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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2408635

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408635

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408635
TypeDécision
PublicationD
Formation4ème Chambre
Avocat requérantALBERTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 novembre 2024 et le 3 février 2025, Mme A C, représentée par Me Albertin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet de la Drôme a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros hors taxes à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faute de consultation préalable de la commission du titre de séjour ;

- il est entaché de vices de procédure faute d'avis régulièrement émis par un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination doivent être annulées par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2025, le préfet de la Drôme conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'il a retiré l'arrêté en litige.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Pfauwadel, président, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 16 janvier 2025, postérieur à l'introduction de la requête, le préfet de la Drôme a retiré l'arrêté attaqué du 3 octobre 2024 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an et fixant le pays de destination. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, les conclusions aux fins d'annulation de cet arrêté sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C aux fins d'annulation.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Albertin et au préfet de la Drôme.

Délibéré après l'audience du 17 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Pfauwadel, président,

Mme Permingeat, première conseillère,

M. Derollepot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

Le président rapporteur,

T. Pfauwadel

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

F. Permingeat

Le greffier,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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