LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204131

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204131

lundi 24 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204131
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7ème Chambre
Avocat requérantSCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016, suite à un contrôle fiscal. La requête a été jugée irrecevable pour l'année 2013, faute de réclamation préalable. Pour les années 2014 à 2016, le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement important concernant les revenus de capitaux mobiliers. Le surplus des conclusions, notamment sur la remise en cause de déductions de pensions alimentaires et d'un crédit d'impôt, a été rejeté pour défaut de précision suffisante. La décision applique les articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er juillet 2022 et 21 février 2023, M. B... A..., représenté la SELARL Arbor, Tournoud & associés, demande au tribunal :

1°) de le décharger des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 à 2016 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la société Protectas n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés, les revenus qu’elle lui a distribués ne peuvent pas être imposés dans la catégorie des revenus mobiliers ;
- à titre subsidiaire, il ne pouvait pas être imposé au titre des prélèvements sociaux à raison de la fraction excédant le seuil de 10 % du capital social et des primes d’émission, ainsi que des sommes versées en compte courant ;
- les rectifications liées à la remise en cause de la déduction de pensions alimentaires et la reprise du crédit d’impôt en faveur des dépenses pour la transition énergétique ne sont pas fondées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, le directeur de contrôle fiscal Centre-Est conclut au non-lieu partiel à statuer et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que :
- concernant l’année 2013, il n’a fait l’objet ni d’une rectification, ni d’une réclamation contentieuse et est donc hors litige ;
- concernant les années 2014, 2015 et 2016, il a prononcé un dégrèvement partiel des impositions en litige par une décision du 9 février 2023 ;
- le requérant n’a pas développé de moyen au soutien des conclusions aux fins de décharge des impositions restant en litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Vaillant, rapporteure,
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

M. A... était gérant et associé unique de l’EURL Protectas jusqu’en mars 2018, date à laquelle cette société est devenue une société anonyme. Il a fait l’objet de deux procédures d’examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle, au terme desquelles le service lui a notifié des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 à 2016. Après avoir vainement adressé le 24 décembre 2021 une réclamation contentieuse, M. A... demande la décharge des impositions supplémentaires auxquelles il a été assujetti au titre des années 2013 à 2016.
Sur l’étendue du litige :
D’une part, aux termes de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales : « Le contribuable qui désire contester tout ou partie d’un impôt qui le concerne doit d’abord adresser une réclamation au service territorial, selon le cas, de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et droits indirects dont dépend le lieu de l’imposition. ». Il résulte de ces dispositions qu’une requête tendant à la décharge d’une imposition n’est recevable devant le juge administratif que lorsque cette imposition a été mise en recouvrement et a fait l’objet d’une réclamation préalable.
Il résulte de l’instruction que si M. A... demande la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2013, cette année n’a pas fait l’objet de rectification, ni d’une réclamation préalable. Par suite, ces conclusions sont irrecevables.
D’autre part, par une décision du 9 février 2023, postérieure à l’introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a prononcé, au titre de l’année 2014, un dégrèvement d’un montant de 175 329 euros, au titre de l’année 2015, un dégrèvement d’un montant de 117 401 euros, et au titre de l’année 2016, un dégrèvement d’un montant de 225 683 euros, en raison de l’abandon des rectifications concernant les revenus de capitaux mobiliers. A concurrence de ces dégrèvements, les conclusions aux fins de décharge sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.
Sur le bien-fondé des impositions :
Si M. A... soutient que la remise en cause par l’administration fiscale de la déduction de pensions alimentaires pour les années 2015 et 2016 et la reprise du crédit d’impôt en faveur des dépenses pour la transition énergétique pour l’année 2016 ne sont pas fondées, son moyen est dépourvu des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Sur les frais liés au litige :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.

D E C I D E :


Article 1 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles M. A... a été assujetti en raison de la perception de sommes qualifiées de revenus de capitaux mobiliers au titre des années 2014, 2015 et 2016.

Article 2 : L’Etat versera une somme de 1 200 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au directeur de contrôle fiscal Centre-Est.


Délibéré après l’audience du 4 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. L’Hôte, président,
M. Lefebvre, premier conseiller,
Mme Vaillant première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2025.



La rapporteure,

AS. VAILLANT
Le président,

V. L’HÔTE


La greffière,

L. ROUYER



La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions