LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2204375

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204375

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2204375
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation7ème Chambre
Avocat requérantSCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2018. Ces impositions résultaient de la réintégration dans ses bases imposables d'une somme de 16 800 euros, correspondant à des loyers payés par sa société et inscrits au crédit de son compte courant d'associé. Le tribunal a accepté la substitution de base légale demandée par l'administration, fondant désormais l'imposition sur le 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, qui considère comme revenus distribués les sommes mises à la disposition des associés. Il a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve, qui lui incombait, qu'il n'avait pas eu la disposition de ces sommes ou qu'elles ne constituaient pas un revenu.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 juillet 2022 et 29 novembre 2023, M. A... B..., représenté par la SELARL Arbor, Tournoud & associés, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2018 à raison des sommes inscrites au crédit de son compte courant d’associé ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 400 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la somme de 16 800 euros correspondant aux loyers des années 2016 et 2017 ne constitue pas un revenu distribué à son profit ;
- l’administration n’est fondée à imposer cette somme ni sur le fondement du c de l’article 111 du code général des impôts, dans la mesure où ces loyers ne constituent pas des avantages en nature, ni sur le fondement du 2 du 1 de l’article 109 du même code, dans la mesure où ces loyers ne peuvent s’analyser comme un désinvestissement de la société au profit de son associé.


Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au rejet de la requête.




Il soutient que :
- il y a lieu de procéder à une substitution de base légale s’agissant de l’imposition de la somme de 16 800 euros, M. B... pouvant être imposé sur le fondement du 1° du 1 de l’article 109 du code général des impôts en lieu et place du c de l’article 111 du même code ;
- les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Vaillant, rapporteure,
- les conclusions de Mme Galtier, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

A la suite de la vérification de comptabilité dont a fait l’objet la SASU SG constructions dont il était l’associé unique, l’administration a notifié à M. B..., par une proposition de rectification du 2 août 2021, des rehaussements en matière d’impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2018 et 2019. M. B... n’ayant présenté aucune observation, les impositions supplémentaires ont été mises en recouvrement le 31 octobre 2021. Par un courrier du 25 novembre 2021, M. B... a adressé au service une réclamation, qui a fait l’objet d’un rejet le 17 mai 2022. Par la présente requête et dans le dernier état de ses écritures, M. B... demande au tribunal de prononcer la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge au titre de l’année 2018 résultant de la réintégration dans ses bases de revenus réputés distribués à hauteur de 16 800 euros correspondant aux sommes inscrites au crédit de son compte courant d’associé.

Aux termes de l’article 109 du code général des impôts : « 1. Sont considérés comme revenus distribués : / (…) / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices (…) ». Aux termes de l’article 111 du même code : « Sont notamment considérés comme revenus distribués : / (…) / c. Les rémunérations et avantages occultes (…) ».

Il résulte de l’instruction que lors de la vérification de comptabilité de la SASU SG constructions, l’administration a constaté que la société avait payé, le 31 décembre 2018, la somme de 25 200 euros correspondant à des loyers de l’année 2018, mais également des années 2016 et 2017, pour la location de locaux appartenant à M. B.... Le paiement a été effectué par l’inscription de la somme au crédit du compte courant d’associé ouvert au nom de M. B.... Estimant les charges de loyers payés en 2016 et 2017 non déductibles du résultat de l’année 2018, le service les a d’abord réintégrées dans le bénéfice imposable à l’impôt sur les sociétés de la SASU, puis a regardé la somme correspondante, de 16 800 euros, comme un revenu distribué au profit de M. B... et l’a imposée entre ses mains à l’impôt sur le revenu au titre de l’année 2018, sur le fondement du c de l’article 111 du code général des impôts. Cependant, en défense, l’administration fiscale demande qu’il soit procédé à une substitution de base légale en fondant désormais l’imposition sur les dispositions du 2° du 1 de l’article 109 du même code.

L’administration est en droit, à tout moment de la procédure contentieuse, de justifier une imposition par un nouveau fondement juridique, à la condition qu’une telle substitution de base légale ne prive le contribuable d’aucune des garanties de procédure prévues par la loi.

Les sommes inscrites au crédit d’un compte courant d’associé d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés sont, sauf preuve contraire, à la disposition de cet associé et ont donc le caractère de revenus distribués, imposables entre les mains de cet associé dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers en vertu du 2º du 1 de l’article 109 du code général des impôts. Pour que l’associé échappe à cette imposition, il lui incombe de démontrer, le cas échéant, qu’il n’a pas pu avoir la disposition de ces sommes ou que ces sommes ne correspondent pas à la mise à disposition d’un revenu.

En l’espèce, M. B..., en s’abstenant d’établir qu’il n’a pas pu avoir la disposition des sommes litigieuses ou qu’elles ne correspondent pas à la mise à disposition d’un revenu, ne conteste pas utilement leur caractère de revenus distribués. L’administration était dès lors fondée à les soumettre à l’impôt sur le revenu, sur le fondement du 2° du 1 de l’article 109 du code général des impôts, sans que cette substitution de base légale ne prive le requérant d’une garantie. En outre, comme il a été dit au point 5, ces revenus distribués sont imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Par suite, le requérant n’est pas fondé à soutenir que la somme de 16 800 euros devait être imposée dans la catégorie des revenus fonciers, quand bien même les loyers acquittés ne seraient pas fictifs ou exagérés.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B... aux fins de décharge des impositions supplémentaires auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2018 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu’être rejetées.



D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.


Délibéré après l’audience du 15 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. L’Hôte, président,
M. Lefebvre, premier conseiller,
Mme Vaillant, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2026.





La rapporteure,

AS. VAILLANT
Le président,

V. L’HÔTE

La greffière,

L. ROUYER




La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions