lundi 21 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207226 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ALBISSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 novembre 2022, la société Amadeus Evènement, représentée par Me Albisson, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au maire de Morzine-Avoriaz de suspendre la signature et la notification du marché public de fourniture et pose de l'éclairage et de la sonorisation de la Skoda Arena avec la société Spie s'agissant du lot n° 1 Eclairage, et avec la société Son et Lumière Annecy s'agissant du lot n° 2 Sonorisation ;
2°) d'enjoindre, s'il y a lieu, au maire de Morzine-Avoriaz de communiquer le procès-verbal de la commission d'appel relatif à la sélection des candidatures et l'appréciation des offres présentées dans le cadre du marché public de fourniture et pose de l'éclairage et de la sonorisation de la Skoda Arena, ainsi que de communiquer toute décision ultérieure concernant ce marché public en cause ;
3°) d'enjoindre à la commune de Morzine-Avoriaz de se conformer à ses obligations de transparence, de publicité et de mise en concurrence dans le cadre de l'appel d'offres ouvert concernant le marché public de fourniture et pose de l'éclairage et de la sonorisation de la Skoda Arena, de retenir son offre en vue de la réalisation du marché, subsidiairement d'annuler la procédure d'appel d'offres ouvert concernant ce marché public au stade des candidatures ou des offres, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Morzine-Avoriaz la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 novembre 2022, la commune de Morzine-Avoriaz, représentée par Me Petit conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, la société Amadeus Evènement, représentée par Me Albisson, indique se désister de son instance.
L'ensemble des pièces de la procédure a été communiqué à la société SPIE et à la société Son et Lumières Annecy qui n'ont pas produit au cours de la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. A a lu son rapport et constaté l'absence des parties.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
1. Aux termes de l'article L. 551 1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ".
2. Postérieurement à l'introduction de sa requête, la société Amadeus Evènement, représentée par Me Albisson, a déclaré, par un mémoire enregistré le 21 novembre 2022, se désister purement et simplement de son instance en référé précontractuel. Le désistement de la société Amadeus Evènement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Amadeus Evènement.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Amadeus Evènement, à la société SPIE, à la société Son et Lumières Annecy et à la commune de Morzine-Avoriaz.
Fait à Grenoble, le 21 novembre 2022.
Le juge des référés, Le greffier,
C. A G. MORAND
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026