jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2406380 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 23 août 2024 et le 18 septembre 2024, M. C, représenté par Me Guilland, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de se prononcer sur les préjudices qu'il a subis à la suite du décès de son épouse alors qu'elle était prise en charge par le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, le 26 décembre 2020. Il demande, en outre, que le CHU et l'ONIAM soient condamnés in solidum à lui verser la somme de 1 500 euros au titre des frais de procès.
Il soutient que cette expertise sera utile dans le cadre de l'action en responsabilité qu'il est susceptible d'engager à l'encontre du CHU.
Par un mémoire enregistré le 27 août 2024, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme indique n'avoir pas de créance à faire valoir dans ce dossier.
Par un mémoire enregistré le 9 septembre 2024, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), représenté par Me Fitoussi, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'expert désigné par le Tribunal a déjà examiné les préjudices subis par M. C et que la demande de ce dernier correspond à une demande de contre-expertise, sur laquelle il appartiendra au juge du fond de se prononcer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2024, le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, représenté par Me Ligas-Raymond, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'expert désigné par le Tribunal a déjà examiné les préjudices subis par M. C et que la demande de ce dernier correspond à une demande de contre-expertise, sur laquelle il appartiendra au juge du fond de se prononcer.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en qualité de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R.532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toutes mesures utiles d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
2. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés du tribunal administratif d'ordonner sur le fondement des dispositions précitées doit être appréciée, bien qu'il ne soit pas saisi du principal, dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle se rattache.
3. Dans l'hypothèse où une telle expertise a déjà été ordonnée et que le juge des référés se trouve ainsi saisi d'une nouvelle demande portant sur le même objet, cette recherche porte sur l'utilité qu'il y aurait à compléter ou à étendre les missions faisant objet de la première expertise. Si la nouvelle demande a, en réalité, pour objet de contester la manière dont l'expert a rempli sa mission ou les conclusions de son rapport, elle relève du tribunal administratif saisi du fond du litige, à qui il reste possible d'ordonner, s'il l'estime nécessaire, toute mesure d'instruction.
4. Il résulte de l'instruction que, par une ordonnance n°2107392 du 24 janvier 2022, le juge des référés du présent tribunal a désigné un expert aux fins d'évaluer, notamment, les préjudices subis par M. C du fait du décès de son épouse. L'expert a rendu son rapport le 3 avril 2024 et a donné son avis sur ce point.
5. Si M. C souhaite contester les conclusions de l'expert, il lui appartient de demander au juge du fond, qu'il a saisi sous le numéro 2406449, d'ordonner une nouvelle mesure d'instruction, s'il le juge utile.
6. Compte tenu de ce qui précède, la requête de M. C doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme, au centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux.
Fait à Grenoble, le 17 octobre 2024.
Le juge des référés,
S. B
La République mande et ordonne au ministre chargé de la santé en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
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01/06/2026