lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2205108 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 12 août 2022, Mme A B, représentée par Me Mossuz, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la commune de Glières-Val-de-Borne de retirer la barrière de sécurité qui a été installée sur la parcelle cadastrées n°130 dont elle est propriétaire et ce, dès notification du jugement et sous astreinte journalière de 50 euros ;
2°) de condamner la commune de Glières-Val-de-Borne au paiement d'une indemnité totale de 7 000 euros en réparation du préjudice que l'implantation irrégulière de cet ouvrage lui a causé ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Glières-Val-de-Borne les dépens de l'instance qui s'élèvent à 280 euros ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Glières-Val-de-Borne la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a installé la barrière en litige sans droit ni titre sur sa propriété ;
- elle est bien fondée à demander la suppression immédiate de cet ouvrage ;
- l'illégalité ainsi commise par la commune lui a causé un préjudice de jouissance et un préjudice moral évalués à la somme totale de 7 000 euros.
La commune de Glières-Val-de-Borne, représentée par Me Petit, a présenté un mémoire enregistré le 4 juillet 2023 par lequel elle conclut au rejet de la requête et demande une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de la requête sont irrecevables faute de liaison du litige ;
- ces conclusions sont mal dirigées dans la mesure où la compétence voirie a été transférée à la communauté de communes Faucigny-Glières.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivité territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;
- et les observations de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est propriétaire d'un parcelle cadastrée AK 130 située sur le territoire de la commune de Glières-Val-de-Borne. Une barrière de sécurité a été installée en décembre 2019 pour sécuriser un virage dangereux le long d'une voie dénommée " chemin du Villard " et empiète, selon elle, sur sa propriété. Elle en a donc sollicité la suppression auprès de la commune. Face au refus de cette dernière, Mme B demande au tribunal, dans la présente instance d'ordonner la suppression de cet ouvrage outre la condamnation de la commune au paiement d'une indemnité totale de 7 000 euros en réparation des préjudices qu'elle subit du fait de son implantation.
2. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, la commune du Petit-Bornand-les-Glières - devenue Glières-Val-de-Borne au 1er janvier 2019 - est membre de la communauté de communes de Faucigny-Glières depuis 2006 et que, d'autre part, la compétence voirie incluant la création, l'aménagement et l'entretien des dispositifs de retenue routière tels que les glissières en bois ou métalliques a été transférée à cette structure intercommunale dès le 29 octobre 2013. La barrière en litige ayant été installée postérieurement à cette date, la commune de Glières-Val-de-Borne n'est pas responsable de son implantation. Il ne saurait donc lui être enjoint de la supprimer non plus que d'indemniser la requérante des éventuels préjudices qu'elle a subis du fait de la présence de cet ouvrage. Il en résulte que les conclusions correspondantes présentées par Mme B, mal dirigées, doivent être rejetées.
3. Les frais d'huissier exposés par Mme B ne rentrent pas dans la catégorie des dépens de l'instance. Par suite, les conclusions qu'elle présente en vue de la condamnation de la commune Glières-Val-de-Borne au paiement de ces frais sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur un fin de non-recevoir opposée en défense.
4. Eu égard à sa qualité de partie perdante dans l'instance, les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Glières-Val-de-Borne sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Glières-Val-de-Borne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Glières-Val-de-Borne.
Délibéré après l'audience du 9 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, premier conseiller ;
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
La greffière,
L. Rouyer
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2205108
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026