LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2306230

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2306230

lundi 19 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2306230
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique 7

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur l'opposition formée par Mme C... contre une contrainte de Pôle emploi (devenu France Travail) lui réclamant 8 185,41 euros au titre d'un indu d'allocation de solidarité spécifique. L'opposition a été jugée tardive, car présentée seize jours après la notification de la contrainte, soit au-delà du délai de quinze jours prévu par l'article R. 5426-22 du code du travail. En revanche, le tribunal a examiné la demande de remise gracieuse de l'indu et, en raison de la situation financière difficile de la requérante, lui a accordé une remise partielle d'un tiers de la somme, soit 2 728,47 euros. Le surplus de la requête a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 septembre 2023, Mme E... C... forme opposition à la contrainte qui lui a été notifiée le 6 septembre 2023 par Pôle emploi pour avoir paiement d’une somme de 8 185,41 euros au titre de l’allocation de solidarité spéciale pour la période du 1er juin 2020 au 31 octobre 2021. Elle doit être également regardée comme demandant l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Elle soutient que :
- l’allocation pour adulte handicapé ne lui a été versée qu’à partir de mars 2022
alors qu’elle l’a obtenu en mai 2021 ;
- elle a perçu entretemps l’allocation de solidarité spécifique ;
- elle a demandé le 25 avril 2023 la remise gracieuse de l’indu mais sa demande a été implicitement rejetée.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2024, France travail Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- l’opposition à contrainte est tardive ;
- les conclusions de Mme C... sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par Mme C... ne sont pas fondés.

La clôture de l’instruction a été fixée au 3 avril 2025 à 12h00 par ordonnance du 3 février 2025.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions au cours de l’audience publique.

Le rapport de M. B... a été entendu au cours de l’audience publique, les parties n’étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Sur l’opposition à contrainte :

1. Aux termes de l’article R. 5426-22 du code du travail : « Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la notification ».

2. Mme C... doit être regardée comme formant opposition à la contrainte émise le 6 septembre 2023 par Pôle emploi pour avoir paiement d’une somme de 8 185,41 euros au titre de l’allocation de solidarité spéciale pour la période du 1er juin 2020 au 31 octobre 2021. La contrainte, qui comporte la mention des voies et délais de recours, a été signifiée à Mme C... par acte de commissaire de justice le 9 septembre 2025. Or, il ressort des pièces versées au dossier, et notamment du cachet de la Poste figurant sur l’enveloppe la contenant, que l’opposition à contrainte formée par Mme C... n’a été expédiée par la requérante que le 25 septembre 2023, soit seize jours après la notification de la contrainte. Il s’ensuit que l’opposition à contrainte formée par Mme C..., adressée au tribunal postérieurement l’expiration du délai de quinze jours mentionné à article R. 5426-22 du code du travail est tardive et ne peut qu’être rejetée.

Sur la demande de remise gracieuse :

3. Mme C... a produit copie de son courrier du 25 avril 2024 adressé à Pôle emploi Auvergne Rhône Alpes et demandant la remise gracieuse de l’indu et l’avis de réception par Pôle emploi le 2 mai 2023. Cette demande de remise a ainsi été implicitement rejetée le 2 septembre 2023 et Mme C... est recevable à contester ce rejet devant le juge.

4. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d’être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision. En particulier, lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu d’allocation de solidarité spécifique, il appartient au juge administratif de rechercher si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

6. Il résulte de l’instruction que Mme C... est dans une situation financière difficile du fait des problèmes de santé de son concubin et des sienne propres. Pour autant, elle n’apporte aucune précision sur ses ressources et ses charges alors que M. A... D... indique qu’il perçoit une pension et des indemnités journalières. Il sera fait une juste appréciation de sa situation en lui accordant une remise gracieuse du tiers de son indu, soit 2 728,47 euros.


D E C I D E :

Article 1er : Il est accordé à Mme C... remise gracieuse de son indu d’allocation de solidarité spéciale à hauteur de 2 728,47 euros.

Article 2 : Le surplus de la requête de Mme C... est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E... C... et à France travail Auvergne-Rhône-Alpes.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2026.



Le président,

J. P. B...
Le greffier,

P. MULLER




La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions