jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2106937 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | BENICHOU PARA TRIQUET- DUMOULIN AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 octobre 2021, M. C F, représenté par Me Para, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 mars 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère lui a notifié une fraude et un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 728,28 euros pour la période de novembre 2017 à octobre 2019 ;
2°) d'annuler la décision du 1er juillet 2021 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère a rejeté son recours préalable et confirmé un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 728,28 euros pour la période de novembre 2017 à octobre 2019, ensemble la décision du 20 septembre 2021 par laquelle le Défenseur des droits a mis fin à la médiation préalable obligatoire ;
3°) de le décharger de l'obligation de payer les indus de revenu de solidarité active et d'aides exceptionnelles de fin d'années 2017 et 2018 ou le cas échéant d'enjoindre au département de l'Isère de réactualiser la créance en prenant en compte le délai de prescription ;
4°) de mettre à la charge du département de l'Isère la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont entachées d'une erreur de fait dès lors que la vie maritale entre M. F et Mme D n'est pas établie ;
- les décisions sont entachées d'erreur de droit dès lors que la caisse ne peut valablement demander le remboursement de l'indu à M. F car il n'a effectivement perçu aucune somme ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors que le caractère frauduleux du comportement de M. F n'est pas établi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2022, le département de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que M. F ne témoigne d'aucun intérêt pour agir après que la créance ait été transférée à la charge exclusive de son ancienne compagne ;
- les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
La requête a été régulièrement communiquée à la caisse d'allocations familiales de l'Isère qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n°2017-1785 du 27 décembre 2017 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année ;
- le décret n°2018-1150 du 14 décembre 2018 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Delforno, substituant Me Para, représentant M. F et de M. B, représentant le département de l'Isère.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. F conteste le bien-fondé d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 728,28 euros pour la période de novembre 2017 à octobre 2019 mis à sa charge par le département de l'Isère au motif qu'il a dissimulé l'existence de sa vie maritale avec Mme D. Cette dette lui a été notifiée par une décision du 5 mars 2021 et confirmée par une décision du président du conseil départemental de l'Isère du 1er juillet 2021. M. F a par suite saisi le Défenseur des droits afin qu'il soit procédé à une médiation préalable obligatoire à laquelle il a été mis fin le 20 septembre 2021. Par la présente requête, M. F demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions et la décharge de l'obligation de payer l'ensemble de ces indus.
2. Il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales et le département de l'Isère ont constaté la séparation de M. F et de Mme D à compter d'octobre 2019. Le département et la caisse ont par suite transféré les dettes de revenu de solidarité active et d'aides exceptionnelles de fin d'années 2017 et 2018 à la charge exclusive de Mme D de sorte que M. F n'est à ce jour plus débiteur d'aucune dette à l'égard de la caisse d'allocations familiales de l'Isère et du département de l'Isère. Par conséquent, ses conclusions à fin d'annulation ont perdu leur objet et doivent être rejetées.
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. F présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F, au ministre des solidarités et des familles et au département de l'Isère.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le président,
J-P. ALa greffière,
C. JASSERAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère et au ministre des solidarités et des familles, chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026