jeudi 18 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2105096 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ADDEN AUVERGNE-RHONE-ALPES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er août 2021 et le 17 décembre 2021, M. B, M. D, Mme A, M. C et Mme F, représentés Me Lebeau, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2021 par lequel le maire de la commune de Villy-le-Pelloux a délivré à la société villes et villages créations un permis de construire en vue de la réalisation d'un ensemble immobilier de trente-deux logements après démolition de deux maisons existantes, ensemble la décision du 2 juin 2021 portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Villy-le-Pelloux et de la société villes et villages créations une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B et autres soutiennent :
-qu'ils ont intérêt pour agir en leur qualité de voisin immédiat ;
-que l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
-que le projet prévoit la suppression d'un élément bâti protégé au titre de son intérêt patrimonial ou architectural en méconnaissance des dispositions de l'article 1 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme ;
- que le permis de construire méconnaît les dispositions des articles 3.1 et 3.2 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme de la commune de Villy-le-Pelloux ainsi que l'article R.111-2 du code de l'urbanisme ;
-que le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article 9 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme de la commune de Villy-le-Pelloux ;
-que le permis de construire méconnaît les dispositions des articles 11.1 et 11.4 du règlement de la zone UH du plan local d'urbanisme de la commune de Villy-le-Pelloux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, la commune de Villy-le-Pelloux représenté par Me Merotto conclut au rejet de la requête, subsidiairement à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Villy-le-Pelloux fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 2 décembre 2021 et le 23 mars 2022, la société villes et villages créations, représentée par Me Bornard, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B et autres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société villes et villages créations fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Un courrier a été adressé le 16 novembre 2021 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée le 8 juin 2022, par l'avis d'audience du même jour.
Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, M. B et autres se désistent de leur requête.
Par un mémoire enregistré le même jour, la société villes et villages créations a indiqué accepté le désistement et renoncer aux frais d'instance sollicités.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villy-le-Pelloux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jourdan, présidente,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique.
Aucune partie n'était présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 12 février 2021, le maire de Villy-le-Pelloux a délivré à la société villes et villages créations un permis de construire en vue de l'édification d'un ensemble immobilier comprenant trente-deux logements après démolition de deux maisons sur un tènement composé des parcelles cadastrées section A nos 96, 1517, 1518, 1519, 1520 et 2308. M. B et autres ont formé un recours gracieux qui a été rejeté par une décision du 2 juin 2021. M. B et autres demandent l'annulation de l'arrêté du 12 février 2021 et de la décision de rejet de leur recours gracieux. Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, M. B et autres se désistent de leur requête. Ce désistement est pur et simple, il y a lieu d'en prendre acte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées à ce titre par la commune de Villy-le-Pelloux.
D E C I D E :
Article 1er : Il est pris acte du désistement de la requête.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Villy-le-Pelloux en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Villy-le-Pelloux et à la société villes et villages créations.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente rapporteure,
Mme Triolet, première conseillère,
Mme Beauverger, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 août 2022.
La présidente-rapporteure,
D. Jourdan
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
A. Triolet
La greffière,
A. Zanon
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2105096
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026