mercredi 13 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303662 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juin 2023, M. B H, représenté par Me Bedois, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner au centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes et au professeur C F de communiquer les résultats de l'analyse bactériologique du matériel d'ostéosynthèse retiré lors de l'intervention du 6 octobre 2021 ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise médicale relative aux conditions de sa prise en charge par la clinique Herbert le 6 septembre 2017 et par le centre hospitalier universitaire de Grenoble le 6 octobre 2021 ;
3°) de dire que l'expert communiquera un pré-rapport.
Il soutient que la mesure d'expertise présente un caractère utile dès lors qu'elle permettra de déterminer s'il a été victime d'une infection nosocomiale et d'évaluer ses préjudices.
Par un mémoire en réponse, enregistré le 23 juin 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme fait savoir qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des infections iatrogènes et des infection nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Fitoussi, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ses protestations et réserves d'usage ;
2°) de désigner un collège d'experts compétents en neurochirurgie et infectiologie ;
3°) de compléter la mission de l'expert selon ses dires ;
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 juillet 2023 et le 7 juillet 2023, le professeur C F, représenté par Me Bertin, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prendre acte qu'il ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée à la condition que la mission confiée à l'expert soit conforme au régime de responsabilité qui lui est applicable ;
2°) de désigner un collège d'expert en neurochirurgie ;
3°) de compléter la mission de l'expert selon ses dires ;
4°) de dire que l'expertise sera réalisée aux frais avancés par le requérant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, le docteur A E, représenté par Me Choulet, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte qu'il ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée sous les plus expresses réserves et protestations d'usage ;
2°) de désigner un collège d'experts spécialisés en neurochirurgie et infectiologie ;
3°) de compléter la mission de l'expert selon ses dires ;
4°) de dire que l'expert déposera un pré-rapport ;
5°) de réserver les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2023, le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, représenté par Me Ligas-Raymond, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ce qu'il conteste toutes les responsabilités qui lui seraient imputées ;
2°) de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée ses protestations et réserves d'usage ;
3°) de dire que le requérant devra l'autoriser à produire son dossier médical aux experts et aux parties contradictoirement ;
4°) de dire que l'expert ne devra pas convoquer les parties avant que l'organisme de sécurité sociale n'aura pas communiqué son relevé détaillé à l'ensemble des parties ;
5°) de dire que l'expert dressera un pré-rapport ;
6°) de dire que l'expertise aura lieu aux frais du requérant ;
7°) de réserver les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2023, le groupement de coopération sanitaire clinique Herbert, demande à ce qu'il soit mis hors de cause.
Il soutient que l'établissement dénommé " clinique Herbert " dans lequel a été opéré le requérant en 2017 a changé de statut juridique et que se responsabilité ne peut être mise en cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, la Compagnie Saint Pol (anciennement Clinique Herbert), représentée par Me Mante Saroli, demande au juge des référés :
1°) de prendre acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée sous les plus expresses protestations et réserves d'usage ;
2°) de désigner un collège d'experts spécialisés en neurochirurgie et en infectiologie ;
3°) de compléter la mission de l'expert selon ses dires ;
4°) de réserver les dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. La prescription d'une mesure d'expertise en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande d'expertise, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon la demande, la mesure sollicitée.
3. Il résulte de l'instruction que M. H souffre depuis 2016 de deux hernies discales. Suite à des examens médicaux, une chirurgie a été pratiquée le 6 septembre 2017 au sein de la Clinique Herbert désormais dénommée Compagnie Saint Pol, laquelle a consisté en une foraminotomie, recalibrage bilatéral, arthrodèse intersomatique par cage et ostéosynthèse supérieure. A la suite de cette intervention, le requérant a présenté des complications, notamment des douleurs dans le bas du dos, une majoration de l'effort, des blocages persistants et dysfonctionnement du releveur du pied droit ainsi qu'une prise de poids majeure. Le 6 octobre 2021, M. H a subi une nouvelle intervention à l'hôpital de Grenoble consistant en l'extension de son arthrodère L4-L5 et L5-S1. Il a toutefois ressenti une douleur paralysante à la jambe gauche après cette intervention et de nombreuses complications les jours suivants et notamment des saignements de nez, des vomissements et une fuite de liquide céphalo-rachidien par la cicatrice sur laquelle le pensement était apposé.
4. D'une part, lorsqu'une demande ne tend qu'à voir ordonner une mesure d'instruction et que le litige est susceptible de relever, fût-ce pour partie, de l'ordre de juridiction devant lequel cette demande a été présentée, le juge des référés se trouve valablement saisi de celle-ci.
5. D'autre part, les fautes commises par un praticien hospitalier à l'occasion d'actes accomplis dans le cadre du service public hospitalier engagent en principe la seule responsabilité du centre hospitalier dont relève ce praticien.
6. Enfin, le patient qui entend obtenir réparation d'un préjudice qu'il estime avoir subi à l'occasion de soins réalisés dans un établissement de soins privé auquel le lie un contrat de soins et d'hospitalisation incluant, en l'absence d'activité libérale du praticien qui les prodigue, les soins médicaux, est en droit de rechercher devant le juge judiciaire la responsabilité de cet établissement. Il est par ailleurs loisible au patient de rechercher, devant le juge judiciaire, la responsabilité d'un médecin à raison des actes médicaux accomplis, à titre de praticien libéral, au sein de la clinique.
7. Lorsqu'un praticien hospitalier accomplit des actes médicaux au sein d'un établissement de soins privé dans les conditions qui ont été analysées ci-dessus, en application d'une convention telle que celle qui a été mentionnée, il doit être regardé comme exerçant en qualité d'agent du service public hospitalier. Si le patient qui estime avoir subi un préjudice à l'occasion des soins qui lui ont été prodigués par ce praticien est susceptible de poursuivre la responsabilité du centre hospitalier dont celui-ci dépend devant la juridiction administrative, il peut aussi rechercher devant la juridiction judiciaire la responsabilité de l'établissement de soins privé au sein duquel il a été soigné et avec lequel il a conclu un contrat de soins et d'hospitalisation de droit privé. Dans la cadre d'une telle action, et sans préjudice de l'action qu'il peut lui-même engager contre le centre hospitalier, l'établissement privé peut être déclaré responsable aussi bien des fautes commises par lui-même et par ses préposés que par le praticien.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la présente demande d'expertise est susceptible de se rattacher à un litige pouvant relever à la fois de la compétence de l'ordre de la juridiction administrative que judiciaire. Ainsi, la demande d'expertise présentée par M. H, relative aux conditions de sa prise en charge par la Clinique Herbert le 6 septembre 2017 et par le centre hospitalier de Grenoble le 6 octobre 2021, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées. Il y a lieu, dès lors, d'y faire droit dans les conditions précisées à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la mise hors de cause de du groupement de coopération sanitaire Clinique Herbert :
9. Si l'expertise constituant une simple mesure d'instruction, elle ne préjuge pas des responsabilités éventuellement mobilisables, il appartient toutefois au juge des référés saisi d'une demande d'expertise de se prononcer sur l'utilité de la participation d'une partie aux opérations d'expertise.
10. En l'espèce, il résulte de l'instruction et il n'est pas contesté que M. H a été pris en charge par la clinique Herbert alors gérée par la société SA Clinique Herbert désormais dénommée Compagnie Saint Pol. Par suite, seule la participation de cette dernière aux opérations d'expertise présente un caractère utile. Par suite il y a lieu de mettre hors de cause le groupement de coopération sanitaire Clinique Herbert.
Sur la demande du centre hospitalier de Grenoble tendant à la production du relevé des débours et frais médicaux de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme :
11. En l'état de l'instruction, la production du relevé détaillé des débours et frais médicaux de la caisse primaire d'assurance maladie ne présente pas un caractère d'utilité eu égard à la mission de l'expert telle que fixée par la présente ordonnance. Il appartiendra à l'expert de la solliciter, s'il l'estime nécessaire. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à la communication de ce relevé.
Sur les demandes d'injonction :
12. Aux termes de l'article R. 621-7-1 du code de justice administrative : " Les parties doivent remettre sans délai à l'expert tous documents que celui-ci estime nécessaires à l'accomplissement de sa mission. / En cas de carence des parties, l'expert en informe le président de la juridiction qui, après avoir provoqué les observations écrites de la partie récalcitrante, peut ordonner la production des documents, s'il y a lieu sous astreinte, autoriser l'expert à passer outre, ou à déposer son rapport en l'état () ".
13. Il ressort des dispositions précitées que seul le président du tribunal peut, à la demande de l'expert, adresser une injonction de produire un document à toute partie figurant à l'expertise en cours.
14. Par suite, les conclusions du centre hospitalier, tendant à ce que le juge des référés enjoigne au requérant de l'autoriser à communiquer son dossier médical, doivent être rejetées comme étant sans objet dès-lors qu'il appartient à l'expert de le solliciter conformément au 1°) de la mission d'expertise. Par ailleurs, il appartient à l'expert, dans le cadre de sa mission, de se faire communiquer les pièces en assurant le respect du contradictoire. Il en va de même des conclusions du requérant tendant à enjoindre au centre hospitalier de Grenoble et au professeur F de communiquer les résultats de l'analyse bactériologique du matériel d'ostéosynthèse utilisé durant l'opération du 6 octobre 2021.
Sur le surplus des conclusions :
15. Par ailleurs, l'expertise constituant une simple mesure d'instruction, elle ne préjuge pas des responsabilités éventuellement mobilisables.
16. L'expert est tenu, entre autres, d'informer les parties de ses constatations, de recueillir leurs dires et d'en faire état dans son rapport. S'il lui est loisible de communiquer aux parties un pré-rapport aux fins de recueillir leurs observations, aucune disposition législative ou réglementaire applicable devant le juge administratif ne permet de lui imposer cette formalité.
17. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais de l'expertise seront liquidés et taxés par ordonnance laquelle désignera la partie qui les supportera.
ORDONNE :
Article 1er : M. le docteur D G domicilié 39 chemin de la Vernique, clinique du Vald'Ouest 69 130 Ecully, est désigné comme expert avec pour mission de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de M. H et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, et aux diagnostics pratiqués sur lui lors de sa prise en charge à la clinique Herbert et à l'hôpital de Grenoble ; convoquer et entendre les parties et tout sachant ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de M. H, ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;
2°) décrire l'état de santé de M. H et les soins et prescriptions antérieurs à son admission à la Clinique Herbert,
3°) décrire les conditions dans lesquelles il a été pris en charge et soigné dans ces établissements ;
4°) préciser l'état actuel de M. H et se prononcer sur l'origine de cet état ; en cas de pluralité de causes, indiquer les conséquences de chacune et, le cas échéant, proposer au tribunal, un partage en termes de pourcentages ;
5°) donner son avis sur la prise en charge de M. H à la Clinique Herbert et à l'hôpital de Grenoble, dire si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux règles de l'art et données acquises de la science à l'époque des faits, et s'ils étaient pertinents, adaptés à l'état de M. H et aux symptômes qu'il présentait, et exécutés conformément aux règles de l'art ; donner notamment son avis sur la pertinence des diagnostics des équipes médicales du centre hospitalier et l'utilité des gestes opératoires pratiqués ;
6°) de manière générale, réunir tous les éléments devant permettre de déterminer si des manquements dans les actes médicaux, les actes de soins ou dans l'organisation des services ont été commis lors de la prise en charge de M. H ; le cas échéant, indiquer dans quelle mesure ces manquements ont concouru à la survenance du dommage ou ont fait perdre à M. H une chance d'éviter la survenue du dommage et, dans l'affirmative, déterminer l'ampleur de la chance perdue en distinguant le pourcentage imputable aux diverses causes établies ;
7°) donner son avis sur le point de savoir si l'état de M. H a été causé par un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale et indiquer si, compte tenu de la chronologie des événements, M. H a pu contracter cette affection iatrogène ou infection lors de son séjour à l'hôpital Y ou si elle a pour origine une cause extérieure et étrangère à l'activité de l'hôpital ; à cet effet, se faire remettre les compte rendus du CLIN, l'ensemble des protocoles d'hygiène applicables à l'acte litigieux, les résultats des enquêtes épidémiologiques effectuées, et, si nécessaire, les résultats des analyses environnementales ;
8°) le cas échéant préciser à quelle date ont été constatés les premiers signes d'infection ; préciser à quelle date a été porté le diagnostic et dire par quels moyens cliniques et para-cliniques le diagnostic a été porté, et si un retard au diagnostic a été constaté ; dire quels sont les types de germes identifiés ;
9°) déterminer la porte d'entrée de cette infection en précisant quel acte médical ou paramédical a été rapporté comme étant à l'origine de cette infection et par qui, et dans quel établissement, il a été pratiqué ;
10°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état initial de M. H, ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché aux praticiens, à la clinique Herbert ou au centre hospitalier de Grenoble ou avec un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;
11°) déterminer la date de consolidation de l'état physique de M. H, l'importance et la durée du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées, du préjudice esthétique temporaire, du déficit fonctionnel permanent, du préjudice esthétique permanent ou de tout autre préjudice extrapatrimonial dont celui-ci ferait état ; dire si l'état de M. H est susceptible de modification en aggravation ou en amélioration ; dans l'affirmative fournir toutes précisions utiles sur cette évolution ;
12°) à défaut de consolidation indiquer le délai dans lequel M. H devra être réexaminé en fonction de l'évolution prévisible de son état de santé et préciser, lorsque cela est possible, les dommages prévisibles pour l'évaluation d'une éventuelle provision ;
13°) préciser le montant des dépenses de santé et des frais divers supportés jusqu'à la date de consolidation et évaluer la nature et le montant des dépenses de santé futures, le cas échéant, indiquer quels seront les besoins d'adaptation du logement et du véhicule de M. H, dire dans quelle mesure elle aura besoin de l'assistance d'une tierce personne ;
14°) préciser la nature et évaluer l'importance de tout autre préjudice patrimonial ou extrapatrimonial dont la requérante ferait état ; donner toute précision utile permettant au tribunal d'apprécier une éventuelle incidence professionnelle du dommage ; et dire notamment s'il est dans l'impossibilité de se livrer à des activités spécifiques de sports, loisirs ;
15°) évaluer chacun de ces préjudices même en l'absence de lien de causalité, de manquement ou de faute ; pour chacun d'entre eux, distinguer la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
16°) distinguer dans les soins supportés par la caisse primaire d'assurance maladie ceux qui auraient incombé en tout état de cause à celle-ci en raison de l'état antérieur de M. H ou à toute autre cause, de ceux imputables aux interventions pratiquées le 6 septembre 2017 et le 6 octobre 2021 ;
17°) de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;
18°) tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.
Article 2 : Le Groupement de coopération sanitaire Clinique Herbert est mis hors de cause.
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expertise aura lieu en présence de M. H, de la Compagnie Saint Pol, du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, du professeur F, du docteur E, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) et la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme France transfert dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 7 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B H, à la Compagnie Saint Pol, au centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, au professeur C F, au docteur A E, à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des infections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) et au Groupement de coopération sanitaire clinique Herbert.
Fait à Grenoble, le 13 septembre 2023.
Le président,
J-P. WYSS
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026