LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2105067

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2105067

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2105067
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet 2021 20 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Jay, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont à lui verser une somme de 25 000 euros en réparation de son préjudice ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du 1er août 2019 par laquelle elle a été licenciée est entachée d'incompétence ;

- cette décision est illégale dès lors qu'elle trouve son origine dans les manquements du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont, à savoir les réponses tardives apportées à ses demandes de suivre la formation prévue à l'issue de sa réussite à un concours, le refus de son employeur de la faire passer en équipe de jour et l'absence de recherche de reclassement ; sans ces difficultés, elle n'aurait pas été déclarée inapte et n'aurait pas été licenciée ;

- elle n'a jamais été invitée à consulter son dossier médical ;

- l'illégalité de son licenciement constitue une faute de nature à justifier une indemnisation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2022, le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont, représenté par Me Detroyat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le centre hospitalier fait valoir que :

- le recours indemnitaire de l'intéressée est irrecevable, dès lors qu'elle n'a pas contesté la décision de licenciement litigieuse ;

- en tout état de cause, la requête est infondée.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. d'Argenson, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Argentin, rapporteur public ;

- les observations de Me Jay, représentant Mme A ;

- et les observations de Me Detroyat, représentant le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A a été embauchée en contrat à durée déterminée sur le poste d'agent d'entretien spécialisé au sein du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont à compter du 29 août 2005. Le 27 février 2006, elle a accédé au grade d'agent d'entretien qualifié, puis a obtenu un contrat à durée indéterminée à ce poste à compter du 1er août 2006. Le 1er août 2008, Mme A a accédé au grade d'agent de service hospitalier qualifié, employée à temps plein. Le 21 mai 2018, alors en poste en travail de nuit au Foyer de vie de Saint-Joseph de Rivière, Mme A a été placée en arrêt de travail. Le 15 janvier 2019, la médecine du travail a déclaré Mme A inapte au poste d'agent de service hospitalier ou à tout autre poste du centre hospitalier. Elle précisait que l'état de santé de Mme A faisait obstacle à tout reclassement dans un emploi de la fonction publique hospitalière et préconisait une reconversion professionnelle hors de ce secteur, appréciation confirmée par un médecin agréé le 29 mars 2019, lequel concluait à son inaptitude définitive. Le 15 avril 2019, le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont a convoqué Mme A à un entretien préalable dans le cadre d'un licenciement pour inaptitude physique aux fonctions d'agent des services hospitalier qualifié. Le dossier de Mme A a été examiné par la commission consultative paritaire le 2 juillet 2019, laquelle émis un avis favorable au licenciement pour inaptitude à l'unanimité de ses membres. Par courrier du 29 juillet 2019, le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont a notifié à Mme A son licenciement pour inaptitude à compter du 1er août 2019. Mme A n'a pas contesté cette décision. Par courrier du 30 mars 2021 envoyé par le biais de son conseil, Mme A a formé un recours indemnitaire auprès du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont et a sollicité l'indemnisation du préjudice résultant de l'illégalité de son licenciement à hauteur de 25 000 euros. Le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont a opposé un rejet implicite à cette demande. Dans la présente instance, Mme A demande au tribunal la condamnation du centre hospitalier au versement de cette somme.

2. Contrairement à ce que soutient le centre hospitalier, la circonstance que Mme A n'a pas contesté la décision du 29 juillet 2019 par laquelle elle a été licenciée ne fait pas obstacle, par principe, à l'introduction d'un recours indemnitaire fondé sur l'illégalité de cette décision. La fin de non-recevoir du centre hospitalier doit donc être écartée.

3. Mme A soutient que la décision de licenciement du 29 juillet 2019 est illégale du fait qu'elle trouverait son origine dans les manquements qu'aurait commis le centre hospitalier de Saint Laurent du Pont à son encontre, à savoir les réponses tardives apportées à ses demandes de suivre la formation prévue à l'issue de sa réussite à un concours, dont elle ne précise pas la nature, et le refus de son employeur de la faire passer en équipe de jour. Elle estime que ces difficultés indues ont conduit à sa déclaration d'inaptitude. Toutefois, Mme A, d'une part ne cite aucun texte ou principe dont la légalité aurait été méconnue, d'autre part ne donne, en tout état de cause, aucune précision permettant au juge d'apprécier le bien-fondé de ses allégations, les observations présentées à l'audience n'ayant pas permis de clarifier les manquements allégués.

4. Les vices de légalité externe entachant une décision n'ouvrent pas droit à réparation si la mesure était justifiée au fond. En l'espèce, dès lors que Mme A ne démontre pas que la mesure de licenciement dont elle a fait l'objet n'était pas justifiée, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de cette décision, ou de la supposée absence d'invitation à consulter préalablement son dossier médical, sont inopérants à l'appui de son recours indemnitaire.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris dans ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

6. Les conclusions du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A et au centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président rapporteur,

M. d'Argenson, premier conseiller,

Mme Fourcade, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.

Le rapporteur,

P.-H. D'ARGENSON

Le président,

C. VIAL-PAILLER

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2105067

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions