LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2306539

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2306539

mardi 24 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2306539
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantBOUHALASSA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a partiellement fait droit à la requête de Mme A, puéricultrice, qui demandait le remboursement de frais médicaux et de déplacement liés à son congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 3 013,40 euros, le département de la Savoie ayant déjà remboursé les honoraires médicaux (2 090 euros) et une partie des frais kilométriques (923,40 euros) sur la base de l'arrêté du 3 juillet 2006. Le surplus de la demande, fondé sur le barème fiscal de l'article 83 du code général des impôts, a été rejeté, Mme A n'établissant pas que ses dépenses réelles étaient supérieures au remboursement effectué. Le département a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2023, Mme C épouse A, représentée par Me Bouhalassa, demande au tribunal :

1°) de condamner le département de la Savoie à lui verser la somme de 3 520,24 euros en remboursement des frais d'honoraires médicaux et de déplacement engagés dans le cadre de son congé pour invalidité temporaire imputable au service ;

2°) de mettre à la charge du département de la Savoie une somme de 2 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'ayant été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service par un arrêté du 17 décembre 2020, elle est droit d'obtenir le remboursement de ses frais de psychothérapie que le département a cessé de rembourser à compter du 5 aout 2022, et qui s'élèvent à la somme 2 090 euros.

Elle est également en droit de demander le remboursement des frais de déplacement induits par ces séances. Elle a parcouru 2 052 km, en retenant l'indice 0,697 applicable aux véhicules de 7cv et plus, sa créance s'élève à 1 430,24 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2025, le département de la Savoie, représenté par Me Verne conclut au non-lieu à statuer partiel, au rejet du surplus de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le département fait valoir qu'il a procédé au remboursement des honoraires médicaux à hauteur de 2 090 euros et au remboursement des frais de déplacements sur la base du barème fixé par l'arrêté du 3 juillet 2006, à hauteur de 923,40 euros.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code général de la fonction publique ;

- l'arrêté du 3 juillet 2006 fixant les taux des indemnités kilométriques prévues à l'article 10 du décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels de l'Etat ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fourcade,

- les conclusions de Mme Frapolli, rapporteure publique,

- et les observations de Me Auger, représentant le département de la Savoie.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, puéricultrice employée par le département de la Savoie, a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service par un arrêté du 17 décembre 2020. Par la présente requête, elle demande l'indemnisation des frais exposés à l'occasion de ses soins.

2. En premier lieu, le département de la Savoie a procédé au versement de la somme de 2 090 euros en remboursement des honoraires médicaux engagés par Mme A.

3. En second lieu, le département a procédé au remboursement des frais kilométriques de la requérante sur la base de l'arrêté du 3 juillet 2006 fixant le taux des indemnités kilométriques prévues à l'article 10 du décret n°2006-781 rendu applicable à la fonction publique territoriale par le décret n° 2001-654. Le taux applicable aux véhicules 8 cv et plus, tel que celui de la requérante, est de 0,45 euros par kilomètre parcouru. Mme A a donc été indemnisée à hauteur de 923,40 euros (2052 km x 0,45). Si Mme A fonde ses demandes sur le barème fiscal des indemnités kilométriques prévu par l'article 83 du code général des impôts pour l'évaluation des frais de déplacement réels des contribuables, elle n'établit pas que ses dépenses réelles de déplacement, pour se rendre en consultation, auraient été supérieures à celles qui lui ont été remboursées par l'administration.

4. Il résulte de ce qui précède, d'une part, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions indemnitaires de la requérante à hauteur 3 013,40 euros et, d'autre part, que le surplus des conclusions de la requête doit être rejeté.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du département de la Savoie une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu de condamner Mme A à verser au département de la Savoie une somme de 1 000 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions indemnitaires de la requête à hauteur de 3 013,40 euros.

Article 2 : Le département de la Savoie versera à Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article l. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse A et au département de la Savoie.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vial-Pailler, président,

Mme Fourcade, première conseillère,

Mme Pollet, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2025.

La rapporteure,

F. FOURCADE

Le président,

C. VIAL-PAILLERLe greffier,

G. MORAND

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions