vendredi 25 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2205170 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 août 2022, la SAS Club Med, représentée par la SELARL Arbor Tournoud et Associés, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge partielle de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2019 dans les rôles de la commune des Allues (Savoie) ;
2°) de prononcer la décharge totale de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 dans les rôles de la commune des Allues ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa réclamation n'est pas tardive ;
- n'exerçant plus d'activité depuis le 24 septembre 2019, date de résiliation de son bail, elle ne saurait être imposée à la cotisation foncière des entreprises postérieurement à cette date.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 janvier 2023, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la réclamation de la société requérante est tardive ;
- à titre subsidiaire, le moyen soulevé par la société requérante n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ruocco-Nardo, rapporteur,
- les conclusions de Mme Bourion, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Club Med, qui exploitait l'établissement " Les Allues Méribel " sur le territoire de la commune des Allues en Savoie, a présenté, le 24 janvier 2022, une réclamation tendant au dégrèvement partiel ou total des cotisations primitives de cotisation foncière des entreprises mises à sa charge au titre des années 2019 et 2020. Sa réclamation a été rejetée par une décision du 24 février 2022. Par la présente requête, la SAS Club Med demande, pour l'année 2019, la décharge partielle de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie et, pour l'année 2020, la décharge totale de cette imposition.
2. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; / () / d) Au cours de laquelle le contribuable a eu connaissance certaine de cotisations d'impôts directs établies à tort ou faisant double emploi () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 211-1 de ce livre : " La direction générale des finances publiques ou la direction générale des douanes et droits indirects selon le cas, peut prononcer d'office le dégrèvement ou la restitution d'impositions qui n'étaient pas dues, jusqu'au 31 décembre de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle le délai de réclamation a pris fin, ou, en cas d'instance devant les tribunaux, celle au cours de laquelle la décision intervenue a été notifiée. ".
3. Il résulte de l'instruction que les impositions en litige ont été mises en recouvrement respectivement le 31 octobre 2019 et le 31 octobre 2020. Si la SAS Club Med s'est vu notifier le rejet partiel, en date du 20 octobre 2021, d'une première réclamation dirigée contre la cotisation foncière des entreprises mise à sa charge au titre de l'année 2020, elle ne conteste pas avoir reçu les avis d'impôt qu'elle produit à l'instance au cours des années 2019 et 2020. Par ailleurs, si elle se prévaut de ce que ces cotisations ont été établies à tort ou comme faisant double emploi au sens des dispositions précitées, elle a eu, en tout état de cause, connaissance certaine de ces impositions au cours des années 2019 et 2020. Dès lors, l'administration est fondée à soutenir que la réclamation du 24 janvier 2022 a été présentée tardivement. En outre, les dispositions précitées de l'article R. 211-1 du livre des procédures fiscales, n'ont ni pour objet ni pour effet de rendre recevable une réclamation présentée après l'expiration du délai fixé par l'article R. 196-2 de ce livre. Par suite, l'administration est fondée à faire valoir que les conclusions aux fins de décharge de la SAS Club Med sont irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SAS Club Med doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Club Med est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Club Med et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Lefebvre, premier conseiller,
M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2025.
Le rapporteur,
T. RUOCCO-NARDO
Le président,
V. L'HÔTE
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026