mercredi 24 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2108645 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BENDJOUYA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2021, le juge des référés a, sur la demande de Mme B et M. A prescrit une expertise, confiée à M. G E, en vue de déterminer les causes et les conséquences des désordres affectant le commerce " Le Kaloupilé " situé à Bourgoin-Jallieu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2022, la CAPI, représentée par Me Phelip, demande au juge des référés que les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance n°2108645 se déroulent contradictoirement en présence du cabinet Merlin en sa qualité de maître d'œuvre des travaux et dont la responsabilité serait susceptible d'être recherchée dans le présent sinistre.
Par un mémoire enregistré le 3 août 2022, M. G E confirme avoir constaté que le cabinet Merlin a été maître d'œuvre en 2017 des travaux potentiellement à l'origine des désordres constatés lors de la première réunion d'expertise contradictoire du 13 juin 2022. Il n'a pas d'observation à formuler concernant la demande d'extension présentée par la Capi.
Par un mémoire enregistré le 11 août 2022, le cabinet Merlin représenté par Me Balon, ne s'oppose pas à l'extension des opérations d'expertise à son égard, mais formule les réserves d'usage sur sa responsabilité.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. D en qualité de juge des référés ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. Par une ordonnance n° 2108645 du 30 mai 2022, le juge des référés a, sur la demande de Mme B et M. A, prescrit une expertise confiée à M. E en vue de déterminer les causes et les conséquences des désordres affectant le commerce " Le Kaloupilé " situé à Bourgoin-Jallieu.
3. La demande de la Capi, présentée moins de deux mois après la première réunion d'expertise, tend à ce que la mission d'expertise soit étendue au cabinet Merlin, au motif que sa responsabilité est susceptible d'être engagée en raison de sa participation aux travaux. Dans ces circonstances, il y a lieu d'étendre l'expertise au cabinet Merlin.
ORDONNE :
Article 1er : Les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance n°2108645 du 21 décembre 2021 sont étendues au cabinet Merlin tous droits et moyens des parties demeurant expressément réservés. L'expert lui communiquera les résultats de ses constatations, l'invitera à formuler ses observations et le convoquera à toutes les réunions ultérieures.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B, à M. A, au cabinet Merlin, à la Capi et à l'expert.
Copie en sera adressée aux autres parties.
Fait à Grenoble, le 24 août 2022.
Le juge des référés,
S. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026