jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2201217 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | POUVREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2022, Mme A et M. B, représentés par Me Pouvreau, demandent au tribunal :
1) de condamner la commune de Combloux au paiement d'une somme de 20.000 euros au titre du préjudice moral,
2) de condamner la commune de Combloux au paiement d'une somme de 8.000 euros au titre du préjudice moral,
3) de condamner la commune de Combloux au versement d'une somme restant à déterminer sur la base d'une expertise au titre du préjudice subi en raison de la perte de surface de certaines parcelles du fait des emprises irrégulières et de la valeur vénale correspondante,
4) de désigner un expert aux fins notamment d'évaluer la surface des emprises irrégulières commises par la commune de Combloux ainsi que la valeur vénale de la surface ainsi perdue,
5) d'ordonner à la commune de Combloux de supprimer la partie de l'enrochement débordant sur la parcelle n° 3049, ainsi que le chemin piéton débordant le talus,
6) d'ordonner la suppression des regards installés sur la parcelle n° 1333,
7) d'ordonner la suppression du sentier longeant la crèche et débordant sur la parcelle n° 1333,
8) d'ordonner la suppression de la partie de l'escalier empiétant sur la parcelle n° 1333,
9) d'ordonner à la commune d'interdire, en période hivernale, tout déversement de la neige souillée du parking sur la parcelle n° 3049,
10) d'ordonner à la commune de s'abstenir de tout abattage d'arbres ainsi que de tout agrandissement sur les parcelles de M. B sans avoir préalablement recueilli son accord,
11) d'ordonner à la commune de s'abstenir de tout élagage des haies de houx et de tout élagage et abattage d'arbres sur la parcelle n° 1333,
12) En toute hypothèse, de mettre à la charge de la commune de Combloux le versement d'une somme de 3.000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2024, la commune de Combloux, représentée par Me Mollion conclut au rejet de la requête et à la condamnation des requérants à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Une lettre a été adressée le 24 juillet 2024 au conseil de Mme A et M. B, les invitant, sur le fondement des dispositions de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai de deux mois, le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative et notamment l'article R.612-5-1.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens.
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
3. En dépit de la demande qui a été adressée à leur conseil en application des dispositions susvisées de l'article R. 612-5-1du code de justice administrative le 24 juillet 2024 et dont il a accusé réception le 23 septembre 2024, Mme A et M. B n'ont pas confirmé expressément le maintien de leurs conclusions dans le délai de deux mois qui leur était imparti. Ils doivent être réputés s'être désistés de l'ensemble des conclusions de leur requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il leur en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Combloux au titre de l'article L.761-1 du code de justice administratif.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A et M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Combloux au titre de l'article L.761-1 du code de justice administratif sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A, à M. B et à la commune de Combloux.
Fait Grenoble, le 14 novembre 2024.
La présidente de la 3ème chambre,
A. Triolet
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2201217
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026