Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500932

vendredi 4 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500932
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait une intervention auprès de la préfecture de l'Isère pour débloquer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne tendait à l'annulation d'aucune décision, ne comportait ni conclusions ni moyens, et il n'appartient pas à la juridiction administrative d'assister un administré dans ses démarches. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2025, M. A demande au tribunal de l'aider à intervenir auprès de la préfecture de l'Isère pour débloquer sa demande de renouvellement de titre de séjour de 10 ans déposée il y a 16 mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête présentée par M. A ne tend à l'annulation d'aucune décision, ne comporte l'énoncé d'aucune conclusion ni l'exposé d'aucun moyen. Par ailleurs, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'intervenir pour aider un administré dans ses démarches administratives. Ainsi, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A.

Fait à Grenoble, le 4 avril 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.