Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500228

vendredi 7 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500228
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait le réexamen de sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de réétudier une telle demande et que le seul moyen soulevé par la requérante était inopérant. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue le 7 mars 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 janvier 2025, Mme B A sollicite du tribunal que soit réétudiée sa demande d'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () "

2. Par une décision du 2 décembre 2024, la préfète de l'Isère a rejeté la demande de Mme A tendant à l'acquisition de la nationalité française. D'une part, il n'appartient pas au juge administratif de réétudier cette demande. D'autre part, l'unique moyen soulevé par Mme A contre la décision du 2 décembre 2024 est inopérant. Par suite, sa requête peut être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 7 mars 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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