Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500441

mardi 8 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500441
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantSELARL DEHAN SCHINAZI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 avril 2025, a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le rejet implicite de son recours contre des décisions de retrait de points, mais n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces justifiant du dépôt de sa réclamation préalable auprès du ministre de l'intérieur. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué ou de la preuve de la réclamation sous peine d'irrecevabilité non régularisée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 janvier 2025, M. A B, représenté par Me Dehan, demande au tribunal d'annuler une décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur aurait rejeté son recours dirigé contre plusieurs décisions de retrait de points.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () " et aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui a été adressée à son conseil le 17 janvier 2025 via l'application " Télérecours " et lue le 21 janvier suivant, M. B, qui se borne à produire son relevé d'information intégral, n'a pas produit, à l'expiration du délai imparti les preuves de dépôt et de réception par l'administration de sa demande. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 8 avril 2025.

Le président,

J.P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.