mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2308099 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SENEGAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 décembre 2023, Grenoble-Alpes-Métropole, ayant pour avocat Me Sénégas, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, de désigner un expert ayant pour mission de dresser un état descriptif des immeubles avant l'engagement de travaux portant sur les réseaux humides et la voirie, dans le secteur 3 listé dans la pièce jointe n°1 en annexe de la requête et comportant les immeubles situés à Vizille du 4 au 40 rue de la Résistance, du 33 au 264 rue Général de Gaulle et du 2 au 52 place de Stalingrad.
Grenoble-Alpes-Métropole expose que ces constats seront utiles dans la perspective d'éventuels contentieux qui pourraient être engagés par les propriétaires des immeubles concernés à la suite de la réalisation de ces travaux publics.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix. Avis en est donné immédiatement aux défendeurs éventuels. Par dérogation aux dispositions des articles R. 832-2 et R. 832-3, le délai pour former tierce opposition est de quinze jours. "
2. La demande d'expertise présentée par Grenoble-Alpes-Métropole est susceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du tribunal administratif. La mesure sollicitée est utile pour permettre, le cas échéant, aux parties concernées de faire valoir leurs droits, sans préjuger de l'existence et de l'étendue de ceux-ci. Dès lors, il y a lieu de faire droit à cette demande et de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er de la présente ordonnance
O R D O N N E :
Article 1er : Mme E D, domiciliée 198 avenue Victor Hugo à Vizille (38220) est désignée en qualité d'expert. Il aura pour mission de se rendre sur place et de procéder à un état descriptif des immeubles concernés, avant l'engagement des travaux portant sur les réseaux humides et la voirie, dans le secteur 3 listé dans la pièce jointe n°1 en annexe de la requête et comportant les immeubles situés à Vizille du 4 au 40 rue de la Résistance, du 33 au 264 rue Général de Gaulle et du 2 au 52 place de Stalingrad et ce en présence des intervenants à l'acte de construire.
Article 2 : Les opérations de l'expertise auront lieu contradictoirement en présence des parties suivantes : Grenoble-Alpes-Métropole, Mme F, M. C, Mme G, M. A, la Sci Franck et Brigitte, la société anonyme d'économie mixte logement du pays de Vizille, la commune de Vizille, la société Artélia ville et territoires, la société Urbanis, la société Sogea Rhône-Alpes, la société Converso travaux publics, ainsi que les syndicats de copropriétaires des immeubles situés à Vizille du 4 au 40 rue de la Résistance, du 33 au 264 rue Général de Gaulle et du 2 au 52 place de Stalingrad
Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 4 : En application de l'article R. 621-9 du code de justice administrative, l'expert déposera son rapport au greffe du Tribunal en deux exemplaires pour le 31 mai 2024. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification peut s'opérer sous forme électronique.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à toutes les parties et à l'expert.
Fait à Grenoble, le 19 décembre 2023.
Le juge des référés,
S. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026