LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2405817

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2405817

mercredi 22 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2405817
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 31 juillet 2024 et le 27 septembre 2024, la SNC Hôtel Alpina et la SA Genefim, représentées par Me Zerna, demandent au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de se prononcer, notamment, sur les causes et les conséquences des infiltrations d'eau affectant le tunnel d'accès à la discothèque située dans le sous-sol de l'hôtel au niveau de la rue des moulins à Chamonix. Elles demandent également que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la commune de Chamonix-Mont-Blanc au titre des frais de procès.

Elles soutiennent que cette expertise sera utile dans le cadre de l'éventuelle procédure en responsabilité qu'elles pourraient être amenées à engager à l'encontre de la commune de Chamonix-Mont-Blanc.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 septembre 2024, le syndicat des copropriétaires de la copropriété immeuble Alpina, représenté par son syndic la société Foncia France, et assisté par la SCP d'avocats Briffod-Puthod-Chappaz, ne s'oppose pas à la tenue d'une expertise, sous les protestations et réserves d'usage.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 septembre 2024, la SAS Distribution Casino France, représentée par Me Benarousse, conclut au rejet de la requête en ce qui la concerne et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes au titre des frais de procès.

Elle soutient que sa présence à l'expertise n'est pas utile dès lors que sa responsabilité n'est pas susceptible d'être engagée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, la commune de Chamonix-Mont-Blanc, représentée par Me Fiat, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des sociétés requérantes au titre des frais de procès.

Elle soutient que l'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité, en raison, notamment, de l'absence de tout élément laissant présumer de sa responsabilité, à quelque titre que ce soit.

Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, la société AXA France Iard, représentée par Me Ligas-Raymond, conclut, à titre principal, au rejet de la requête en ce qui la concerne et, à titre subsidiaire, demande qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves.

Elle soutient qu'elle n'est plus l'assureur de la société Hôtel Alpina depuis le 1er janvier 2014.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".

2. Il résulte de l'instruction que le tunnel d'accès à la discothèque située dans le sous-sol de l'hôtel Alpina à Chamonix, depuis l'entrée du tunnel au niveau de la rue des moulins, est affecté d'infiltrations d'eau. Ce tunnel étant situé sous une voirie publique appartenant à la commune de Chamonix-Mont-Blanc, il apparait utile d'ordonner l'expertise sollicitée, qui sera complémentaire de la mesure ordonnée par le tribunal judiciaire de Bonneville. Il convient donc de faire droit à la demande d'expertise, dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.

3. En l'état de l'instruction, la présence aux opérations d'expertise de la commune de Chamonix-Mont-Blanc et de la SAS Distribution Casino France apparait utile, leur responsabilité ne pouvant être exclue à ce stade. En outre, les sociétés requérantes produisent un avenant du 21 juin 2021 dont il ressort que la société AXA France Iard est l'assureur de la société Hôtel Alpina. En l'état de l'instruction, la présence de cette compagnie aux opérations d'expertise apparait donc utile, sans préjuger de la mise en œuvre de ses garanties.

4. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de déclarations, de réserves ou d'intentions.

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties relatives aux frais de procès.

ORDONNE

Article 1er : M. C B, demeurant 301 route de la Vuarnerie à Saint-Jean-d'Aulps, est désigné comme expert avec pour mission de :

1°- se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ; rechercher et préciser les éventuels liens contractuels unissant les parties ;

2°- décrire les désordres affectant le tunnel d'accès à la discothèque située dans le sous-sol de l'hôtel Alpina à Chamonix, depuis l'entrée du tunnel au niveau de la rue des moulins, et en indiquer la nature et l'étendue ; pour chacun d'eux, déterminer si possible la date de la première apparition ;

3°- donner son avis sur la ou les causes de ces désordres ;

4°- dire si ces désordres empêchent l'usage de ce tunnel par le public et, si oui, depuis quelle date ; dire si un autre accès à la discothèque par le public est possible ;

5°- donner son avis sur la ou les mesures permettant de remédier à ces désordres et en évaluer la durée et le coût ;

6°- donner son avis sur les préjudices subis par la SNC Hôtel Alpina et la SA Genefim du fait de ces désordres ;

7°- de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;

8° - tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.

L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expertise aura lieu en présence des représentants des sociétés Hôtel Alpina, Genefim, BJR, Foncia Mont Blanc, AXA France Iard, Distribution Casino France, Koartz et de la commune de Chamonix-Mont-Blanc.

Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges dans le délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 6 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés Hôtel Alpina, Genefim, BJR, Foncia Mont Blanc, AXA France Iard, Distribution Casino France, Koartz, ainsi qu'à la commune de Chamonix-Mont-Blanc et à l'expert.

Fait à Grenoble, le 22 janvier 2025.

Le juge des référés,

Stéphane A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions