mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2106337 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Juge unique 5 |
| Avocat requérant | ROUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2021, M. B D, représenté par Me Roux, demande au tribunal :
1°) de condamner L'Etat à lui verser la somme de 8500 € en raison des préjudices causés par l'arrêté du préfet de l'Isère du 7 mai 2018 par lequel le préfet de l'Isère lui a ordonné le dessaisissement de son arme de catégorie C qu'il détient et lui a interdit d'acquérir ou de détenir une arme des catégories B, C et D ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- la responsabilité de l'Etat est engagée en raison de l'illégalité fautive de l'arrêté du 7 mai 2018 annulé par la juridiction par jugement du 10 novembre 2020 ;
Il évalue ses préjudices de la manière suivante :
- 6 000 euros en raison de son préjudice d'agrément ;
- 1 500 euros en raison de son préjudice matériel ;
- 1 000 euros en raison de son préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2022, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la réalité de ses préjudices n'est pas établie.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, qui pratique la chasse, a déclaré l'acquisition d'une carabine en préfecture de l'Isère. Par un arrêté du 7 mai 2018, pris sur le fondement des articles L. 312-3 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, le préfet de l'Isère a ordonné à M. D de se dessaisir de l'arme de catégorie C dont il est en possession et lui a interdit d'acquérir ou de détenir des catégories, types d'armes et munitions des catégories B, C et D. Par un jugement n° 1804545 du 10 novembre 2020, le tribunal de céans a annulé cet arrêté. Par la présente requête, M. D demande au tribunal de condamner l'Etat à réparer les préjudices résultant de l'illégalité de l'arrêté du 7 mai 2018.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
2. Par le jugement n°1804545, le tribunal de céans a annulé l'arrêté du 7 mai 2018 au motif de l'erreur d'appréciation commise par le préfet au regard de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. L'illégalité de cette décision est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
En ce qui concerne l'indemnisation des préjudices :
3. En premier lieu, M. D a été privé de la possibilité de chasser pendant deux ans. En revanche, ainsi que le fait valoir le préfet, il n'établit pas avoir été privé de la possibilité d'exercer son loisir de garde-chasse. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant la somme de 500 euros à ce titre.
4. En deuxième lieu, M. D n'établit pas la réalité même des préjudices financiers qu'il allègue, relatifs à la perte d'entrainement de ses chiens et la cession de son fusil à un prix inférieur à sa valeur. Dans ces conditions, sa demande sur ce point ne peut qu'être écartée.
5. En dernier lieu, M. D sollicite la réparation de son préjudice moral tenant à l'atteinte à sa réputation. Il sera fait, compte tenu du temps écoulé entre l'arrêté de dessaisissement des armes et son annulation, une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à 500 euros.
6. Il résulte de ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à M. D une somme de 1000 euros en réparation des préjudices subis.
Sur les frais de procès :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. D tendant à la condamnation de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :L'Etat est condamné à verser à M. D la somme de 1 000 euros.
Article 2 :Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.
La magistrate désignée,
J. A
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
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01/06/2026
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01/06/2026