vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2303996 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | MATHIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2023, M. A, représenté par Me Mathis, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre à l'office français de l'intégration et de l'immigration de le rétablir dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil à compter du mois du 21 février 2023 dans un délai de 48 heures à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la mesure sollicitée est urgente et utile car il se trouve actuellement dans une situation très précaire ;
- qu'il est en droit de de solliciter le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil, dès lors qu'hospitalisé, il n'a pas pu effectuer les démarches relatives à sa demande d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, l'office français de l'intégration et de l'immigration conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que le requérant a été rétabli dans ces droits le 15 juin 2023, soit antérieurement au dépôt de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
' le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
' la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
' le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
L'audience s'est tenue le 6 juillet 2023 en présence de M. Muller, greffier d'audience.
Au cours de l'audience, a été entendu le rapport de Mme B ainsi que les observations de Me Mathis pour le requérant, qui a fait valoir à l'audience que si des sommes avaient pu être versées, M. A ne peut en bénéficier, faute de carte ADA.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Des pièces complémentaires dont il a été fait état à l'audience ont été enregistrées pour le requérant le 6 juillet 2023 à 15h58.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Il résulte de ces dispositions que, saisi d'une demande d'injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 code de justice administrative, le juge des référés y fait droit dès lors que la demande remplit les conditions d'urgence et d'utilité, ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
3. M. A, demandeur d'asile, fait valoir que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ne lui est plus accordé depuis le 14 mai 2022. Il indique qu'il a été hospitalisé pour des soins psychiatriques entre le 3 mai 2022 et le 21 février 2023 et n'a pu effectuer les démarches nécessaires pour le suivi de sa demande d'asile. L'office français de l'intégration et de l'immigration fait cependant valoir que l'intéressé a été rétabli dans ses droits dès le 15 juin 2023, soit avant l'introduction de la requête. Dans ces conditions, la demande du requérant, dont on peut penser qu'elle a perdu son objet, se heurte à une contestation sérieuse et ne présente pas de caractère urgent. Il appartient toutefois à l'office français de l'intégration et de l'immigration d'attribuer à M. A une nouvelle carte ADA afin qu'il puisse de bénéficier effectivement des sommes versées.
4. Les conditions prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant pas réunies, il y a lieu de rejeter la requête dans l'ensemble de ses prétentions. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'admettre M. A à l'aide juridictionnelle provisoire
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Mathis et à l'office français de l'intégration et de l'immigration.
Fait à Grenoble, le 7 juillet 2023.
Le juge des référés,
D. B
Le greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026