lundi 6 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2301264 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 7 |
| Avocat requérant | SCHAUFELBERGER - MONNIN - SIRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2023, Mme B... A..., représentée par Me Sirat, demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe d’habitation auxquelles elle a été assujettie au titre de chacune des années 2021 et 2022 à raison d’un logement sis 390 et 392 route de Genève à Combloux (74920) et de mettre à la charge de l’Etat d’une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la taxe d’habitation à titre secondaire n’est pas fondée ;
- ce logement constitue sa résidence principale ;
- le fait qu’elle n’ait pas régularisé son adresse pour ses déclarations d’impôt et que son employeur soit situé à Besançon sur la période du 7 décembre 2020 au 31 décembre 2022 ne suffit pas considérer que sa résidence principale se situerait à Besançon au 1er janvier 2021 et 2022 ;
- elle est fondée à demander le bénéfice de la décharge de 30 % de la taxe d’habitation de l’année 2021 et la totalité de la taxe d’habitation de l’année 2022 en application de la réforme adoptée pour cette imposition.
Par un mémoire enregistré le 16 mai 2023, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au rejet de la requête.
Il expose que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Conesa-Terrade, première conseillère, pour statuer sur la requête en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Au cours de l’audience publique, Mme Conesa-Terrade, première conseillère, a lu son rapport. Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
Mme A... a été imposée à la taxe d'habitation au titre des années 2021 et 2022 à raison d’une résidence secondaire d’un logement et parking situés à Combloux. Sa réclamation a été rejetée le 28 novembre 2022 par l’administration fiscale. Par la présente requête, elle demande au tribunal de prononcer la réduction de la cotisation de taxe d'habitation mise à sa charge au titre de l’année 2021 et la décharger de de la taxe d'habitation due au titre de l’année 2022.
Aux termes de l’article 1407 du code général des impôts : « I. La taxe d’habitation est due : / 1º Pour tous les locaux meublés affectés à l’habitation (…) ». Aux termes de l’article 1408 de ce code : « I. La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (…) ». Aux termes de l’article 1415 du même code : « La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d’habitation sont établies pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année de l’imposition ». Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la taxe d'habitation est établie pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année d’imposition, au nom des personnes qui ont eu, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance à titre privatif des locaux meublés à usage d’habitation et de leurs dépendances.
Mme A... soutient que le logement de Combloux constitue, depuis son acquisition le 31 Juillet 2019, sa résidence principale et qu’elle peut, en conséquence, bénéficier de l’exonération de taxe prévue par l’article 1414- C du code général des impôts, dans sa version applicable pour chacune des années litigieuses. Il résulte toutefois de l’instruction que la requérante a porté sur ses déclarations de revenus afférentes à ces années, une adresse de résidence à Besançon et a précisé, sur la déclaration de revenus de l’année 2022 avoir déménagé sur Combloux le 1er octobre 2022. La circonstance que son employeur lui adressait ses bulletins de paye à l’adresse de Combloux et l’existence d’un contrat d’électricité pour ce logement sont sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition de la contribuable à la taxe d'habitation à raison de ce bien à usage d’habitation en résidence secondaire. Par suite, elle n’est pas fondée à revendiquer pour ce bien, au titre des années en litige, le bénéfice de l’exonération de taxe d'habitation prévue à l’article 1414 C du code général des impôts.
Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles tendant à l’application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2025.
La magistrate désignée,
E. CONESA-TERRADE
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026