Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2410315

mercredi 2 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2410315
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères depuis 2019 pour un bien situé aux Carroz d'Arâches. Le requérant invoquait l'incompréhension du rehaussement de sa base d'imposition, lié selon lui à l'ajout d'un chauffage électrique d'appoint. La magistrate désignée a estimé que les moyens soulevés étaient inopérants, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 décembre 2024, M. A C demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2022 à raison d'une habitation sise 1624 route de Flaine à Les Carroz d'Arâches (Haute-Savoie) et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle il a été assujetti depuis l'année 2019.

Il soutient que :

- il ne comprend pas le motif du rehaussement de la base d'imposition de son habitation ;

- en quoi l'adjonction d'un chauffage électrique d'appoint dans un chalet équipé d'une cheminée, qui selon le conciliateur fiscal a motivé le rehaussement, peut-elle justifier une telle hausse '

- il y a lieu, conformément aux dispositions des articles R.*190-1 et R.*196-2 du livre des procédures fiscales de corriger la base de calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties ;

- sa première réclamation datée du 4 octobre 2024 a été rejetée, et la seconde n'a pas encore donné lieu à une réponse de l'administration fiscale ;

- il est de bonne foi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur la requête en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () ".

2. M. C ne développe à l'appui de sa contestation aucun moyen opérant. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Grenoble, le 2 avril 2025.

La magistrate désignée,

E. B

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.