LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2305577

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2305577

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2305577
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique 1
Avocat requérantMAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., qui sollicitait 6 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. La requérante, reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence, avait refusé trois propositions d’hébergement, notamment pour des motifs personnels (éloignement de Grenoble). Le tribunal a estimé qu’aucune faute de l’État n’était établie, ces refus étant injustifiés au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 août 2023, 6 novembre 2023 et le 19 août 2024, Mme B... C..., représentée par Me Zaiem, en qualité d’administrateur provisoire du cabinet de Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :


1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 6 000 euros avec intérêts au taux légal à compter de la demande préalable en réparation de son préjudice moral et des troubles subis dans ses conditions d’existence ;



2°) d’ordonner la capitalisation des intérêts ;



3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Elle soutient que :

- la carence fautive de la préfecture a causé de graves troubles dans ses conditions d’existence et un préjudice moral, préjudices évolutifs ;

- l’absence de proposition de logement l’a contraint à vivre dans des conditions précaires ;

- le refus de deux offres d’hébergement ne peut conduire à la déchoir du bénéfice de la décision de la commission de médiation dès lors qu’elle n’avait pas été informée des conséquences de ces refus et que les logements n’étaient pas adaptés à ses besoins.


Par un mémoire en défense enregistré le 10 juillet 2024, le préfet de l’Isère conclut au rejet de la requête.


Il soutient que l’Etat n’a pas commis de faute dès lors que la requérante a refusé deux propositions d’hébergement.


Mme C... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 4 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :

- le code de la construction et de l’habitation ;

- le code de l’action sociale et des familles ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de M. A... a été entendu au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Zanon, greffière d’audience, les parties n’étant ni présentes ni représentées.

La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Par décision de la commission de médiation de l’Isère du 4 juillet 2022, Mme C... a été reconnue comme prioritaire et devant être hébergée de manière urgente. Par ordonnance du 6 février 2023, le tribunal a enjoint à la préfète de l’Isère d’assurer l’hébergement de Mme C... avant le 31 mars 2023.

2. Il résulte de l’instruction que Mme C... s’est vu proposer le 5 mai 2023 un premier hébergement à la RHVS de Voreppe qu’elle a refusé car sa fille pratique du sport en compétition et elle ne veut pas quitter Grenoble. Elle a refusé un deuxième hébergement au motif qu’elle voulait une cuisine. Enfin, le 3 août 2023, elle a refusé pour la troisième fois un hébergement d’urgence à Vienne au motif à nouveau qu’elle ne voulait pas quitter Grenoble.

3. Dans ces conditions, aucune faute ne peut être regardée comme imputable et les conclusions indemnitaires de Mme C..., qui bénéficie au demeurant d’un logement à Fontaines depuis le 28 février 2024, doivent être rejetées.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C... doit être rejetée dans toutes ses conclusions.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C..., à Me Zaiem, en qualité d’administrateur provisoire du cabinet de Me Borges de Deus Correia et au ministre de la ville et du logement.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.


Le président,





J.P. A...
La greffière,




ZANON






La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions