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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2200033

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2200033

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2200033
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantGERMAIN-PHION JACQUEMET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 5 janvier 2022, le 16 février 2024, le 26 mars 2024 et le 11 avril 2024 (ce dernier non communiqué), Mme B C, représentée par la SCP Germain-Phion Jacquemet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2021 par laquelle le maire de Sassenage a rejeté sa demande indemnitaire préalable ;

2°) de condamner la commune de Sassenage à lui verser une indemnité de 40 000 euros en raison du préjudice moral qu'elle estime avoir subi ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Sassenage une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C soutient que :

- elle a été victime de faits répétés de harcèlement moral, en méconnaissance de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 ; refus injustifiés de promotion interne ; confrontation à un climat de travail nocif ; appauvrissement de sa fiche de poste ; sollicitations de son employeur alors qu'elle était en congés de maladie ; relances pour obtenir ses fiches de paie ; erreurs dans son compte épargne temps ;

- son état de santé s'est dégradé en raison de son activité professionnelle ;

- son ancien employeur a également manqué à ses obligations de sécurité et de prévention des risques ; la commune n'a jamais réagi face aux conditions de travail délétères et n'a pas mis en place de document unique d'évaluation des risques ;

- les fautes décrites ci-dessus lui ont causé un préjudice moral, dont elle demande à être indemnisée à hauteur de 40 000 euros.

Par des mémoires enregistrés le 7 décembre 2023 et le 25 mars 2024, la commune de Sassenage conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif que les demandes formulées par la requérante ne sont pas fondées.

Un courrier a été adressé le 26 février 2024 aux parties en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, les informant de la date ou de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et précisant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2.

Un mémoire présenté par Mme C a été enregistré le 29 avril 2024, postérieurement à la clôture d'instruction intervenue le 18 avril 2024 avec l'avis d'audience.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;

- le décret n°2006-1690 du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux ;

- le décret °2010-329 du 22 mars 2010 portant dispositions statutaires communes à divers cadres d'emplois de fonctionnaires de la catégorie B de la fonction publique territoriale ;

- le décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012 portant statut particulier du cadre d'emplois des rédacteurs territoriaux

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 mai 2024 :

- le rapport de Mme Frapolli,

- les conclusions de M. A,

- et les observations de Me Leroy, représentant la commune de Sassenage.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, adjointe administrative de première classe titulaire, est employée depuis mars 2008 par la commune de Sassenage sur l'emploi d'" assistante administrative multi-accueil et RAM ". Par une demande indemnitaire préalable du 20 septembre 2021, elle a demandé à la commune de Sassenage de lui verser une indemnité de 40 000 euros en réparation du préjudice moral résultant de diverses fautes que son employeur aurait commises à son égard. Dans la présente instance, Mme C demande au Tribunal d'annuler le rejet exprès de cette demande qui lui a été opposé le 5 novembre 2021 et elle formule également des conclusions indemnitaires.

Sur les conclusions à fin d'annulation:

2. La décision susvisée du 5 novembre 2021 rejetant la demande préalable indemnitaire de la requérante a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande indemnitaire de Mme C. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre une telle décision ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires:

En ce qui concerne le harcèlement moral :

3. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 susvisée alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel./ Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération :/ 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ;/ 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ;/ 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. ".

4. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.

5. En premier lieu, aux termes de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée alors en vigueur : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration ou à une organisation internationale intergouvernementale, non seulement par voie de concours, selon les modalités définies au 2° de l'article 36, mais aussi par la nomination de fonctionnaires ou de fonctionnaires internationaux, suivant l'une des modalités ci-après : () 2° Inscription sur une liste d'aptitude établie par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité territoriale ou le président du centre de gestion assisté, le cas échéant, par le collège des représentants des employeurs tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 33-5.() ". Aux termes de l'article 8 du décret du 30 juillet 2012 susvisé : Peuvent être inscrits sur la liste d'aptitude prévue au 2° de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée : " () I. - Les fonctionnaires relevant du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux, titulaires du grade d'adjoint administratif principal de 1re classe et comptant au moins dix ans de services publics effectifs, dont cinq années dans ce cadre d'emplois en position d'activité ou de détachement. () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 22 mars 2010 susvisé : " Les recrutements dans le premier grade interviennent : () 2° Après inscription sur une liste d'aptitude établie en application des dispositions du 1° ou du 2° de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. / Les conditions d'inscription sur cette liste sont définies par les statuts particuliers de chaque cadre d'emplois relevant du présent décret. ". Aux termes de l'article 9 de ce décret, auquel renvoie l'article 27 du décret du 30 juillet 20212 susvisé : " La proportion de nominations susceptibles d'être prononcées au titre du 2° des articles 4 et 6 est fixée à raison d'un recrutement pour trois nominations intervenues dans la collectivité ou l'établissement ou l'ensemble des collectivités ou établissements affiliés à un centre de gestion, de candidats admis à l'un des concours mentionnés aux articles 4 et 6 ou de fonctionnaires du cadre d'emplois, dans les conditions fixées par l'article 31 du décret n° 2013-593 du 5 juillet 2013 relatif aux conditions générales de recrutement et d'avancement de grade et portant dispositions applicables aux fonctionnaires de la fonction publique territoriale./ Toutefois, le nombre de nominations susceptibles d'être prononcées au titre du 2° des articles 4 et 6 peut être calculé en appliquant la proportion mentionnée à l'alinéa précédent à 5 % de l'effectif des fonctionnaires en position d'activité et de détachement dans le cadre d'emplois considéré de la collectivité ou de l'établissement ou de l'ensemble des collectivités ou établissements affiliés à un centre de gestion au 31 décembre de l'année précédant celle au titre de laquelle sont prononcées les nominations lorsque ce mode de calcul permet un nombre de nominations plus élevé que celui résultant de l'application des dispositions de ce même alinéa. ".

6. Au regard des dispositions précitées, Mme C n'avait aucun droit à bénéficier d'une promotion interne dans le cadre d'emplois des rédacteurs territoriaux. Si elle peut être regardée comme soutenant en réalité avoir été privée de chances sérieuses de bénéficier d'une telle promotion depuis 2012 par diverses décisions successives devenues définitives, faute d'avoir été contestées, elle ne l'établit pas en se bornant à invoquer ne pas avoir eu communication des lignes directrices de gestion, en méconnaissance de l'article 33-5 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Cette circonstance, contestée au demeurant en défense, serait en effet sans incidence sur ses chances effectives à bénéficier d'une promotion interne. Enfin, si elle souligne l'illégalité du motif qui lui a été opposé par courrier du 13 juillet 2021, tenant à ce que son poste " n'est pas aujourd'hui fléché en poste de catégorie B ", il résulte de l'instruction que ce motif, situé en fin de courrier, est surabondant et, en tout état de cause, l'illégalité d'un motif opposé dans le cadre des dispositions citées au point précédent ne saurait, à elle seule, révéler l'existence d'un droit à promotion pour l'intéressée et d'un " agissement ", au sens des dispositions citées au point 3, ayant pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de travail d'un agent.

7. En deuxième lieu, il est constant que les agents employés au multi-accueil " Les Lucioles " travaillaient dans un climat général très tendu, ce que montre par exemple le courrier de la requérante adressé à la médecine du travail dans lequel elle dénonce la culture en vigueur dans le service d'une supposée appartenance " au milieu ", sans toutefois étayer ses accusations, qui ont dès lors nécessairement contribué au climat dénoncé. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, les tensions relationnelles générales tendues au sein de la crèche " Les Lucioles " sont étrangères à tout fait de harcèlement moral.

8. En troisième lieu, si Mme C se plaint de l'appauvrissement du contenu de sa fiche de poste entre 2016 et 2017, il résulte au contraire de l'instruction que les missions dont elle soutient avoir été privées, relatives essentiellement au suivi de l'état des effectifs journaliers présents, étaient moins riches que celles effectivement réalisées, à savoir, par exemple, participer à la gestion des places en crèches, et dont il est constant qu'elle ont été reprises dans sa fiche de poste actualisée en 2018. Parallèlement à ses reproches quant à l'appauvrissement de ses missions, la requérante soutient de manière contradictoire s'être vu attribuer des tâches " hors cadre d'emploi ". Toutefois, elle n'établit pas non plus la réalité de tels reproches, notamment en s'abstenant de comparer les tâches en cause à celles figurant dans le décret du 22 décembre 2006 susvisé.

9. En quatrième lieu, les deux mails du 11 mai 2021 et du 3 août 2021 par lesquels la requérante demandait sa fiche de paie des mois d'avril et juillet ne sauraient sérieusement établir l'existence d'" un comportement particulièrement malveillant " de son employeur à son égard, s'agissant des conditions de transmission de ses fiches de paie durant ses arrêts maladie. Ce fait est étranger à tout harcèlement moral.

10. En cinquième lieu, pour regrettable qu'aient été les appels téléphoniques à Mme C à l'issue de son congé de maladie initial, alors que ses arrêts de travail étaient renouvelés, il ne résulte pas de l'instruction qu'ils aient eu un autre objet que de lui demander de donner procuration à la directrice adjointe pour assurer les fonctions de régisseuse durant son absence prolongée par un nouveau congé. Il ne résulte pas non plus de l'instruction que la décision de lui retirer ses fonctions de régisseur prise en juillet 2021 et devenue définitive faute d'avoir été contestée ait été étrangère à l'intérêt du service. Les actions menées par la commune de Sassenage en lien avec les fonctions de régisseur un temps exercées par Mme C sont étrangères à tout harcèlement moral.

11. En sixième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la gestion du compte épargne temps de Mme C par son employeur ait été déficiente.

12. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'aucun des éléments de fait présentés par la requérante n'est susceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral et les conclusions indemnitaires de ce chef doivent dès lors être rejetées.

En ce qui concerne l'imputabilité au service de la dégradation de son état de santé :

13. S'il semble résulter des pièces produites en défense, à savoir l'avis de la commission de réforme du 14 janvier 2022 défavorable à Mme C, que cette dernière a cherché à faire reconnaître imputable au service la maladie dont elle souffre, elle ne produit pas le refus qui lui aurait été opposé par la collectivité, ni les décisions la plaçant en congé de maladie ordinaire. A supposer un tel refus, définitif faute d'avoir été contesté, la requérante n'est pas fondée à demander l'engagement de la responsabilité de la collectivité au regard de la dégradation de son état de santé en raison du harcèlement moral subi qui, ainsi qu'il a été dit aux points 3 à 12, n'est pas établi.

En ce qui concernent les manquements allégués de la commune de Sassenage à ses obligations de sécurité et de prévention des risques :

14. Aux termes de l'article 108-1 de la loi du 26 janvier 1984 alors en vigueur : " Dans les services des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2, les règles applicables en matière d'hygiène et de sécurité sont celles définies par les livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application ()". Aux termes de l'article L. 4121-1 du code de travail, figurant au livre I de la quatrième partie de ce code : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. / Ces mesures comprennent :/ 1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l'article L. 4161-1 ;/ () 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. / L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes. ". Aux termes de l'article L. 4121-2 de ce code : " L'employeur met en œuvre les mesures prévues à l'article L. 4121-1 sur le fondement des principes généraux de prévention suivants :/ 1° Eviter les risques ;/ 9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs. ". Aux termes de l'article R. 4541-8 de ce code : L'employeur fait bénéficier les travailleurs dont l'activité comporte des manutentions manuelles :/ 1° D'une information sur les risques qu'ils encourent lorsque les activités ne sont pas exécutées d'une manière techniquement correcte, en tenant compte des facteurs individuels de risque définis par l'arrêté prévu à l'article R. 4541-6 ;/ 2° D'une formation adéquate à la sécurité relative à l'exécution de ces opérations. Au cours de cette formation, essentiellement à caractère pratique, les travailleurs sont informés sur les gestes et postures à adopter pour accomplir en sécurité les manutentions manuelles. ". Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet.

15. D'une part, la requérante reproche à son employeur son abstention fautive au regard des dispositions précitées, à réagir face au climat délétère régnant au sein de la crèche les Lucioles. Toutefois ainsi qu'il a été dit aux points 2 à 12, le contexte de harcèlement moral allégué ne résulte pas de l'instruction. Par ailleurs, son employeur a pris des mesures pour remédier à la situation relationnelle générale très dégradée du service qui, compte tenu de son ampleur, ne pouvait connaître une amélioration instantanée. Ainsi, Mme C n'établit pas l'existence d'une faute au regard des dispositions précitées.

16. D'autre part, Mme C ne fonde l'obligation de son employeur d'établir un document unique de prévention des risques professionnels sur aucun texte. Pour ce seul motif, elle ne saurait donc engager la responsabilité de la commune de Sassenage sur ce fondement, alors au surplus qu'elle n'explique pas en quoi ce manquement, à le supposer avéré, lui aurait causé un préjudice personnel direct et certain, dans le contexte rappelé aux points précédents.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

18. Les conclusions présentées par Mme C, partie perdante, doivent être rejetées ; dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Sassenage.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Sassenage sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la commune de Sassenage.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Wyss, président,

Mme Frapolli, premier conseiller,

Mme Pollet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024

Le rapporteur,

I. FRAPOLLI

Le président,

J.P. WYSS

Le greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2200033

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