mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2104588 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu les procédures suivantes :
I-Par une requête enregistrée le 13 juillet 2021 sous le numéro 2104588, M. A B, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :
1°) de condamner l'office français de l'immigration et de l'intégration à lui verser, sous astreinte journalière de 100 euros à compter de la notification du jugement, la somme de 8 282,50 euros au titre des mensualités de l'allocation pour demandeur d'asile sur la période comprise entre décembre 2018 et le 30 avril 202, outre une indemnité de 5 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis ;
2°) de mettre à la charge de l'office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 200 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- admis au bénéfice des conditions matérielles d'accueil sans hébergement, il aurait dû percevoir l'allocation de demandeur d'asile au montant majoré des personnes non hébergées d'un montant de 15 919,40 euros sur la période comprise entre décembre 2018 et avril 2021 ; n'ayant effectivement reçu que 7 636,90 euros, il demande le versement du reliquat, à savoir 8 282,50 euros ;
- obligé de vivre dans la rue sans percevoir le montant légal de l'allocation de demandeur d'asile au taux majoré, il a subi un préjudice moral dont il demande réparation à hauteur de 5 000 euros.
Par un mémoire enregistré le 11 mai 2023, l'office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête au motif que les griefs articulés par le requérant ne sont pas fondés.
II-Par une requête enregistrée le 26 novembre 2021 et le 31 janvier 2022 sous le numéro 2108051, M. A B, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal:
1°) de condamner l'office français de l'immigration et de l'intégration à lui verser, sous astreinte journalière de 100 euros à compter de la notification du jugement, la somme de 8 282,50 euros au titre des mensualités de l'allocation pour demandeur d'asile sur la période comprise entre décembre 2018 et le 30 avril 202, outre une indemnité de 5 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis ;
2°) de mettre à la charge de l'office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 200 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- admis au bénéfice des conditions matérielles d'accueil sans hébergement, il aurait dû percevoir l'allocation de demandeur d'asile au montant majoré des personnes non hébergées d'un montant de 15 919,40 euros sur la période comprise entre décembre 2018 et avril 2021 ; n'ayant effectivement reçu que 7 636,90 euros, il demande le versement du reliquat, à savoir 8 282,50 euros ; le défaut d'attestation de demandeur d'asile à compter du 11 janvier 2019 est entièrement imputable à la préfecture, ce qu'il démontre.
- obligé de vivre dans la rue sans percevoir le montant légal de l'allocation de demandeur d'asile au taux majoré, il a subi un préjudice moral dont il demande réparation à hauteur de 5 000 euros.
Par un mémoire enregistré le 11 mai 2023, l'office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête au motif que les griefs articulés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 22 mai 2023 le rapport de Mme Frapolli.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant somalien né le 1er janvier 1993, déclare être entré en France le 5 décembre 2018. Après avoir lié le contentieux, il demande au Tribunal, dans les deux instances susvisées, de condamner l'OFII à l'indemniser des préjudices matériels et moraux qu'il aurait subis en raison d'une illégalité fautive commise par l'OFII dans le traitement de son dossier.
Sur les conclusions indemnitaires au titre des deux instances:
2. En critiquant le montant de l'allocation de demandeur d'asile qui lui a été versée et en soutenant qu'il avait droit à une majoration, M. B excipe de l'illégalité de la décision lui attribuant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en tant qu'elle l'aurait illégalement privé d'une majoration destinée à compenser l'absence de mise à disposition d'un hébergement par l'administration. Mais n'articulant aucun grief tiré de l'application de textes, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'OFII aurait commis une illégalité fautive de nature à engager sa responsabilité.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au titre des deux instances :
4. Les conclusions présentées par M. B, la partie perdante, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées dans les deux instances susvisées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à l'office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Vial-Pailler, président,
M. d'Argenson, premier conseiller,
Mme Frapolli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
Le rapporteur,
I. FRAPOLLI
Le président,
C. VIAL-PAILLER
Le greffier,
G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2104588 - 2108051
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026