mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2207794 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 novembre 2022 et 29 avril 2024, Mme D C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les titres exécutoires n°2022-12-19 et n°2023-8-14, émis par la commune de Landry les 27 septembre 2022 et 13 juillet 2023 en vue du paiement des sommes de 4 750 euros chacun au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC) ;
2°) de la décharger de la somme totale de 9 500 euros ;
3°) de condamner la commune de Landry à lui rembourser la taxe d'aménagement de 14 661 euros et la taxe archéologique de 774 euros, ou le prix du terrain le cas échéant ;
4°) de condamner le maire de la commune de Landry pour extorsion de fonds, extorsion de fonds en bande organisée, abus de pouvoir, perception illégale de droits, contributions, impôts ou taxes, emploi de manœuvres frauduleuse à remettre des fonds, à faire consentir un acte opérant une obligation, esclavage, faux et usage de faux, dol et le dol aggravé, escroquerie et harcèlement ;
5°) de condamner la commune de Landry, ou son maire en exercice, à lui verser une somme totale de 682 416 euros ;
6°) de mettre à la charge de la commune de Landry une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- la facture ne comprend pas les mentions légales obligatoires sur toute facture ;
- le titre exécutoire ne porte pas la signature requise par l'article L. 212-1 du CRPA ;
- la participation pour le financement de l'assainissement collectif n'a pas été mentionnée par la commune lors de la vente du terrain viabilisé ni inclus dans le prix de vente tel que validé par le conseil municipal du 26 octobre 2015, elle n'y a pas consenti ;
- cette participation ne correspond à aucune nouvelle intervention pour des travaux d'assainissement sur le terrain viabilisé ;
- le maire de la commune a attesté en présence du notaire, lors de la vente du terrain viabilisé qu'il n'y aurait aucune taxe d'aménagement, ni participation en plus du prix vente ;
- le certificat de permis tacite ne mentionne pas cette participation ;
- son préjudice doit être indemnisé à hauteur de 69 930 euros hors taxe et 13 986 euros de taxe sur la valeur ajouté pour 777 heures de travail à 90 euros hors taxe, 4 500 euros d'indemnité forfaitaire pour les frais de recouvrement, 417 000 euros pour les dommages et intérêts, 177 000 euros sur le fondement des droits de l'homme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 mai et 12 juin 2024, la commune de Landry, représentée par Me Duraz, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête, à ce qu'il soit ordonné la suppression des propos diffamatoires contenus dans le mémoire du 29 avril 2024 et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme C une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Un mémoire, enregistré le 12 juin 2024, présenté par Mme C, n'a pas été communiqué, en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Par lettre du 12 juin 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et indiquant la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R.613-2 du code de justice administrative.
Une ordonnance portant clôture immédiate de l'instruction a été émise le 23 août 2024.
Par courriers du 9 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office, tirés de :
- l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à la condamnation pénale du maire de la commune ;
- l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à l'indemnisation de Mme C par le maire de la commune à titre personnel.
Par un courrier du même jour, Mme C a également été invitée, conformément aux dispositions de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en justifiant, par la production de la décision de l'administration ou, à défaut, de sa demande préalable, que le contentieux a bien été lié pour ses conclusions à fin d'indemnisation des préjudices résultant de l'illégalité fautive des titres exécutoires émis par la commune de Landry les 27 septembre 2022 et 13 juillet 2023.
Par un courrier enregistré le 12 septembre 2024, la commune de Landry a produit ses observations sur les moyens d'ordre public.
Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2024, Mme C a produit ses observations sur les moyens d'ordre public.
Par un courrier du 8 octobre 2024, Mme C a été invitée, conformément aux dispositions de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser ses conclusions à fin de remboursement des taxes d'aménagement et d'archéologie préventive dans un délai de quinze jours en justifiant, par la production des titres de perceptions complets de ces taxes ainsi que la décision de l'administration des impôts statuant sur sa réclamation préalable, ou, en l'absence de réponse de sa part, de la copie de cette réclamation et de la pièce justifiant de son dépôt auprès de l'administration.
En réponse à l'invitation du tribunal à régulariser ses conclusions à fin de décharge des taxes d'aménagement et d'archéologie préventive, Mme C a produit le 22 octobre 2024 une copie de sa réclamation préalable et la preuve de sa réception par l'administration et, par un mémoire enregistré le 24 octobre suivant, ses observations sur le moyen d'ordre public.
Par courrier du 5 novembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin de décharge de la taxe d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive dès lors que la requête ne contient aucun moyen à l'appui de ces conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
Par un courrier enregistré le 6 novembre 2024, la commune de Landry a produit ses observations sur le moyen d'ordre public.
Par des mémoires enregistrés le 7 novembre 2024, Mme C a produit ses observations sur le moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Derollepot, premier conseiller,
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public,
- et les observations de Me Duraz pour la commune de Landry.
Considérant ce qui suit :
1. Le 5 mai 2016, Mme C a présenté une demande de permis de construire pour l'édification d'un bâtiment à usage d'entrepôt d'une surface de plancher de 475 m², lequel lui a été tacitement accordé. Le 27 septembre 2022 puis le 13 juillet 2023, deux titres de recette d'un montant total de 9 500 euros ont été émis par la commune de Landry pour le recouvrement de la PFAC. Mme C demande l'annulation de ces titres exécutoire, la décharge de l'obligation de payer la somme totale de 9 500 euros, la condamnation de la commune, ou de son maire en exercice, à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis, de condamner la commune à lui rembourser la taxe d'aménagement et la taxe archéologique, ou le prix du terrain le cas échéant, et la condamnation du maire pour diverses infractions pénales.
Sur les conclusions ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative :
2. La requérante demande d'une part la condamnation du maire de la commune de Landry à titre personnel à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subi et, d'autre part, sa condamnation pour des infractions pénales. De tels litiges ne sont pas au nombre de ceux qui ressortissent à la compétence du juge administratif. Par suite, ces conclusions de la requête doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif même si, dans son mémoire en défense, l'administration n'a pas soutenu que cette requête était irrecevable, mais seulement que les conclusions du requérant n'étaient pas fondées.
5. Aucune demande indemnitaire n'a été formée auprès de la commune de Landry par Mme C, ni préalablement à la requête, ni en cours d'instance, de sorte qu'aucune décision administrative de rejet n'est née à son égard. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, elle est irrecevable à demander à la commune directement indemnisation dans la présente instance.
Sur la demande de remboursement de taxe d'aménagement, de la taxe archéologique ou du prix du terrain :
6. L'article R. 411-1 du code de justice administrative dispose que : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
7. Si Mme C demande au tribunal de condamner la commune de Landry à lui rembourser la taxe d'aménagement de 14 661 euros et la taxe archéologique de 774 euros, ou le prix du terrain le cas échéant, ces conclusions, qui doivent être regardées comme tendant à la décharge de ces taxes, n'ont été assorties d'aucun moyen antérieurement à la clôture de l'instruction. Dès lors, il résulte des dispositions des articles R. 411-1 du code de justice administrative que ces conclusions sont irrecevables.
Sur les conclusions à fins d'annulation et de décharge :
En ce qui concerne la régularité du titre exécutoire :
8. En premier lieu, Mme C ne peut utilement invoquer, à l'encontre des titres exécutoires en litiges, les vices propres dont serait entachée la facture à laquelle ils font référence et qui précise les bases de la liquidation de la créance. En tout état de cause, les titres exécutoires comportent la mention des noms, prénoms et qualité de leur auteur.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / () ". Aux termes du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " ()4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. / En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation () ".
10. Il résulte de l'instruction, et notamment des extraits du logiciel Helios, que les bordereaux n°2022-12 et n°2023-8 ont été signés électroniquement par M. B F, maire de la commune de Landry, respectivement les 29 septembre 2022 et 13 juillet 2023. Par suite, le moyen tiré du défaut de signature des titres exécutoires en litige doit être écarté.
En ce qui concerne le bien fondé du titre exécutoire :
11. Aux termes de l'article L. 1331-7 du code de la santé publique : " Les propriétaires des immeubles soumis à l'obligation de raccordement au réseau public de collecte des eaux usées en application de l'article L. 1331-1 peuvent être astreints par la commune, la métropole de Lyon, l'établissement public de coopération intercommunale ou le syndicat mixte compétent en matière d'assainissement collectif, pour tenir compte de l'économie par eux réalisée en évitant une installation d'évacuation ou d'épuration individuelle réglementaire ou la mise aux normes d'une telle installation, à verser une participation pour le financement de l'assainissement collectif. Toutefois, lorsque dans une zone d'aménagement concerté créée en application de l'article L. 311-1 du code de l'urbanisme, l'aménageur supporte tout ou partie du coût de construction du réseau public de collecte des eaux usées compris dans le programme des équipements publics de la zone, la participation pour le financement de l'assainissement collectif est diminuée à proportion du coût ainsi pris en charge. Cette participation s'élève au maximum à 80 % du coût de fourniture et de pose de l'installation mentionnée au premier alinéa du présent article, diminué, le cas échéant, du montant du remboursement dû par le même propriétaire en application de l'article L. 1331-2. La participation prévue au présent article est exigible à compter de la date du raccordement au réseau public de collecte des eaux usées de l'immeuble, de l'extension de l'immeuble ou de la partie réaménagée de l'immeuble, dès lors que ce raccordement génère des eaux usées supplémentaires. Une délibération du conseil municipal, du conseil de la métropole de Lyon ou de l'organe délibérant de l'établissement public détermine les modalités de calcul de cette participation () ". Les modalités de calcul de la participation en vigueur sur le territoire de la commune de Landry ont été approuvées par une délibération du conseil municipal du 29 mai 2012.
12. Ces dispositions font de la participation pour le financement de l'assainissement collectif une redevance justifiée par l'économie réalisée par le propriétaire grâce au raccordement de son immeuble au réseau d'assainissement existant. Elle est exigible auprès des propriétaires de ces immeubles à compter de la date de ce raccordement.
13. Il résulte de l'instruction que Mme C a obtenu au cours de l'année 2016 un permis de construire aux fins d'édifier un bâtiment à usage d'entrepôt et que, suite au raccordement de son immeuble au réseau d'assainissement collectif, qui constitue le fait générateur de la participation au financement de l'assainissement collectif exigible auprès du propriétaire de l'immeuble raccordé, cette participation a été légalement mise à sa charge pour la somme totale de 9 500 euros. Les circonstances, d'une part, que cette participation n'aurait été mentionné par le maire lors de la vente, ni inclus dans le prix de vente tel qu'il résulte de la délibération du conseil municipal du 26 octobre 2015 et que la requérante n'y aurait ainsi pas consenti et, d'autre part, qu'elle ne corresponde à aucune nouvelle intervention pour des travaux concernant l'assainissement collectif sur le terrain sont sans incidence sur l'exigibilité de cette participation. De même, la requérante ne peut utilement soutenir que l'absence de mention de cette participation à l'article 5 du certificat d'urbanisme, mention qui n'était au demeurant pas au nombre de celles devant figurer sur le certificat d'urbanisme ou l'autorisation d'occupation du sol en application des dispositions des articles L. 332-28 et A. 410-4 du code de l'urbanisme, entacherait d'illégalité les titres exécutoires en litige. Enfin, la circonstance que le maire aurait attesté devant notaire lors de la vente qu'il n'y aurait aucune taxe d'aménagement, ni participation n'est pas établie par les pièces du dossier.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fins d'annulation des titres exécutoires n°2022-12-19 et n°2023-8-14, émis par la commune de Landry les 27 septembre 2022 et 13 juillet 2023, et de décharge de la somme totale de 9 500 euros présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à la suppression d'écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires :
15. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
16. Le passage du mémoire de Mme C enregistré au greffe du tribunal le 29 avril 2024 commençant par les mots " Le tribunal notera également " et se terminant par les mots " d'amende (article 432-1 du code pénal). " ainsi que celui commençant par les mots " Monsieur B E " et se terminant par les mots " continue encore ce jour (pièce n°25) " excèdent le droit à la libre discussion et présentent un caractère injurieux et diffamatoire. Par suite, il y a lieu d'en prononcer la suppression.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Landry, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Landry au titre des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de Mme C est rejetée
Article 2 :Les passages du mémoire de Mme C enregistré au greffe du tribunal le 29 avril 2024 mentionnés au point 16 sont supprimés.
Article 3 :Mme C versera à la commune de Landry une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à la commune de Landry.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, première conseillère,
M. Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
Le rapporteur,
A. Derollepot
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. Palmer
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026