jeudi 14 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2300072 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique 8 |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 30 juillet 2024, M. D A, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 décembre 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme a rejeté son recours préalable et confirmé un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 6 495,25 euros pour la période d'avril 2021 à octobre 2022 ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) d'enjoindre à la présidente du conseil départemental de la Drôme de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du département de la Drôme la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente qui ne justifie d'aucune délégation de compétence et de signature régulièrement publiée ;
- la décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure qui l'a privé d'une garantie ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle a été prise sur la base d'un traitement algorithmique ;
- il n'a pas été informé de l'exercice par l'administration de son droit de communication ;
- le caractère suspensif du recours préalable prévu au 2° alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles a été méconnu ;
- les droits de la défense ont été méconnus ;
- l'indu n'est pas fondé, eu égard à la nature des sommes, qui ne constituent pas de revenus réguliers au sens de l'article L. 262-3 mais correspondant à des dons occasionnels ; au sens des dispositions du 14° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation de sa situation réelle ;
- à titre subsidiaire, eu égard à la carence de l'administration quant à son devoir d'information prévu à l'article R. 112-2 du code de la sécurité sociale, il doit pourvoir bénéficier du droit à l'erreur en application des dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration et se voir décharger de l'obligation de rembourser l'indu.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2024, le département de de la Drôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Mme E a présenté son rapport au cours de l'audience tenue le 9 octobre 2024, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction que suite à un contrôle de sa situation et de ses ressources ayant révélé l'omission de déclaration de virements bancaires regardés comme constitutifs d'une aide régulière, la caisse d'allocations familiales de la Drôme a notifié le 31 octobre 2022 à M. A, allocataire du revenu de solidarité active depuis le 1er juillet 2020, un indu d'un montant de 6 495,25 euros au titre de la période allant du 1er avril 2021 au 31 octobre 2022. M. A a contesté le bien-fondé de cette dette par un recours administratif du 13 novembre 2022 rejeté par la présidente du conseil départemental de la Drôme par décision du 28 décembre 2022. Par la présente requête M. A demande au tribunal d'annuler cette décision et de le décharger de l'obligation de rembourser cet indu.
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la décision :
S'agissant de la compétence de l'auteur et du signataire de la décision :
3. Il résulte de l'instruction que par un arrêté du 16 décembre 2022 régulièrement publié aux actes administratifs du département, la présidente du conseil départemental de la Drôme a donné à Mme B C, chef de service gestion du revenu de solidarité active, délégation permanente à l'effet de signer, dans le cadre de ses attributions et compétences liées à ce poste, l'ensemble des décisions et notifications relatives au versement, à la suspension du versement du revenu de solidarité active et de refus de remise d'indu. Eu égard à son objet, la décision attaquée entre dans le champ des missions que cet arrêté du 1er juillet 2021 confie à son délégataire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur et du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.
S'agissant du moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision :
4. En application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la notification d'un indu de revenu de solidarité active doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision, les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
5. En l'espèce, la décision en litige rappelle que l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 6 495,25 euros d'avril 2021 à octobre 2022 dont la récupération est poursuivie par le département de la Drôme procède de la prise en compte dans le calcul du montant du revenu de solidarité active auquel M. A pouvait prétendre sur cette période des sommes versées sur son compte bancaire par son père, qualifiées de pension alimentaires par les services de la caisse d'allocations familiales. L'autorité compétente n'était pas tenue d'indiquer ni dans la décision notifiant l'indu litigieux, ni dans la décision attaquée rejetant son recours administratif, les éléments ayant servis au calcul du montant de cet indu. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
S'agissant du moyen tiré de ce que la décision serait tirée d'une procédure algorithmique :
6. Aux termes de l'article L. 311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve de l'application du 2° de l'article L. 311-5, une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique comporte une mention explicite en informant l'intéressé. Les règles définissant ce traitement ainsi que les principales caractéristiques de sa mise en œuvre sont communiquées par l'administration à l'intéressé s'il en fait la demande. ". Aux termes de l'article R. 311-3-1-2 du même code : " L'administration communique à la personne faisant l'objet d'une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, à la demande de celle-ci, sous une forme intelligible et sous réserve de ne pas porter atteinte à des secrets protégés par la loi, les informations suivantes : 1° Le degré et le mode de contribution du traitement algorithmique à la prise de décision ; 2° Les données traitées et leurs sources ; 3° Les paramètres de traitement et, le cas échéant, leur pondération, appliqués à la situation de l'intéressé ; 4° Les opérations effectuées par le traitement. ".
7. Il résulte de l'instruction que la décision attaquée ne comporte aucune mention explicite informant l'intéressé que la décision attaquée aurait été prise par la présidente du conseil départemental de la Drôme sur le fondement d'un traitement algorithmique. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que ladite décision résulterait d'un traitement algorithmique. Au demeurant, le requérant ne justifie pas avoir vainement sollicité la communication des règles définissant ce traitement ainsi que les principales caractéristiques de sa mise en œuvre. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ne peut qu'être écarté.
S'agissant de l'usage du droit de communication :
8. M. A ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 114.21 du code de la sécurité sociale au soutien de sa contestation de la décision attaquée relative au rejet de son recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision de récupération d'un indu de revenu de solidarité active. Le moyen tiré de l'absence d'information du droit de communication de la caisse d'allocations familiales invoqué sur ce fondement, inopérant, ne peut qu'être écarté.
S'agissant du vice de procédure :
9. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Les modalités d'examen du recours sont définies par décret en Conseil d'Etat () ".
10. Aux termes de la convention de gestion du revenu de solidarité signée entre le département de la Drôme et la caisse d'allocations familiales de la Drôme " L'examen du recours préalable obligatoire (RAPO). Dans le cas où le Chef de Service Qualité, Ressources et Gestion du RSA ou le Responsable contentieux du Service RSA ne peuvent étudier le recours, celui-ci est adressé pour avis à la Commission de Recours Amiable (CRA) en application des dispositions de l'article R262-89 du code de l'action sociale et des familles ".
11. En l'espèce, la décision litigieuse a été prise par Mme B C, chef du service Gestion du revenu de solidarité active. Par conséquent, le recours préalable de M. A n'avait pas à être soumis à l'avis de la commission de recours amiable. Le moyen tiré de ce que la saisine de la commission de recours amiable est une formalité préalable obligatoire à l'édiction de la décision ayant statué sur son recours administratif préalable obligatoire et que la méconnaissance de cette formalité l'aurait privé d'une garantie est, par suite, inopérant et ne peut qu'être écarté.
S'agissant des droits de la défense :
12. L'allocataire peut faire valoir ses observations en exerçant devant le directeur de la caisse d'allocations familiales le recours administratif préalable obligatoire mentionné à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires du même code. Ainsi, et dès lors que le législateur n'a pas entendu soumettre la contestation du bien-fondé de l'indu à une procédure contradictoire, la circonstance que le requérant n'ait pas reçu la communication du rapport du contrôleur et n'a pas été convoqué devant les services de la caisse d'allocations familiales n'est pas de nature à faire regarder la décision comme issue d'une procédure méconnaissant les droits de la défense, M. A ayant été en mesure d'exercer le recours préalable prévu à l'article L 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Sur le bien-fondé de l'indu :
S'agissant de la qualification des sommes perçues :
13. Aux termes de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, () ". Aux termes de l'article R. 262-11 du même code : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : () 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier () ". Aux termes de l'article R. 262-14 du même code : " Sur décision individuelle du président du conseil départemental au vu de la situation exceptionnelle du demandeur au regard de son insertion sociale et professionnelle, il n'est pas tenu compte des libéralités consenties aux membres du foyer. "
14. M. A conteste le bien-fondé de l'indu dont la décision en litige confirme la récupération en soutenant que les sommes versées sur son compte bancaire et non déclarées correspondent à des aides ponctuelles versées par son père. Il est constant que M. A a perçu une somme de 3 000 euros en janvier 2021, de 2 000 euros en août 2021, de 2 500 euros en décembre 2021 de 3 000 euros en janvier 2022 et de 2 000 euros en août 2022. Le requérant soutient que les virements en cause sont des dons effectués à l'occasion de Noël et de son anniversaire pour lui permettre de survivre et ne peuvent, en raison de leur caractère exceptionnel, être considérés comme des revenus réguliers au sens de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles mais constituent des aides et secours financiers au sens du 14° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles qui n'entrent pas dans le calcul des ressources prises en compte pour le calcul du revenu de solidarité active. En défense, l'administration fait valoir que, compte tenu de la régularité des virements, effectués trimestriellement, et des montants perçus, générant une ressource moyenne mensuelle supérieure au montant du revenu de solidarité active, les sommes en cause ne peuvent être regardées comme des présents d'usage, lesquels se définissent par leur caractère ponctuel, mais constituent des aides alimentaires entrant dans le calcul des ressources de l'allocataire. Le requérant se borne à contester cette qualification sans faire état d'une insertion sociale et professionnelle qui eut pu conduire la présidente du conseil départemental, en application des dispositions de l'article R. 262-14 du code de l'action sociale et des familles, à ne pas tenir compte des libéralités ainsi consenties. Par suite, la décision en litige confirmant la récupération de l'indu, n'est entachée ni d'une erreur de droit, ni d'une erreur d'appréciation de sa situation.
Subsidiairement s'agissant du droit à l'erreur :
15. Aux termes de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué. ".
16. Il résulte de l'instruction que l'indu a pour origine l'omission de déclaration des aides versées à M. A par son père. Si le requérant invoque le droit à l'erreur, et se prévaut de sa bonne foi, il résulte de l'instruction que la décision attaquée, qui rejette son recours administratif préalable obligatoire, rappelle que la suspension de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active est motivée par la circonstance que l'intéressé n'a pas produit les justificatifs demandés par le service. Dans la mesure où la décision confirmant la récupération de l'indu ne constitue pas une sanction, le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Sur la méconnaissance du caractère suspensif de son recours administratif préalable obligatoire :
17. Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif ".
18. M. A soutient, sans d'ailleurs l'établir de manière probante, que la caisse d'allocations familiales de la Drôme a procédé à des retenues illégales sur ses prestations, selon un plan de recouvrement de 53 euros par mois, pour procéder au remboursement de l'indu litigieux de revenu de solidarité active avant même l'expiration des voies et délais de recours. Toutefois, le caractère suspensif prévu par les dispositions précitées de l'article L. 262-46 du code court à compter de la date de la réclamation du recours administratif préalable obligatoire ou du recours contentieux. En outre, il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales a suspendu le recouvrement de l'indu de revenu de solidarité active. Par suite, le moyen doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision attaquée et à la décharge de l'obligation de rembourser sa dette doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit enjoint à la présidente du conseil départemental de la Drôme de réexaminer sa situation doivent être rejetées.
21. Il est toutefois loisible à M. A, s'il s'y croit fondé, de solliciter le rééchelonnement de sa dette selon un plan de recouvrement établi sur des mensualités adaptées à sa situation financière.
Sur les frais d'instance :
22. Il résulte de ce qui précède que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'administration, qui n'est pas la partie perdante, verse une quelconque somme à M. A au titre des frais d'instance.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Desfarges et au département de la Drôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.
La magistrate désignée,
E. ELa greffière,
L. BOURECHAK
La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°230007
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026