LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2200912

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2200912

vendredi 14 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2200912
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantSPE SAS ANDERLAINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 février 2022 et le 8 janvier 2024, M. A B, représenté par la SAS Lexalp - SPE SR Conseil, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été assignés au titre de la même période ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les opérations de contrôle s'étant déroulées sur quatre-vingt-douze jours, les dispositions de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales ont été méconnues ;

- son activité entre dans le champ du régime de taxe sur la valeur ajoutée sur la marge en application de l'article 297 A du code général des impôts ;

- il peut bénéficier du prélèvement libératoire dans le cadre du régime des micro-entreprises dès lors qu'il a exercé son option lors de la procédure de contrôle diligentée par le service ;

- la pénalité pour manquement délibéré n'est pas motivée et n'est pas fondée en l'absence de preuve de sa mauvaise foi rapportée par l'administration.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 1er mars 2022 et le 24 janvier 2024, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Ruocco-Nardo, rapporteur,

- les conclusions de Mme Bourion, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B exerce une activité de vente de véhicules d'occasion depuis le 28 mai 2006 à Grésy-sur-Aix. Il a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018. Par une proposition de rectification du 3 août 2020, le service, après avoir procédé à la reconstitution de son chiffre d'affaires en l'absence de présentation de comptabilité, a remis en cause le régime de franchise en base de taxe sur la valeur ajoutée à compter du mois de juin 2017 et a prononcé à son encontre, d'une part, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 14 772 euros au titre de la période du 1er juin 2017 au 31 décembre 2017 et à hauteur de 30 336 euros au titre de la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018 et, d'autre part, des rehaussements en matière de bénéfices industriels et commerciaux à hauteur de 165 228 euros au titre de 2017 et de 151 681 euros au titre de 2018. Le 23 septembre 2020, M. B a présenté des observations sur la proposition de rectification. Consécutivement à son recours hiérarchique, par un courrier du 10 février 2021 le service a abaissé le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée à hauteur de 11 412 euros au titre de la période du 1er juin 2017 au 31 décembre 2017 et de 25 643 euros au titre de la période 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018 en raison de la taxe sur la valeur ajoutée admise en déduction. Les cotisations d'impôt sur le revenu ont été mises en recouvrement le 30 avril 2021. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont, quant à eux, été mis en recouvrement par un avis du 31 mars 2021. La réclamation de M. B du 15 mars 2021 a été rejetée par une décision du 26 août 2021. Par la présente requête, M. B demande la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018 et doit être regardé comme demandant également la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été assignés au titre de la même période, ainsi que des pénalités correspondantes.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction alors en vigueur : " I. - Sous peine de nullité de l'imposition, la vérification sur place des livres ou documents comptables ne peut s'étendre sur une durée supérieure à trois mois en ce qui concerne : / 1° Les entreprises industrielles et commerciales () dont le chiffre d'affaires ou le montant annuel des recettes brutes n'excède pas les limites prévues au I de l'article 302 septies A du code général des impôts ; / () / II. - Par dérogation au I, l'expiration du délai de trois mois n'est pas opposable à l'administration : / () / 4° En cas de graves irrégularités privant de valeur probante la comptabilité. Dans ce cas, la vérification sur place ne peut s'étendre sur une durée supérieure à six mois. () ". Aux termes de l'article L. 66 de ce livre : " Sont taxés d'office : / () / 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes () ".

3. Il résulte de l'instruction, d'une part, que M. B était en situation de taxation d'office en matière de taxe sur la valeur ajoutée sur le fondement du 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales en l'absence de dépôt de déclaration concernant la période de 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 et, d'autre part, que le vérificateur a dressé le 14 novembre 2019 un procès-verbal de défaut de présentation de comptabilité, dont la régularité et le bien-fondé ne sont pas contestées. Par conséquent, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance du délai mentionné au I de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales. Au surplus, la circonstance que la période de vérification ait représenté un total de quatre-vingt-onze jours n'est pas de nature à caractériser une méconnaissance du délai mentionné au I de l'article L. 52 du livre des procédures fiscales précité dès lors que le délai prévu par ces dispositions n'est pas un délai exprimé en jours mais en mois et que la vérification de comptabilité a eu lieu du 22 août 2019 au 21 novembre 2019 et n'a pas excédé ainsi la durée de trois mois. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition, soulevé à ce titre, ne peut qu'être écarté.

Sur le bienfondé des impositions :

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée :

4. Aux termes de l'article 297 A du code général des impôts : " I. - 1° La base d'imposition des livraisons par un assujetti revendeur de biens d'occasion, d'œuvres d'art, d'objets de collection ou d'antiquité qui lui ont été livrés par un non redevable de la taxe sur la valeur ajoutée ou par une personne qui n'est pas autorisée à facturer la taxe sur la valeur ajoutée au titre de cette livraison est constituée de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat. / La définition des biens d'occasion, des œuvres d'art, des objets de collection et d'antiquité est fixée par décret () ". Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".

5. Si le requérant soutient que son activité de marchand de véhicules d'occasion relevait du régime de la taxe sur la valeur ajoutée sur la marge prévu par les dispositions précitées de l'article 297 A du code général des impôts et que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée ne pouvaient, de ce fait, être assis sur le prix de vente total des biens, il ne produit aucune pièce établissant que les véhicules en cause lui ont été livrés par un non-redevable de la taxe sur la valeur ajoutée ou par une personne qui n'était pas autorisée à facturer la taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne l'impôt sur le revenu :

6. Le moyen tiré de ce que M. B peut bénéficier du prélèvement libératoire dans le cadre du régime des micro-entreprises en ce qu'il a exercé son option lors de la procédure de contrôle diligentée par le service n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Sur la pénalité :

7. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens des articles L. 211-2 à L. 211-7 du code des relations entre le public et l'administration, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable. ". En vertu de l'article 1729 du code général des impôts, les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraînent l'application d'une majoration de 40 % lorsque le contribuable a délibérément entendu se soustraire à l'impôt. Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs (), la preuve de la mauvaise foi () incombe à l'administration ".

8. En relevant dans la proposition de rectification du 3 août 2020, au regard des dispositions de l'article 1729 du code général des impôts, que M. B avait omis de déclarer pour l'année 2017 plus de 72 % du chiffre d'affaires réalisé, alors qu'il est le gérant de sa micro-entreprise et la seule personne à avoir remis à son établissement bancaire les chèques concernant les différentes ventes de véhicules, l'administration a satisfait aux obligations de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales. Par ces mêmes éléments, elle établit l'intention délibérée du requérant d'éluder l'impôt. Ainsi et dès lors que les rehaussements au titre de l'impôt sur le revenu pour l'année 2017 sont fondés, c'est à bon droit qu'elle a prononcé la majoration en cause.

9. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. L'Hôte, président,

M. Lefebvre, premier conseiller,

M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2025.

Le rapporteur,

T. RUOCCO-NARDO

Le président,

V. L'HÔTE

La greffière,

L. ROUYER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions