vendredi 11 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206754 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 3 |
| Avocat requérant | LABORIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022, Grenoble Alpes Métropole, représentée par Me Cerveau-Colliard demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Varces-Allières-et-Risset à lui verser la somme de 9 410,835 euros correspondant à la moitié des sommes mises à sa charge par le jugement du tribunal administratif de Grenoble du 5 mai 2022 ;
2°) de mettre à la charge la commune de Varces-Allières-et-Risset la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Grenoble Alpes Métropole soutient que la responsabilité de la commune est engagée conformément aux conclusions du rapport d'expertise et au jugement du tribunal administratif de Grenoble du 5 mai 2022.
Malgré une mise en demeure du 7 mai 2024, la commune de Varces-Allières-et-Risset n'a pas défendu.
La clôture d'instruction a été fixée au 3 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Doulat,
- les conclusions de M. Callot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par jugement du 5 mai 2022, le tribunal administratif de Grenoble a jugé que la responsabilité de Grenoble Alpes métropole était engagée en raison des dégradations constatées sur le mur de la façade mettant en péril sa structure, celle d'un mur perpendiculaire et les planchers du rez-de-chaussée de la propriété de Mme A sise sur la commune de Varces-Allières-et-Risset. Dans la présente requête Grenoble Alpes métropole estimant que les désordres sont également imputables à la commune de Varces-Allières-et-Risset, elle demande de mettre à la charge de cette dernière une somme de 9 410,835 euros correspondant à la moitié des sommes mises à sa charge par le jugement du 5 mai 2022.
Sur les conclusions à fins de condamnation de la commune :
2. Il ressort de l'instruction et plus particulièrement du rapport d'expertise que les désordres subis par Mme A sont imputables à l'eau de pluie et de ruissellement stagnant devant sa façade. Cette situation résulte d'une part de la présence d'un ralentisseur sur la chaussée, de la trop faible pente du réseau d'aux pluviales et de la présence d'avaloirs dont la configuration inadaptée ne permet pas aux feuilles ou autres débris d'être évacuées, et d'autre part du défaut de nettoyage régulier des avaloirs afin d'empêcher leur obstruction. Grenoble Alpes métropole ne conteste pas les travaux préconisés par l'expert pour remédier aux désordres et consistant à reprendre le réseau d'eaux pluviales créant une grille de récupération des eaux au pied du ralentisseur sur toute la largeur de la chaussée en remplacement des avaloirs. Ainsi la cause des désordres a principalement pour origine le défaut de conception tant du ralentisseur que du réseau d'eaux pluviales et des avaloirs qui est imputable à Grenoble Alpes métropole. L'insuffisance de nettoyage des avaloirs, si elle a pu contribuer à la survenance des désordres ou à leur aggravation, apparaît à l'inverse accessoire dans la survenue des désordres. Il résulte de ce qui précède qu'il sera fait une juste appréciation de la responsabilité de la commune à hauteur de 20% des désordres.
3. Il résulte de tout ce qui précède que la commune doit être condamnée à verser à Grenoble Alpes métropole la somme de 3 764,33 euros correspondant à 20% des sommes mises à sa charger par le jugement précité du tribunal administratif de Grenoble du 5 mai 2022.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de de Varces-Allières-et-Risset la somme demandée par Grenoble Alpes métropole au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La de Varces-Allières-et-Risset est condamnée à verser à Grenoble Alpes métropole la somme de 3 764,33 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Grenoble Alpes métropole et à la commune de de Varces-Allières-et-Risset.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente,
M. Ban, premier conseiller.
M. Doulat, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2025.
Le magistrat désigné,
F. Doulat
La greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026