne produit aucun élément relatif à sa situation financière. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée et à la décharge totale de l'indu.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la caisse d'allocations familiales de la Drôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.

Le président,

J-P. ALe greffier en chef,

Ph. BUGUELLOU

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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