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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2406960

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2406960

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2406960
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantBORGES DE DEUS CORREIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice subi du fait des décisions implicites de refus de délivrance d'un titre de séjour et d'attestations de prolongation d'instruction ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1.

2. Il résulte des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande préalable formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent présentée à un tribunal administratif est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif, le fait que l'intervention d'une décision en cours d'instance puisse régulariser cette requête présentée au tribunal administratif n'étant pas de nature à faire obstacle à ce qu'elle puisse être rejetée comme irrecevable lorsque le tribunal administratif se prononce avant la naissance d'une telle décision.

3. La demande indemnitaire préalable des requérants n'a été déposée que le 13 septembre 2024. Le délai de deux mois nécessaire à la formation d'une décision implicite de rejet n'étant pas écoulé, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions.

4. Compte tenu du caractère irrecevable de la requête de M. A, il n'y a pas lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er :M. A n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 :La requête de M. A est rejetée.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Borges de Deus Correia.

Fait à Grenoble le 3 octobre 2024.

La présidente de la 5ième chambre,

A. BEDELET

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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