Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409458

jeudi 6 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409458
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la délivrance d’un permis de conduire probatoire après la suspension de son permis pour six mois. Le juge a considéré qu’il n’appartient pas au juge administratif de modifier une décision administrative ou d’en déroger. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2024, M. A demande au tribunal de lui délivrer un permis de conduire probatoire suite à la décision de la préfète de l'Isère du 6 novembre 2024 prononçant la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ()

2. Il n'appartient pas au juge administratif, comme le demande le requérant, de déroger à une décision administrative ou de modifier lui-même la durée d'une suspension de permis de conduire. Les conclusions présentées par M. A sont donc manifestement irrecevables et doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Grenoble, le 6 mars 2025.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.