mercredi 18 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2300216 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2023 sous le n°2300216, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 novembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a confirmé sa décision du 1er février 2021 portant rejet du recours gracieux formé à l'encontre de la décision du 24 novembre 2020 lui notifiant une suspension de son allocation de revenu de solidarité active ainsi qu'un indu d'un montant de 4 642,33 euros au titre de la période du 1er septembre 2019 au 30 octobre 2020 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 4 458,33 euros ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- elle n'a pas été informée de la suppression de son allocation de revenu de solidarité active avant la mise en recouvrement, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;
- des retenues ont été illégalement effectuées par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle n'est pas étudiante au sens de l'article L. 124-1 du code de l'Education ;
- les sommes versées par ses parents et autres ne sont pas des revenus devant être pris en compte pour le calcul du son revenu de solidarité active ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.
II- Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2023 sous le n°2300220, Mme A B, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de sommes à payer du 14 novembre 2022 correspondant au titre n°10000-2022-332592 émis à son encontre par la Ville de Paris en vue du recouvrement d'une somme de 3 996,08 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er septembre 2019 au 31 octobre 2020 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 3 996,08 euros ;
3°) de mettre à la charge de la Ville de Paris le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- le titre litigieux est dépourvu de toute signature, tant manuscrite qu'électronique ;
- il est dépourvu de motivation compréhensible ;
- elle n'est pas étudiante au sens de l'article L. 124-1 du code de l'Education ;
- les sommes versées par ses parents et autres ne sont pas des revenus devant être pris en compte pour le calcul du son revenu de solidarité active.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 342-2 du code de justice administrative : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et lui adresse le dossier de la demande. / L'ordonnance de renvoi est notifiée au président de l'autre tribunal administratif qui transmet au président de la section du contentieux le dossier de la demande soumise à son tribunal. " Aux termes de l'article R. 342-3 du même code : " Le président de la section du contentieux se prononce sur l'existence du lien de connexité et détermine la ou les juridictions compétentes pour connaître des demandes. () ".
3. La décision attaquée du 22 novembre 2022 prise par le président du conseil départemental de la Haute-Savoie portant rejet du recours gracieux de la requérante relatif à un indu de revenu de solidarité active, relève de la compétence du tribunal administratif de Grenoble en vertu de l'article R. 312-1 du code de justice administrative. Le titre exécutoire du 14 novembre 2022, dont il est demandé l'annulation, a été émis par la Ville de Paris en vue du recouvrement de l'indu litigieux pour lequel le recours gracieux a été rejeté par décision du 1er février 2021, puis par la décision confirmative attaquée du 22 novembre 2022. Le tribunal administratif de Paris est en principe compétent pour se prononcer sur le litige relatif au titre exécutoire en vertu des dispositions précitées de l'article R. 312-1 du code de justice administrative. Il y a lieu par suite, de saisir le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat en application des dispositions précitées au point 2 pour qu'il se prononce sur le lien de connexité et détermine la juridiction compétence pour connaître de ces requêtes.
ORDONNE :
Article 1er : Les dossiers des requêtes n°2300216 et n°2300220 de Mme B sont transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et à Mme A B.
Fait à Grenoble, le 18 janvier 2023.
Le président,
J.P WYSS
N°2300216-2300220
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026