mardi 5 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2205979 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TERRASSON |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête enregistrée le 9 septembre 2022 sous le n° 2205979, M. D C et Mme B A, représentés par Me Terrasson, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a rejeté leur recours administratif préalable relatif à un indu d'aide personnalisée au logement ;
2°) de prononcer la décharge de l'indu ;
3°) d'enjoindre la caisse d'allocations familiales de l'Isère de restituer les sommes prélevées au titre de cet indu ;
4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de l'Isère une somme de 1 000 euros au profit de leur conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2023, M. C et Mme A déclarent se désister de leur requête et demandent au tribunal de condamner la caisse à leur verser une somme de 1 300 euros en réparation de leur préjudice.
II°) Par une requête enregistrée le 9 septembre 2022 sous le n° 2205980, M. D C et Mme B A, représentés par Me Terrasson, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a rejeté leur demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement ;
2°) de leur accorder la remise totale de cet indu et, à titre subsidiaire, la remise partielle;
3°) d'enjoindre la caisse d'allocations familiales de l'Isère de restituer les sommes prélevées au titre de cet indu ;
4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de l'Isère une somme de 1 000 euros au profit de leur conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2023, M. C et Mme A déclarent se désister de leur requête et demandent au tribunal de condamner la caisse à leur verser une somme de 1 300 euros en réparation de leur préjudice.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
1. Les requêtes susvisées sont relatives à la situation des mêmes allocataires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".
Sur le désistement :
3. Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2023, M. C et Mme A ont déclaré se désister des conclusions initiales de leurs requêtes. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. En vertu des deux premiers alinéas de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et, lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif.
5. Il résulte des écritures mêmes des requérants que ceux-ci n'ont jamais saisi l'administration d'une demande indemnitaire. Cette demande ne peut en outre prendre la forme de conclusions présentées directement devant le juge. Par suite, les conclusions indemnitaires de M. C et Mme A sont irrecevables et doivent être rejetées selon la procédure prévue au 4° de l'article R. 222-1 4° précité.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme C et Mme A de leurs conclusions à fin d'annulation, de décharge, de remise, d'injonction et de celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 2 : Les conclusions indemnitaires de M. C et Mme A sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C et Mme B A, à Me Terrasson et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 5 septembre 2023.
Le président,
J. P. WYSS
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2; n° 2205980
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026