lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204913 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | ARNAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2022, Mme C B, représentée par Me Arnaud, demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a rejeté son recours préalable et a confirmé le bien-fondé de son indu d'aide personnalisée au logement de 408 euros au titre de la période du 1er janvier 2021 au 31 juillet 2021.
Elle soutient que :
- la notification de l'indu est insuffisamment motivée ;
- la caisse d'allocations familiales ne rapporte pas la preuve du bien-fondé de l'indu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
M. A a présenté son rapport au cours de l'audience, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été fixée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est bénéficiaire de l'aide personnalisée au logement. Elle était connue comme bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique et bénéficiait de la neutralisation de ses revenus d'activité pour le calcul de l'aide au logement. Suite à la prise en compte d'une activité de salariée du 5 juillet 2021 au 4 août 2021, son dossier a été régularisé. Un indu d'aide personnalisée de logement lui a été notifié le 7 mars 2022 par la caisse d'allocations familiales de l'Isère de 408 euros au titre de la période de janvier à juillet 2021. Mme B a contesté la décision auprès de la commission de recours amiable qui a rendu une décision implicite de rejet à l'issue du délai légal. Une décision explicite de rejet du 4 octobre 2023 a été notifiée à Mme B le 10 octobre 2023. Les moyens de Mme B doivent être regardés comme dirigés contre cette dernière décision.
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu qu'il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
3. La décision du 4 octobre 2023 comporte les moyens de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est par suite suffisamment motivée.
4. Par ailleurs, il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté par la requérante que l'indu de 408 euros provient d'une part d'un dysfonctionnement informatique conduisant à la neutralisation à tort des salaires et indemnités sur le montant de la rente perçue par Mme B et d'autre part de la prise en compte de sa reprise d'activité du 5 juillet au 4 août 2021, déclarée tardivement.
5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme B dans l'ensemble de ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2024.
Le président,
J-P. ALa greffière,
A. CHEVALIER
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2204913
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01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026