LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2306516

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2306516

mercredi 24 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2306516
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique 7

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la contribution à l'audiovisuel public pour l'année 2021. La requérante invoquait son déménagement et son incapacité financière, mais le tribunal a constaté qu'elle détenait un téléviseur au 1er janvier 2021, condition suffisante pour être redevable en application de l'article 1605 du code général des impôts. Sa demande subsidiaire de remise gracieuse a été jugée irrecevable faute de réclamation préalable auprès de l'administration. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 octobre 2023, Mme C... B... demande au tribunal de prononcer la décharge de cotisation de contribution audiovisuelle établie pour l’année 2021 pour un montant de 138 euros.

Elle soutient qu’elle a déménagé du logement pour lequel elle a été assujetti à cette contribution et qu’elle n’a pas les moyens de régler cette dette.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 mars 2024, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A..., première vice-présidente, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur la requête.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Mme A... a présenté son rapport au cours de l’audience publique, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Mme B... a été assujettie à la contribution audiovisuelle pour l’année 2021 pour un montant de 138 euros. Par courrier du 22 août 2023, elle a adressé une réclamation à l’administration afin de solliciter le dégrèvement de cette imposition. Par une décision du 1er septembre 2023, le directeur départemental des finances publiques de la Haute-Savoie a rejeté cette demande. Par la présente requête, Mme B... doit être regardée comme demandant la décharge de cette contribution et, subsidiairement, la remise gracieuse de cette dette.

Sur le bien-fondé de l’imposition :

Aux termes du II de l’article 1605 du code général des impôts dans sa version applicable au litige : « La contribution à l'audiovisuel public est due : (…) 2° Par toutes les personnes physiques (…) à la condition de détenir au 1er janvier de l'année au cours de laquelle la contribution à l'audiovisuel public est due un appareil récepteur de télévision ou un dispositif assimilé dans un local situé en France (…) ».

En l’espèce, nonobstant la circonstance que Mme B... ait déménagée, elle ne conteste pas qu’elle détenait un poste de télévision au 1er janvier 2021 ainsi qu’elle l’a déclaré au en 2020 et en 2022. Dans ces conditions, la demande de décharge de l’intéressée ne peut qu’être rejetée.

Sur le surplus des conclusions :

Il est constant que si la requérante entend solliciter, dans la présente instance, la remise gracieuse de la cotisation en matière de contribution audiovisuelle à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2021, aucune demande en ce sens n’a toutefois été adressée à l’administration ainsi que le prévoient les dispositions précitées de l’article R. 247-1 du livre des procédures fiscales. Ainsi, sa demande est irrecevable et ne peut, par suite, qu’être rejetée.

Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de Mme B... doit être rejetée dans toutes ses conclusions.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B... et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 décembre 2025.



Le magistrat désigné,

M. A...
Le greffier,

E. BEROT-GAY





La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions