LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2501215

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501215

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501215
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET PIERSON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par Mme B sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait une mesure d’expertise pour établir les conséquences de sa chute survenue sur une aire de jeux publique de la commune de Fontaine, qu’elle attribuait à un défaut d’entretien normal du domaine public. Le juge a estimé que la procédure en responsabilité envisagée apparaissait manifestement mal fondée, le creux à l’origine de la chute étant apparent et sa profondeur non établie, rendant l’expertise inutile. Les conclusions de la commune au titre des frais de procès ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 février 2025, Mme A B, représentée par Me Gayet, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative de désigner un expert chargé de se prononcer sur les conséquences de l'accident dont elle a été victime le 15 février 2024 alors qu'elle se trouvait sur une aire de jeux publique appartenant à la commune de Fontaine. Elle demande, en outre, que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la commune de Fontaine au titre des frais de procès.

Elle soutient que le trou qui a provoqué sa chute était d'une longueur de plus de 25 centimètres, ce qui relève d'un défaut d'entretien normal du domaine public. L'expertise sollicitée est donc utile dans le cadre de la procédure en responsabilité qu'elle est susceptible d'engager à l'encontre de la commune de Fontaine pour obtenir la réparation de ses préjudices.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2025, la commune de Fontaine, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre des frais de procès.

Elle soutient que l'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité dès lors que la matérialité d'un défaut d'entretien normal de l'aire de jeux n'est pas établie.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par décision du 12 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".

2. Il résulte de l'instruction que Mme B a été victime le 15 février 2024 d'une chute alors qu'elle se trouvait sur une aire de jeux pour enfants appartenant à la commune de Fontaine. Elle soutient que sa chute est due à la présence d'un creux dans le revêtement situé au pied des jeux. Il est constant que la longueur de ce creux est supérieure à 25 centimètres. Toutefois, sa profondeur ne résulte pas de l'instruction et Mme B n'allègue pas qu'elle serait supérieure à 5 centimètres, alors que ce point était explicitement contesté par la commune de Fontaine dans son mémoire en défense. En outre, il résulte des photos produites par Mme B que ce défaut du revêtement était parfaitement apparent et visible pour tout usager de l'aire de jeu normalement attentif. Dans ces conditions, en l'état de l'instruction, l'existence de ce creux ne révèle pas un défaut d'entretien normal de cette aire de jeux. Dès lors, et toujours en l'état de l'instruction, une éventuelle procédure en responsabilité engagée par Mme B apparait manifestement mal fondée et la mesure d'expertise sollicitée n'est, par suite, pas utile. Il s'ensuit que la requête de Mme B doit être rejetée. Il convient de préciser qu'en raison du caractère provisoire de la présente ordonnance de référé, celle-ci ne fait pas obstacle à ce que le juge du fond éventuellement saisi par Mme B ordonne, s'il l'estime utile, une telle expertise.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Fontaine au titre des frais de procès.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Fontaine au titre des frais de procès sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Fontaine.

Fait à Grenoble, le 14 mai 2025.

Le juge des référés,

Stéphane C

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions