Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500946

jeudi 3 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500946
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantBOUTHORS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, introduite par Me Bouthors, contre un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024. Le tribunal a constaté que Mme A avait déjà saisi la juridiction par l'intermédiaire d'un autre avocat, Me Albertin, et avait expressément indiqué ne pas avoir mandaté Me Bouthors. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans demande de régularisation, faute de mandat pour représenter la requérante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2025, Me Clélia Bouthors, agissant au nom de Mme B A, demande au tribunal :

1°) d'accorder à Mme A l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2024 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer à Mme A un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Drôme de délivrer à Mme A un titre de séjour et de réexaminer sa situation ;

4°) de mettre la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à lui verser.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Si, en principe, les avocats ont qualité pour représenter leurs clients devant les juridictions administratives sans avoir à justifier du mandat qu'ils sont réputés avoir reçu de ces derniers dès lors qu'ils déclarent agir pour leur compte, il résulte de l'instruction que Mme A a introduit devant le tribunal le 21 janvier 2025, par l'intermédiaire de Me Albertin, une requête enregistrée sous le n° 2500673 tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 21 novembre 2024 contesté dans la présente instance. Dans cette requête, Mme A a produit une lettre à l'attention du tribunal l'informant qu'elle avait confié sa défense exclusivement à Me Albertin et qu'elle n'avait jamais sollicité Me Bouthors. Par suite, Me Bouthors, à qui cette lettre a été communiquée et qui n'a pas présenté d'observations, ne dispose d'aucun mandat pour représenter Mme A. Ainsi, la requête qu'elle a introduite devant le tribunal est manifestement irrecevable et doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Me Clélia Bouthors et à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 3 avril 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au préfet de la Drôme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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